Aglaonema
Aglaonema commutatum
Famille · Araceae
L'Aglaonema tolère très bien la faible lumière, s'arrose dès que les 2 à 5 premiers cm de terreau sont secs, et ne doit jamais descendre sous 13°C.
Aglaonema commutatum
Fiche technique
- ArrosageModéréArrosez tous les 8 jours
- Exposition lumineuseOmbre partielle
- Température idéale13–27 °C
Croissance
- Famille
- Araceae
- Cycle
- Vivace
- Taille adulte
- 30–90 cm
- Diamètre du houppier
- 30–90 cm
- Multiplication
- Division
- Bouturage
- Marcottage
- Semis
FloraisonFleurit rarement en intérieur ; un petit spadice blanc crème dans une spathe vert pâle apparaît en fin d'été ou début d'automne, parfois suivi de baies rouges (Missouri Botanical Garden)
DormanceLa croissance ralentit en faible lumière et quand les températures approchent le plancher de 13°C ; arroser et fertiliser moins en hiver (Clemson HGIC)
Sol et climat
- Types de sol
- Terreau sans terre du commerce, Humus supplémentaire
- Tolérance à la sécheresse
- Non
Lumière & Emplacement
- Origine
- Philippines, centre de Luçon, pour la variété type (POWO)
- Où l'installer
- Coin ou couloir en faible lumière pour les cultivars entièrement verts (Clemson HGIC)
- Emplacement lumineux et indirect près d'une fenêtre orientée est ou nord pour les cultivars panachés (Clemson HGIC)
- Contenant à trous de drainage rempli d'un terreau sans terre enrichi en humus (Clemson HGIC)
Sécurité
- Toxicité
- ChatsToxique
- ChiensToxique
- ChevauxToxique
Données :Aglaonema commutatum Schott, taxonomie dAglaonema commutatum var. commutatum, PlChinese Evergreen, ASPCA Animal Poison CAglaonema commutatum, Missouri BotanicalChinese Evergreen (Aglaonema)
Où elle pousse
Répartition mondiale
Aglaonema est native de 2 pays : Indonésie et Philippines.GBIF recense 851 identifications documentées dans 55 pays, avec les plus fortes concentrations en Philippines, États-Unis et Brésil.
- Indonésie
- Philippines
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Derrière presque toutes les plantes d'intérieur luisantes et marbrées d'argent vendues sous la simple étiquette « Aglaonema » se cache la même espèce, Aglaonema commutatum. Le GBIF valide ce nom, Aglaonema commutatum Schott, au sein de la famille des aracées, aux côtés des philodendrons et des spathiphyllums. POWO localise l'origine de la variété type aux Philippines, plus précisément au centre de l'île de Luçon, où elle pousse en sous-bois, sur un sol forestier à l'ombre. Cet habitat d'origine explique presque tout ce qui compte pour sa survie en appartement : le manque de lumière ne la dérange absolument pas, contrairement à l'eau stagnante et aux courants d'air froid. Le Missouri Botanical Garden la décrit comme une version réduite du dieffenbachia, avec des feuilles épaisses, elliptiques à lancéolées, vert foncé, longues de 10 à 20 cm et marquées de taches gris argenté, portées par des tiges qui atteignent environ 50 cm.
Lumière : le motif du feuillage guide le choix de l'emplacement
Le Home & Garden Information Center de l'université Clemson distingue nettement les cultivars entre eux. Les formes entièrement vertes se satisfont d'une lumière faible, tandis que les variétés panachées réclament une luminosité faible à modérée pour conserver un motif net et un port compact. Une seule règle vaut pour tous les cultivars sans exception : le soleil direct décolore et brûle le feuillage en l'espace d'une saison. Un coin situé à quelques mètres d'une fenêtre, ou une pièce éclairée principalement par des tubes fluorescents, convient très bien à une forme entièrement verte. Si un cultivar panaché vire au vert uni et s'étire sur le côté, c'est un besoin de lumière plus généreuse, mais toujours indirecte, qu'il exprime, pas un besoin d'eau supplémentaire.
Arrosage : la règle des deux à cinq premiers centimètres
Les recommandations de Clemson tiennent en une méthode simple plutôt qu'en un calendrier saisonnier : maintenez le terreau humide, mais laissez sécher les 2 à 5 premiers centimètres avant chaque nouvel arrosage, puis arrosez généreusement à l'eau tiède, jusqu'à ce qu'elle ressorte par le trou de drainage. Les deux excès inverses causent des dégâts. Le Missouri Botanical Garden signale une pourriture qui s'installe rapidement si le substrat reste trop mouillé, tandis que Clemson considère la sécheresse comme un risque tout aussi sérieux : l'Aglaonema se remet mal d'un substrat resté longtemps totalement sec. Un pot sans trou de drainage transforme d'ailleurs facilement le premier excès en le second, d'où l'intérêt de vérifier la présence de ces trous avant l'achat du contenant, plutôt qu'après avoir constaté une feuille jaunie.
