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Gros plan sur une feuille de Goeppertia makoyana (Calathea makoyana) montrant des taches vert foncé en forme de plume sur un fond vert clair, avec une seconde feuille panachée visible en arrière-plan.
Photo: Tournasol7 (CC BY 4.0)
7 min de lecture

Calathéa paon

Goeppertia makoyana

Famille · Marantaceae

Toujours vendu comme Calathea makoyana, reclassé Goeppertia makoyana : eau filtrée, humidité stable et lumière indirecte pour éviter les bords bruns.

Modéré Vive et indirecte, sans soleil direct Maintenir uniformément humide avec de l'eau filtrée ou de pluie Non toxique pour les chats, chiens et chevaux (ASPCA, en tant que Calathea spp.)

Goeppertia makoyana

Fiche technique

  • ArrosageÉlevéArrosez tous les 6 jours
  • Exposition lumineuseOmbre partielle
  • Température idéale15–21 °C
  • Humidité55–75 %

Croissance

Famille
Marantaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
3/10
Taille adulte
10–50 cm
Diamètre du houppier
10–50 cm
Floraison
Fleurit rarement en intérieur ; petits épis violets et blancs possibles
Multiplication
  • Division

DormanceRalentit en hiver

Temps de maturationAtteint sa taille adulte en 5 à 10 ans

Sol et climat

Sol salin
Non toléré
Tolérance à la sécheresse
Non

Types de solTerreau sans tourbe, retenant l'humidité, Terreau universel allégé de gravillons ou de perlite

Lumière & Emplacement

Origine
Espirito Santo, est du Brésil
Où l'installer
  • Fenêtre nord ou est, à l'abri du soleil direct
  • Salle de bains lumineuse ou autre pièce humide
  • Serre ou véranda ombragée, à l'abri du gel
  • Pot de pépinière en plastique pour retenir l'humidité
  • Terre cuite seulement si arrosée plus souvent

Sécurité

Toxicité
  • ChatsSans danger
  • ChiensSans danger
  • ChevauxSans danger

Données :Goeppertia makoyana (E.Morren) Borchs. &Goeppertia makoyana, peacock plant, RHS Calathea makoyana, Missouri Botanical GaCalathea, Toxic and Non-Toxic Plants, AS

Où elle pousse

Répartition mondiale

Calathéa paon est native d'un seul pays : Brésil.GBIF recense 91 identifications documentées dans 16 pays, avec les plus fortes concentrations en Brésil, États-Unis et Chine.

Brésil · 19États-Unis · 8Chine · 2Colombie · 2Nouvelle-Zélande · 2Thaïlande · 2Belgique · 1Indonésie · 1Mexique · 1Suède · 1Salvador · 1
Identifications91Pays natifs1
  • Brésil

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Si votre plante porte encore l'étiquette Calathea makoyana, ce n'est pas une erreur : c'est le nom que la majorité des pépiniéristes et jardineries continuent d'utiliser, alors même que les botanistes ont basculé tout le genre vers Goeppertia dès 2012. À l'état sauvage, elle pousse au sol de la forêt tropicale d'Espirito Santo, à l'est du Brésil, où ses larges feuilles au motif plumeux captent la maigre lumière qui traverse la canopée. On l'appelle calathéa paon pour les taches sombres qui rayonnent depuis la nervure centrale comme des plumes de queue, ou fenêtres de cathédrale pour ces mêmes zones de vert clair et de vert foncé qui alternent. En intérieur, elle reste compacte et dépasse rarement la hauteur du genou. Ses besoins rejoignent ceux de la plupart des Marantacées, lumière filtrée, humidité stable, eau douce, mais son revers de feuille caractéristique, sa taille modeste et ses floraisons occasionnelles la distinguent de cousines plus imposantes comme le Calathea orbifolia.

