Achillée millefeuille
Achillea millefolium
Famille · Asteraceae
Plein soleil, sol pauvre et bien drainé, peu d'eau une fois enracinée : voilà ce que réclame l'achillée millefeuille. Emplacement, taille, division, toxicité.
Achillea millefolium
Fiche technique
- ArrosagePeuArrosez tous les 12 jours
- Exposition lumineusePlein soleil
- Zone de rusticitéUSDA 3–9
Croissance
- Famille
- Asteraceae
- Cycle
- Vivace
- Vitesse de croissance
- 7/10
- Taille adulte
- 50–100 cm
- Diamètre du houppier
- 10–50 cm
- Floraison
- Été, de juin à août
- Multiplication
- Semis
- Division
Dormancedisparaît en surface pour former une rosette basale durant les hivers froids
Temps de maturation2 à 5 ans
Sol et climat
- Types de sol
- craie, argile, limon, sable
- Tolérance à la sécheresse
- Oui
Lumière & Emplacement
- Où l'installer
- bordure ensoleillée
- jardin de gravier
- plantation en prairie
- massif pour pollinisateurs
- grand contenant avec un mélange bien drainant et caillouteux
OrigineGroenland, Eurasie subarctique et tempérée, aujourd'hui naturalisée dans le monde entier
Sécurité
- Toxicité
- ChatsToxique
- ChiensToxique
- ChevauxToxique
Espèce envahissantese propage par rhizomes et peut devenir envahissante dans un sol riche et humide
Données :RHSAchillea millefolium, taxonomie de référASPCAMissouri Botanical Garden
Où elle pousse
Répartition mondiale
Achillée millefeuille est native de 45 pays : Afghanistan, Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Bhoutan, Biélorussie et Bulgarie….GBIF recense 1 828 769 identifications documentées dans 118 pays, avec les plus fortes concentrations en Royaume-Uni, France et Pays-Bas.
- Afghanistan
- Albanie
- Allemagne
- Autriche
- Belgique
- Bhoutan
- Biélorussie
- Bulgarie
- Croatie
- Danemark
- Espagne
- Estonie
Voir les 33 autres paysAfficher moins de pays
- Finlande
- France
- Géorgie
- Grèce
- Groenland
- Hongrie
- Îles Féroé
- Inde
- Irak
- Iran
- Irlande
- Islande
- Italie
- Kazakhstan
- Kirghizstan
- Liban
- Mongolie
- Norvège
- Ouzbékistan
- Pakistan
- Pays-Bas
- Pologne
- Portugal
- Roumanie
- Royaume-Uni
- Russie
- Suède
- Suisse
- Tadjikistan
- Tchéquie
- Turkménistan
- Turquie
- Ukraine
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Origine, port et ce que vous cultivez
Originaire d'Europe et d'Asie occidentale, cette vivace à rhizomes, l'achillée millefeuille (Achillea millefolium), pousse aujourd'hui spontanément dans une grande partie des régions tempérées, y compris une bonne moitié de l'Amérique du Nord. Peu importe qu'on l'ait héritée dans une pelouse ou achetée sous forme de cultivar en pot : sous ces deux apparences se cache la même plante robuste et parfumée, aux feuilles plumeuses, presque fougères, gris-vert, collées au sol en hiver avant de lancer, dès le début de l'été, des tiges florales fines et raides de 50 cm à 1 m. Blanche à l'état sauvage, elle se décline en rose, jaune, saumon ou rouge profond chez les cultivars, sans jamais changer d'allure générale. Un test rapide permet de la reconnaître à coup sûr : froissée entre les doigts, une feuille dégage une odeur âcre, presque médicinale, bien différente de celle d'une ombellifère qui lui ressemblerait.
Ensoleillement et choix de l'emplacement
Sans au moins six heures de lumière directe par jour, difficile pour l'achillée de garder des tiges dressées et de bien fleurir. À mi-ombre, le feuillage pousse toujours dru, mais les tiges florales s'étirent, s'amincissent et finissent par s'affaisser quelques semaines après l'ouverture des fleurs, un défaut qu'on attribue souvent, à tort, à un sol trop riche plutôt qu'au vrai coupable : le manque de lumière. La circulation d'air autour de la base compte presque autant que le soleil lui-même : contre un mur plein ou coincée entre des arbustes serrés, l'humidité stagne dans le feuillage, et c'est précisément là que l'oïdium démarre. Bordures dégagées, jardins de gravier, abords d'une prairie fleurie : voilà ses terrains de jeu.
Sol et plantation
Sol pauvre et maigre plutôt que massif fertile, voilà son terrain naturel : elle pousse sans aucune aide sur les bas-côtés de route et les pelouses calcaires. Craie, argile, limon, sable, acide, neutre ou alcalin, presque rien ne la dérange, à une condition près : un drainage vif, car l'humidité stagnante de l'hiver pourrit les rhizomes bien plus sûrement que le gel. En argile lourde, surélevez légèrement la plantation ou mélangez du gravillon grossier sur les 20 premiers centimètres avant de planter. Comptez 30 à 45 cm entre chaque pied, ils se rejoindront dès la première saison. N'apportez ni compost ni engrais à la plantation : en sol riche, l'achillée produit des tiges molles et couchées qui réclament un tuteur, alors qu'en sol pauvre, elle reste compacte et se tient toute seule.