Température et humidité : pourquoi 13°C constitue le seuil critique
Clemson recommande une fourchette idéale de 20 à 27°C, avec un plancher strict fixé à 13°C : en dessous, la croissance ralentit et le feuillage commence à souffrir. Mieux vaut donc éviter tout emplacement proche d'une fenêtre à simple vitrage, d'une porte donnant sur l'extérieur ou d'une bouche de climatisation dès que le froid s'installe. L'humidité ambiante, en revanche, tolère bien plus d'écart : Clemson juge acceptable un taux faible à modéré, le niveau modéré restant simplement préférable à l'air très sec d'une pièce chauffée en hiver. Cette souplesse explique en partie pourquoi cette plante reste depuis des décennies un classique des bureaux et des halls d'accueil, là où une espèce plus délicate déclinerait en une seule saison.
Terreau et engrais : la modération prime sur la quantité
Clemson conseille un terreau sans terre du commerce, additionné d'un supplément d'humus, dans un pot percé de trous de drainage plutôt que dans un cache-pot décoratif fermé. Même prudence côté engrais : Clemson met en garde contre un excès qui provoque des brûlures en bordure de feuille, une marque définitive une fois apparue. Fertilisez donc avec modération, uniquement lorsque la plante produit activement de nouvelles pousses, et évitez tout apport sur un sujet fraîchement rempoté ou installé en faible lumière, où la croissance reste de toute façon minime.
Multiplier la plante, et sa floraison occasionnelle
La division reste la méthode la plus accessible sur une plante ayant déjà formé plusieurs tiges. Clemson mentionne aussi le bouturage de tige, le bouturage de tête, le marcottage aérien, voire le semis comme techniques de multiplication tout à fait valables. Les tiges nues et dégarnies d'un vieux sujet devenu dégingandé méritent d'ailleurs d'être récupérées et bouturées séparément plutôt que jetées. Quant à la floraison, elle demeure exceptionnelle en intérieur ; quand elle survient, le Missouri Botanical Garden décrit un petit spadice blanc crème enveloppé d'une spathe vert pâle, apparaissant en fin d'été ou début d'automne, parfois suivi de grappes de baies rouges.
Ravageurs, pourriture racinaire et erreurs classiques
Le Missouri Botanical Garden et Clemson dressent une liste de problèmes assez proche : cochenilles farineuses, pucerons, cochenilles à bouclier et acariens, qui s'attaquent aux jeunes pousses et au revers des feuilles, ainsi qu'une pourriture racinaire dès que le pot reste humide dans un substrat mal drainé. Clemson ajoute l'oïdium comme risque en cas de forte humidité, tout en précisant que les maladies posent rarement problème sur une plante cultivée en intérieur. Le Missouri Botanical Garden pointe aussi une cause de feuilles brunes facile à manquer : la combinaison d'un air sec et d'un emplacement exposé aux courants d'air, qui imite à la fois le manque d'eau et le dégât dû au froid sans être vraiment l'un ou l'autre.
Toxicité : hors de portée des chats et des chiens
La fiche de référence de l'ASPCA intitulée « Chinese Evergreen » classe la plante comme toxique pour les chiens, les chats et les chevaux, les oxalates de calcium insolubles étant en cause, avec pour conséquences une irritation buccale, une salivation excessive et des vomissements si un animal mâche une feuille. Cette fiche de l'ASPCA est répertoriée sous le nom botanique Aglaonema modestum plutôt qu'Aglaonema commutatum, une particularité qui s'explique par le fait que le nom commercial « Chinese Evergreen » recouvre plusieurs espèces du même genre. La fiche de Clemson reprend le même avertissement pour l'Aglaonema en général, et cite séparément l'Aglaonema modestum, nommément, comme toxique pour les animaux. Les cristaux d'oxalate de calcium responsables de cette réaction se retrouvent dans la sève de toute la famille des aracées, et pas d'une seule espèce isolée. La prudence la plus raisonnable vaut donc aussi pour l'Aglaonema commutatum : gardez-le hors de portée des animaux, et lavez-vous les mains après une taille, la sève pouvant également irriter la peau.
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Les cultivars panachés d'Aglaonema commutatum tolèrent l'ombre profonde aussi bien que les formes entièrement vertes. Touchez pour révéler ✕ Faux
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Cette plante tolère des températures jusqu'à 4°C sans dommage. Touchez pour révéler ✕ Faux
L'ASPCA classe l'Aglaonema comme toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Un excès d'engrais peut brûler le bord des feuilles de cette plante. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Sources
Références consultées pour ce guide
- Aglaonema commutatum Schott, taxonomie de référence GBIFgbif.org
- Aglaonema commutatum var. commutatum, Plants of the World Online (Kew)powo.science.kew.org
- Chinese Evergreen, ASPCA Animal Poison Controlaspca.org
- Aglaonema commutatum, Missouri Botanical Garden Plant Findermissouribotanicalgarden.org
- Chinese Evergreen (Aglaonema) : entretien, culture et guide de croissance, Clemson HGIChgic.clemson.edu
- Fiche d'entité : Wikidatawikidata.org
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