Du Calathea au Goeppertia, un simple changement de tiroir

En 2012, les botanistes ont éclaté l'ancien genre Calathea, devenu trop hétéroclite, après que des analyses ADN eurent démontré qu'il ne formait pas un groupe naturel homogène ; environ la moitié de ses espèces, dont celle-ci, ont alors rejoint le genre Goeppertia, ressuscité pour l'occasion. Cette recombinaison a paru dans Systematic Botany en 2012, mais les habitudes du commerce évoluent bien plus lentement que la classification scientifique : catalogues de graines, étiquettes et la plupart des forums de jardinage continuent de vendre la plante sous Calathea makoyana. Les deux noms renvoient à la même espèce, référencée par le GBIF comme native d'Espirito Santo, dans la forêt atlantique brésilienne. Ses deux noms communs décrivent d'ailleurs la même feuille sous deux angles : calathéa paon pour la ressemblance avec une roue déployée, fenêtres de cathédrale pour l'effet de transparence entre les taches sombres et les zones claires.

Un motif de feuille qui se replie chaque soir

Chaque feuille ovale arbore une rangée de taches vert foncé en forme de plume, qui s'écartent d'une nervure centrale pâle vers un fond vert crème, disposées avec une telle précision qu'aucune feuille adulte ne ressemble jamais tout à fait à une autre. Retournez-la et le motif se répète en négatif : le revers vire au pourpre bordeaux profond plutôt qu'au vert, un détail qui permet de reconnaître l'espèce au premier regard face à des cousines au revers vert comme le Calathea orbifolia. Comme toute la famille des Marantacées, surnommée plante qui prie, ses feuilles se redressent et se replient à la tombée du jour grâce à une petite articulation, le pulvinus, à la base de chaque pétiole, avant de s'étaler de nouveau à plat en milieu de matinée. Ce mouvement quotidien, la nyctinastie, reste un comportement tout à fait normal, pas un signe d'alerte ; c'est surtout l'arrêt de ce mouvement nocturne qu'il faut surveiller en premier.

Le geste en vidéo Retournez la feuille, regardez dessous

De la lumière, jamais de soleil direct

Sous sa canopée d'origine, la lumière arrive déjà filtrée ; en intérieur, elle a donc besoin d'une clarté vive et indirecte, jamais d'un rebord de fenêtre en plein soleil. La RHS recommande pour cette espèce une exposition à mi-ombre et note qu'elle tolère même une lumière assez faible, alors que plusieurs heures de soleil direct délavent le contraste entre les zones claires et sombres du feuillage et peuvent brûler ce tissu très fin. Un emplacement à un ou deux mètres d'une fenêtre orientée nord ou est convient pendant la saison de croissance ; dans une pièce sombre, ou pendant les mois moins lumineux de l'hiver, rapprochez simplement le pot de la vitre plutôt que de chercher un endroit plus ensoleillé.

Arroser sans jamais utiliser d'eau du robinet

Maintenez le terreau uniformément humide du printemps à l'été, puis laissez la surface sécher un peu entre deux arrosages une fois la croissance ralentie en automne et en hiver. Comme chez ses proches parentes, ce n'est pas la fréquence des arrosages qui détermine l'état des feuilles, mais la nature de l'eau : le chlore, le fluor et les minéraux dissous dans une eau du robinet classique s'accumulent dans le tissu foliaire et provoquent des marges brunes et mortes qui ne reverdiront jamais. L'eau de pluie, l'eau filtrée, ou simplement l'eau du robinet laissée reposer 24 heures pour évacuer le chlore, limitent nettement ces dégâts. Arrosez toujours à température ambiante : un jet d'eau froide directement au robinet choque des racines habituées à une forêt sans froid hivernal.

Chaleur stable et air humide

L'humidité ambiante pèse autant que la méthode d'arrosage. Le Missouri Botanical Garden est clair sur ce point : cette espèce ne s'épanouit pas dans un air sec, où les feuilles s'enroulent vers l'intérieur et les pointes brunissent quels que soient les soins apportés à l'arrosage. Une salle de bain avec douche, une coupelle de galets humides ou un petit humidificateur à proximité aident bien plus qu'une brumisation, trop éphémère pour changer durablement l'atmosphère d'une pièce. La RHS situe la plage de confort du genre entre 16 et 21°C, et classe cette espèce précise H1A, ce qui signifie qu'elle doit rester en intérieur ou sous serre toute l'année, sans jamais descendre sous environ 15°C. Des écarts brusques entre une pièce chauffée et un couloir froid ou une fenêtre exposée aux courants d'air produisent le même enroulement et le même brunissement qu'un air trop sec : autant écarter cette piste avant de soupçonner une maladie.

