Rose trémière
Alcea rosea
Famille · Malvaceae
La rose trémière grimpe jusqu'à 2,5 m en plein soleil. Semis bisannuel, sol drainé, tuteurage par vent fort, rouille à surveiller, sans danger selon l'ASPCA.
Alcea rosea
Fiche technique
- ArrosageModéréArrosez tous les 7 jours
- Exposition lumineusePlein soleil
- Zone de rusticitéUSDA 2–10
Croissance
- Famille
- Malvaceae
- Cycle
- Bisannuelle
- Vitesse de croissance
- 7/10
- Taille adulte
- 150–250 cm
- Diamètre du houppier
- 50–100 cm
- Floraison
- Été, de juin à août
- Multiplication
- Semis
Dormancela rosette hiverne, l'épi floral dépérit après la floraison
Temps de maturationfleurit dès sa deuxième année à partir du semis
Sol et climat
- Types de sol
- craie, terreau, sable
- Tolérance à la sécheresse
- Non
Lumière & Emplacement
- Origine
- Origine horticole ; POWO indique une aire native de type cultigène, issue de Turquie
- Où l'installer
- bordure ensoleillée de jardin de curé
- adossée à un mur ou une clôture exposé sud ou ouest
Sécurité
- Toxicité
- ChatsSans danger
- ChiensSans danger
- ChevauxSans danger
Espèce envahissantese ressème librement et peut se naturaliser en colonie persistante sur plusieurs saisons
Données :Alcea rosea L., GBIF Backbone TaxonomyRHSMissouri Botanical GardenASPCAExtension de l'Université du Wisconsin-M
Où elle pousse
Répartition mondiale
Rose trémière est native d'un seul pays : Turquie.GBIF recense 54 242 identifications documentées dans 113 pays, avec les plus fortes concentrations en Royaume-Uni, France et Pays-Bas.
- Turquie
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Ce que vous cultivez : la rose trémière de jardin de curé
La rose trémière commune, Alcea rosea, appartient à la grande famille des malvacées et se distingue par son épi floral rigide : la RHS lui donne 1,5 à 2,5 m, le Missouri Botanical Garden un peu moins, environ 1,5 à 2,4 m en sol riche et bien drainé. Le long de la tige, des fleurs en entonnoir s'ouvrent l'une après l'autre de juin à août, jusqu'à 10 cm de diamètre, en blanc, rose, rouge, violet ou jaune. Les feuilles, en cœur et découpées en trois, cinq ou sept lobes, rétrécissent à mesure qu'on monte vers le sommet de l'épi. Selon Plants of the World Online, l'aire native correspond en réalité à un cultigène venu de Turquie : des siècles de sélection ont effacé toute trace de la forme sauvage d'origine, et le Missouri Botanical Garden se contente d'ailleurs de la qualifier d'origine horticole. Une rose trémière surgie sans y avoir été invitée contre un mur ou une clôture n'est donc presque jamais un hasard, elle vient très probablement de graines tombées d'un pied cultivé à proximité l'année précédente.
Semer les graines et le cycle bisannuel
Cette plante se comporte en bisannuelle. Un semis réalisé en août ou septembre germe d'abord en une rosette de feuilles basse, qui passe l'hiver ainsi, avant d'envoyer son épi floral et de fleurir l'été suivant, de juin à août selon le Missouri Botanical Garden. La Clemson Cooperative Extension conseille de semer les graines dès qu'elles sont mûres après la récolte, ou bien d'installer de jeunes plants juste après la dernière gelée pour obtenir une floraison l'année d'après. Chaque pied vit peu de temps et ne fleurit en général qu'une seule fois avant de disparaître, mais la rose trémière se ressème si volontiers qu'une plantation bien installée finit par se comporter comme une colonie vivace, présente pendant des années même si les individus qui la composent se renouvellent sans cesse. La RHS parle de deux à cinq ans pour atteindre la pleine maturité de l'espèce, une fourchette large qui couvre aussi bien une touffe de jardin à floraison rapide qu'un peuplement plus lent, formé peu à peu par des semis spontanés dispersés.
Emplacement, soleil et sol
Le plein soleil est indispensable ; la RHS recommande une exposition sud ou ouest, au vent ou abritée. Côté sol, la plante tolère la craie, le terreau ou le sable, en pH acide, neutre ou alcalin, à une condition que partagent aussi bien la RHS que le Missouri Botanical Garden : un bon drainage. Ce dernier précise même que la rose trémière ne supporte pas un sol détrempé en hiver. Un massif d'argile lourde saturé d'eau toute la saison froide est la façon la plus sûre de perdre la rosette avant même qu'elle fleurisse ; là où le drainage laisse à désirer, surélevez le massif ou mélangez du gravillon à la terre avant de planter. Le Missouri Botanical Garden signale par ailleurs que la plante supporte un peu d'ombre légère, même si elle fleurit le mieux en plein soleil.
