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Rosettes d'Echeveria agavoides aux feuilles épaisses et pointues, teintées de rouge sur les bords, poussant en extérieur parmi l'écorce et la litière de feuilles
Photo: cultivar413 (CC BY 2.0)
7 min de lecture

Echeveria agavoides

Famille · Crassulaceae

L'Echeveria agavoides rougit sous forte lumière, veut un arrosage trempage-séchage et un substrat drainant : elle se multiplie par bouture de feuille.

Facile Plein soleil en extérieur, lumière vive filtrée en intérieur Trempage-séchage, réduire nettement en hiver Non toxique pour les chats, les chiens et les chevaux (ASPCA)

Echeveria agavoides

Fiche technique

  • ArrosagePeuArrosez tous les 14 jours
  • Exposition lumineusePlein soleil

Croissance

Famille
Crassulaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
3/10
Taille adulte
10–50 cm
Diamètre du houppier
10–50 cm
Multiplication
  • Semis
  • Bouturage
  • Rejets

FloraisonFleurs en forme de lanterne, rouges à pointe jaune, sur des racèmes jusqu'à 40 cm (RHS)

Dormancela croissance ralentit fortement en hiver, avec un arrosage bien réduit

Temps de maturation5 à 10 ans pour atteindre sa taille adulte (RHS)

Sol et climat

Tolérance à la sécheresse
Oui

Types de solterre franche ou sable, bien drainé, substrat drainant pour cactées et plantes grasses

Lumière & Emplacement

Origine
Nord-est et sud-ouest du Mexique
Où l'installer
  • rebord de fenêtre lumineux à lumière filtrée
  • plein soleil, position abritée
  • pot peu profond avec trou de drainage

Sécurité

Toxicité
  • ChatsSans danger
  • ChiensSans danger
  • ChevauxSans danger

Données :GBIFPlants of the World Online (Kew)RHSASPCANC State Extension

Où elle pousse

Répartition mondiale

Echeveria agavoides est native d'un seul pays : Mexique.GBIF recense 342 identifications documentées dans 6 pays, avec les plus fortes concentrations en Mexique, États-Unis et Belgique.

Mexique · 251États-Unis · 22Belgique · 4Bolivie · 2Italie · 1
Identifications342Pays natifs1
  • Mexique

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Si l'Echeveria agavoides porte les surnoms anglais « molded-wax » et « Lipstick Echeveria », c'est à cause de sa rosette, qui ressemble davantage à un petit agave qu'à une Echeveria classique aux feuilles molles : des feuilles épaisses, triangulaires, qui se terminent en pointe ferme plutôt qu'en bout arrondi. Sous une lumière intense et des nuits fraîches, le bord de chaque feuille prend une teinte rouge ou lie-de-vin translucide, un trait qui définit des cultivars comme 'Ebony', 'Romeo' ou 'Lipstick' ; à l'ombre et au chaud, en revanche, la plante reste d'un vert uni. C'est une des Echeveria les plus faciles à installer sur un rebord de fenêtre : ses feuilles épaisses encaissent un oubli d'arrosage de temps en temps, mais elle pourrit rapidement dans un substrat qui reste humide. Le drainage compte donc bien plus que la fertilisation ou des soins méticuleux.

Son habitat d'origine, au Mexique

Plants of the World Online (Kew) situe l'aire d'origine de l'Echeveria agavoides au nord-est et au sud-ouest du Mexique, où elle pousse entre les rochers et le maquis sec plutôt que sur un sol travaillé. Ce climat natal, soleil intense, drainage rapide sur des pentes rocailleuses, saison sèche bien marquée, résume à lui seul ce que la plante attend en pot : beaucoup de lumière, un substrat qui ne stagne jamais détrempé, et une période de repos où la croissance comme l'arrosage ralentissent ensemble.

'Ebony', 'Romeo', 'Lipstick' : quelle variété choisir

L'espèce type a des feuilles vert pâle bordées de rouge, mais l'essentiel de ce qui se vend sous ce nom est une forme sélectionnée pour accentuer cette bande rouge. 'Lipstick' conserve un corps vert avec un liseré rouge vif sur chaque feuille ; 'Romeo', et sa variante plus foncée 'Red Taurus', prennent une teinte lie-de-vin plus profonde sur presque toute la surface de la feuille sous forte lumière ; 'Ebony' va le plus loin, avec des extrémités qui virent presque au noir alors que la base reste verte. L'entretien ne change pas d'une variété à l'autre : le choix se fait donc sur la couleur, la lumière se chargeant du reste.

Lumière : d'où vient ce fameux bord rouge

Le RHS recommande le plein soleil en position abritée pour cette espèce en extérieur, et conseille plutôt une lumière vive et filtrée qu'une vitre en plein soleil de midi pour les plantes cultivées à l'intérieur. Le pigment rouge sur le bord des feuilles est une réaction de stress déclenchée par une lumière intense combinée à des nuits fraîches, le même mécanisme qui colore beaucoup d'autres plantes grasses. Une rosette qui passe d'une serre de pépinière à un coin sombre de la maison perd donc peu à peu son liseré rouge et redevient verte en quelques semaines. Après un long séjour en intérieur, réintroduisez le plein soleil progressivement, sur une ou deux semaines : des feuilles ramollies par le manque de lumière peuvent brûler si elles sont replacées trop brutalement en plein soleil de midi.