Substrat, rempotage et apports nutritifs

Un terreau bien drainant, capable de garder l'humidité et exempt de tourbe convient parfaitement ; la RHS conseille un mélange universel sans tourbe additionné d'environ 10 % de gravillons ou de perlite en volume, pour retenir l'eau sans noyer les tiges rougeâtres. Un pot en plastique classique conserve mieux cette humidité constante qu'un pot en terre cuite poreuse, qui sèche plus vite que ce que la plante tolère. Nourrissez-la une fois par mois avec un engrais liquide équilibré pour plantes d'intérieur, dilué de moitié, du printemps au début de l'automne, puis arrêtez totalement les apports d'octobre à mars ; les bords des feuilles étant déjà sensibles aux brûlures dues à l'accumulation de minéraux, trop d'engrais provoque le même dessèchement qu'une eau du robinet trop calcaire.

Multiplier la plante par division

Cette espèce forme une touffe de tiges feuillées issues d'un ensemble de rhizomes plutôt que d'une tige unique ; la RHS conseille donc de soulever et de diviser cette touffe en fin de printemps, plutôt que de tenter des boutures de tige ou de feuille, qui ne s'enracinent pas. Dégagez doucement la motte, séparez ou coupez les rhizomes en sections portant chacune plusieurs feuilles et des racines saines, puis empotez chaque division dans un mélange frais et à peine humide, en gardant une forte humidité pendant l'installation. Attendez-vous à ce qu'une section divisée reste sans bouger pendant quelques semaines avant l'apparition d'une nouvelle feuille. La croissance reste globalement lente pour cette plante : la RHS parle de cinq à dix ans pour atteindre sa taille adulte d'environ 30 à 50 cm en hauteur comme en largeur, ce qui demande à une division fraîche bien plus de patience que d'engrais.

Problèmes fréquents et sécurité animale

Des bords de feuilles enroulés et bruns évoquent d'abord un air trop sec, puis une eau trop calcaire, puis un courant d'air froid, à peu près dans cet ordre de probabilité ; vérifiez ces trois pistes avant de penser à un fongicide. Le Missouri Botanical Garden cite les pucerons, les cochenilles et les araignées rouges comme parasites habituels, tous favorisés par un air intérieur sec et plus virulents sur une plante déjà affaiblie par le manque d'humidité ; augmenter l'humidité et essuyer régulièrement les feuilles fait bien plus pour prévenir une infestation qu'un quelconque pulvérisateur. Côté sécurité, l'ASPCA classe les Calathea, dont cette espèce, comme non toxiques pour les chats, les chiens et les chevaux : un animal curieux qui mordille une feuille ne risque rien de plus grave qu'un léger trouble digestif passager.

Le geste en vidéo Essuyez la feuille au chiffon humide
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Le Calathea makoyana est encore vendu sous cet ancien nom bien que les botanistes l'aient renommé Goeppertia makoyana en 2012. Touchez pour révéler
Le genre Calathea a été scindé en 2012 après des études ADN, faisant basculer cette espèce vers Goeppertia, mais jardineries et catalogues de graines ont surtout gardé l'ancien nom.
Le dessous des feuilles est vert uni, tout comme le dessus. Touchez pour révéler
Le dessous de la feuille est d'un pourpre bordeaux profond plutôt que vert, un détail qui distingue cette espèce de parentes à revers vert comme le Calathea orbifolia.
Cette plante se multiplie généralement par division de la touffe de rhizomes plutôt que par boutures de tige. Touchez pour révéler
Elle pousse à partir d'une masse de rhizomes plutôt que d'une tige unique ; la RHS conseille donc de soulever et diviser la touffe fin printemps, car les boutures de tige ou de feuille ne s'enracinent pas.
Une eau du robinet calcaire ou riche en chlore peut faire brunir et dessécher les bords des feuilles. Touchez pour révéler
Les minéraux dissous et le chlore s'accumulent dans le tissu foliaire et se traduisent par des marges brunes et mortes, si bien que l'eau de pluie ou l'eau reposée 24 heures réduit les dégâts.
Plusieurs heures de soleil direct par jour rendent le motif du paon plus vif. Touchez pour révéler
Le soleil direct délave le contraste entre les zones claires et sombres du feuillage et peut brûler le tissu fin ; la plante a besoin d'une lumière vive mais indirecte.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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