Arrosage et fertilisation
Le Missouri Botanical Garden situe les besoins en eau de la rose trémière dans la moyenne : maintenez le sol frais pendant la saison de croissance, sans jamais le laisser détrempé, surtout l'hiver quand la rosette est au repos. Pour la RHS, un sol modérément fertile suffit ; dans la plupart des jardins, cela revient simplement à apporter du compost au moment de la plantation plutôt qu'à suivre un vrai programme d'engrais. Ni l'une ni l'autre de ces deux sources ne présente la rose trémière comme une plante gourmande.
Tuteurer les hauts épis dans les sites exposés
Le Missouri Botanical Garden décrit des épis floraux rigides, capables en général de se tenir seuls, mais lui comme la RHS reconnaissent qu'un tuteurage devient utile dans les endroits exposés au vent. Plantez un tuteur en bambou derrière l'épi et attachez la tige sans la serrer, en deux ou trois points au fur et à mesure de sa croissance : cela évite qu'un épi déséquilibré par son propre poids ne casse pendant un orage d'été. Cultiver la rose trémière contre un mur ou une clôture, un usage que met en avant le Missouri Botanical Garden, procure aussi un abri contre le vent tout en offrant un arrière-plan qui souligne sa hauteur.
Rouille de la rose trémière : identification et lutte
La rouille reste le problème le plus typique de la rose trémière. Le Missouri Botanical Garden l'attribue au champignon Puccinia malvacearum, que l'Extension de l'Université du Wisconsin-Madison désigne aujourd'hui sous son nom actuel, Leptopuccinia malvacearum. Les feuilles montrent d'abord, sur leur face supérieure, des taches orange à jaunes d'environ 3 à 6 mm, avec des pustules brunes qui se forment en dessous ; en cas d'attaque sévère, les feuilles se trouent et se flétrissent, mais les fleurs, elles, sont généralement épargnées selon le Missouri Botanical Garden. Le champignon voyage par les spores portées par le vent, par les plants déjà contaminés, par les éclaboussures de pluie et l'eau d'arrosage, et il passe l'hiver dans les débris végétaux : de quoi réinfecter la même plante l'année suivante sans avoir besoin d'un autre hôte, précise l'Extension de l'Université du Wisconsin-Madison.
Rien ne vaut la prévention. Arrosez au pied, avec un système goutte-à-goutte plutôt qu'à l'aspersion, espacez suffisamment les plants pour que l'air circule, enlevez les feuilles infectées dès qu'elles apparaissent, et coupez les tiges fanées au ras du sol en évacuant tous les débris une fois la floraison terminée, au lieu de laisser les vieilles pousses en place pour l'hiver. Ne récoltez jamais de graines sur une plante malade. Quand un traitement chimique devient nécessaire, l'Extension de l'Université du Wisconsin-Madison mentionne le chlorothalonil, le mancozèbe, le myclobutanil, le tébuconazole et le triticonazole comme substances actives efficaces, à alterner entre au moins deux modes d'action différents pour ne pas favoriser de résistances. La RHS ajoute qu'en cultivant la rose trémière comme une annuelle ou une bisannuelle plutôt qu'en la laissant en place plusieurs années, on limite encore l'accumulation de rouille au même endroit.
Autres ravageurs, entretien de fin de saison et sécurité pour les animaux
En dehors de la rouille, le Missouri Botanical Garden signale les tétranyques et le scarabée japonais comme problèmes occasionnels, tandis que la RHS ajoute les vers gris, les limaces, les pucerons, les punaises capsides et les altises sur les jeunes pousses. Une fois qu'un épi a fini sa floraison, la RHS recommande de couper le feuillage mort ou d'arracher toute la plante fanée pour la jeter, surtout là où la rouille était présente, afin de réduire les débris qui permettent au champignon de passer l'hiver. Pour les jardins avec des animaux, l'ASPCA classe la rose trémière comme non toxique pour les chiens, les chats et les chevaux : c'est l'une des rares grandes plantes de jardin de curé qui ne demande aucune précaution particulière face à des compagnons curieux.
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La rose trémière est généralement cultivée comme une bisannuelle, fleurissant dès sa deuxième année à partir du semis. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Arroser le feuillage de la rose trémière par aspersion le soir est le meilleur moyen de prévenir la rouille. Touchez pour révéler ✕ Faux
L'ASPCA classe la rose trémière comme toxique pour les chats, les chiens et les chevaux. Touchez pour révéler ✕ Faux
Un épi floral de rose trémière peut dépasser 2 mètres au cours d'une seule saison de floraison. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Couper les tiges de rose trémière au ras du sol et évacuer les débris après la floraison aide à limiter la rouille l'année suivante. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Sources
Références consultées pour ce guide
- Alcea rosea L., GBIF Backbone Taxonomygbif.org
- RHS : Alcea rosea (hollyhock)rhs.org.uk
- Missouri Botanical Garden : Alcea rosea Plant Findermissouribotanicalgarden.org
- ASPCA : Toxic and Non-Toxic Plants, Hollyhockaspca.org
- Extension de l'Université du Wisconsin-Madison : Hollyhock Rusthort.extension.wisc.edu
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org
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