Arrosage et tolérance à la sécheresse
Les trois ou quatre premières semaines, arrosez les jeunes plants tous les deux ou trois jours, le temps que les racines prennent, puis espacez progressivement. Bien installée, une achillée devient franchement résistante à la sécheresse : un arrosage tous les 10 à 14 jours suffit en été sec, moins encore sous un climat frais ou humide. Ce qui tue le plus souvent une touffe adulte, ce n'est pas le manque d'eau mais l'excès : arroser selon un calendrier fixe pendant un printemps pluvieux fait pourrir la base de la souche. Un simple doigt dans le sol avant d'arroser suffit à vérifier : si les 5 premiers centimètres restent humides, patientez encore.
Fleurs fanées, taille et remontée en fleurs
Coupez les fleurs fanées dès qu'elles brunissent : la plante garde ainsi une belle allure et refleurit, plus modestement, jusqu'à la fin de l'été. Une fois la floraison principale achevée, généralement vers août sous climat tempéré, rabattez toute la touffe à 5-8 cm du sol. Ce simple geste remplit deux fonctions : il élimine les tiges ligneuses chargées de graines qui s'écroulent sur les voisines sous les pluies d'automne, et il relance un feuillage basal frais, bien mieux armé pour passer l'hiver qu'une plante restée debout. Faute de cette taille pendant plusieurs années, le centre de la touffe se dégarnit, ne laissant que des tiges florales éparpillées en périphérie d'un tapis de plus en plus clairsemé.
Multiplication par division et par semis
Pour multiplier l'achillée sans trahir un cultivar nommé, rien ne vaut la division : semés, les hybrides reviennent souvent vers l'espèce blanche d'origine. Soulevez une touffe au début du printemps ou en automne, séparez-la (ou coupez-la) en sections portant chacune plusieurs pousses et un fragment de rhizome, puis replantez aussitôt à la même profondeur. Divisez tous les deux ou trois ans, même sans besoin de nouveaux plants : la touffe en ressort plus vigoureuse, et le dégarnissement central décrit plus haut s'en trouve retardé. L'espèce type se ressème aussi facilement à partir de graines semées en surface au printemps, la graine ayant besoin de lumière pour germer, donc jamais enterrée.
Contenir son expansion
Ce qui rend l'achillée si facile en prairie devient vite gênant dans une bordure mixte : les rhizomes gagnent du terrain chaque saison, et une seule touffe livrée à elle-même étouffe en deux ou trois ans ses voisines à enracinement superficiel. Dans un massif, enfoncez une barrière (pot sans fond, bande de bordure) sur 15 à 20 cm de profondeur avant la plantation, ou acceptez de la soulever et de la diviser chaque année pour garder le contrôle. Dans une plantation naturaliste ou pensée pour la faune, en revanche, cette même vigueur devient un atout : les ombelles plates de l'achillée attirent syrphes, coccinelles et autres auxiliaires, et une colonie qui s'étend se lit alors comme une force plutôt qu'un problème.
Ravageurs, maladies et toxicité pour les animaux
Les ravageurs laissent l'achillée globalement tranquille. Quelques pucerons s'installent parfois sur les tiges florales, sans exiger plus qu'un bon jet d'eau. Le vrai risque, c'est l'oïdium, ce feutrage gris-blanc qui apparaît sur les feuilles quand l'entassement, l'ombre ou l'air stagnant s'en mêlent : mieux vaut éclaircir la touffe et améliorer la ventilation que sortir le fongicide. Plus sérieuse, la pourriture des racines et de la souche en sol détrempé s'avère généralement fatale à la portion de touffe atteinte.
Chiens, chats, chevaux : l'ASPCA classe l'achillée comme toxique pour ces trois espèces, en cause des glycoalcaloïdes, des monoterpènes et des lactones sesquiterpéniques, avec pour signes d'ingestion des vomissements, de la diarrhée, des coliques, une salivation excessive, une perte d'appétit, une dermatite et de l'abattement. Une feuille grignotée en passant par un chat ou un chien ne prête guère à conséquence, mais un massif régulièrement brouté, ou un pâturage à chevaux envahi par la plante, mérite une clôture, ou tout simplement d'en être débarrassé.
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L'achillée a besoin de plein soleil pour éviter que ses tiges florales ne s'affaissent. Touchez pour révéler ✓ Vrai
L'achillée donne le meilleur d'elle-même dans un sol riche et fortement fertilisé. Touchez pour révéler ✕ Faux
Une achillée installée a besoin d'être arrosée tous les jours en été. Touchez pour révéler ✕ Faux
Diviser une touffe tous les deux à trois ans la maintient vigoureuse. Touchez pour révéler ✓ Vrai
L'achillée est sans danger si les chats et les chiens la mangent. Touchez pour révéler ✕ Faux
Sources
Références consultées pour ce guide
- RHS : Achillea millefolium (achillée millefeuille)rhs.org.uk
- Achillea millefolium, taxonomie de référence GBIFgbif.org
- ASPCA : toxicité de l'achillée pour les animaux de compagnie et les chevauxaspca.org
- Missouri Botanical Garden : fiche Achillea millefolium (Plant Finder)missouribotanicalgarden.org
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org
Historique des révisions
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