La méthode trempage-séchage pour l'arrosage

Arrosez copieusement jusqu'à ce que l'eau ressorte par les trous de drainage, puis laissez le substrat sécher complètement avant d'arroser de nouveau, en vérifiant avec un doigt enfoncé sur 2 à 5 cm plutôt qu'en suivant un calendrier fixe. Le RHS recommande un arrosage modéré pendant la période de croissance et une réduction nette en hiver ; les services de vulgarisation universitaires rappellent que les Echeveria n'ont besoin que de très peu d'eau, compte tenu de leur origine désertique et de leur grande tolérance à la sécheresse. Une rosette dont les feuilles du bas se resserrent, fermes et compactes, a simplement soif ; une rosette aux feuilles molles, translucides ou jaunies à la base a généralement reçu trop d'eau, pas trop peu.

Le geste en vidéo Doigt dans le terreau, deux phalanges

Substrat et rempotage

Optez pour un substrat à base de terre franche ou de sable qui draine vite : un terreau spécial cactées et plantes grasses du commerce fait l'affaire, ou un terreau classique coupé à parts à peu près égales avec du sable grossier, de la pouzzolane ou de la perlite. Les services de vulgarisation sont catégoriques sur ce point : un sol très bien drainé fait toute la différence entre une Echeveria en bonne santé et une plante qui pourrit à la base. Privilégiez un pot peu profond, en terre cuite plutôt qu'en céramique émaillée si possible, avec un vrai trou d'évacuation : une rosette aussi compacte n'a presque jamais besoin de la profondeur racinaire d'un grand pot de pépinière, et l'excès de terre autour des racines ne fait que retenir l'eau plus longtemps qu'il ne le faudrait.

Éviter l'étiolement quand la lumière manque

Quand la lumière manque, l'Echeveria agavoides s'étiole : la rosette s'ouvre, les feuilles s'écartent le long d'une tige qui s'allonge visiblement, et les nouvelles feuilles poussent pâles et fines au lieu d'être compactes et colorées. Contrairement à une simple perte de couleur, ce phénomène ne se corrige pas en replaçant la plante au soleil : la portion de tige étirée le reste définitivement. La solution consiste à étêter la rosette en coupant la tige juste en dessous de la tête, à laisser la coupe cicatriser quelques jours, puis à rempoter la tête dans un substrat drainant frais, à la bonne profondeur. Le moignon sans feuilles qui reste en place produit souvent de nouveaux rejets sur ses flancs une fois qu'il retrouve une vraie lumière.

Multiplier par bouture de feuille ou par rejets

Cette espèce s'enracine facilement à partir d'une simple feuille : détachez une feuille basse et saine d'un geste net, de façon à ce que la base parte entière, laissez-la sécher et cicatriser deux à trois jours à l'abri du soleil direct, puis posez-la sur un substrat drainant sans l'enfouir. Une minuscule rosette et des racines apparaissent à la base au fil des semaines suivantes, en puisant dans les réserves de la feuille jusqu'à ce que celle-ci se flétrisse et qu'on puisse rempoter le nouveau plant seul. Les rejets qui naissent naturellement autour de la base d'une rosette adulte se détachent tout aussi simplement, d'une coupe nette, une fois qu'ils ont leurs propres racines. Ces deux méthodes, comme le bouturage de tige, réussissent plus vite au printemps ou en début d'été qu'en pleine dormance hivernale.

Cochenilles, repos hivernal et erreurs classiques

Les cochenilles farineuses sont le ravageur numéro un à surveiller : elles se logent dans les aisselles serrées des feuilles, près du cœur, et parmi les feuilles mortes tombées au pied de la rosette. Nettoyer régulièrement les débris à la surface du sol leur enlève une de leurs cachettes favorites. Un coton-tige imbibé d'alcool isopropylique appliqué directement sur les amas blancs et cireux les élimine au contact ; une infestation sérieuse peut demander plusieurs passages, espacés d'une semaine. Le RHS classe l'espèce H2 : elle tolère la fraîcheur mais pas le vrai gel, il faut donc rentrer les pots à l'abri avant la première gelée et les garder plutôt secs en intérieur pendant l'hiver, un sol froid et humide tuant les racines plus vite que le froid de l'air seul. Deux erreurs expliquent la majorité des pertes : arroser selon un calendrier fixe pendant une phase fraîche ou de dormance, ce qui fait pourrir le cœur, et laisser l'eau stagner dans la coupe formée par les feuilles centrales après l'arrosage, ce qui peut marquer ou pourrir les nouvelles pousses. Côté sécurité, l'ASPCA classe cette espèce, sous son ancien synonyme Urbinia agavoides, comme non toxique pour les chats, les chiens et les chevaux.

Le geste en vidéo Coton-tige sur la cochenille
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L'Echeveria agavoides prend sa couleur rouge la plus intense au bord des feuilles sous forte lumière et par nuits fraîches. Touchez pour révéler
Le bord rouge est une réponse au stress causée par une lumière intense et des températures fraîches ; l'ombre ou une lumière intérieure chaude le fait redevenir vert uni.
La règle du trempage-séchage consiste à arroser peu mais souvent pour garder le substrat toujours légèrement humide. Touchez pour révéler
C'est l'inverse : arroser abondamment, puis laisser le substrat sécher complètement avant d'arroser à nouveau.
Une seule feuille saine, détachée proprement de la tige, peut donner naissance à une nouvelle plante. Touchez pour révéler
La multiplication par feuille fonctionne bien chez cette espèce : laissez la feuille cicatriser, puis posez-la sur un substrat drainant jusqu'à ce qu'une minuscule rosette se forme.
Une rosette étiolée et étirée se resserre d'elle-même une fois replacée en pleine lumière. Touchez pour révéler
L'étiolement n'est pas réversible ; la tige étirée le reste, aussi préfère-t-on généralement couper la tête pour la rempoter.
L'ASPCA classe cette espèce comme non toxique pour les chats, les chiens et les chevaux. Touchez pour révéler
La fiche de l'ASPCA, répertoriée sous l'ancien synonyme Urbinia agavoides, la classe non toxique pour ces trois animaux.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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