Liseron des haies
Calystegia sepium
Famille · Convolvulaceae
Le rhizome blanc et cassant de Calystegia sepium se fragmente au moindre coup de bêche et repart, ce qui multiplie l'infestation au lieu de l'arrêter.
Calystegia sepium
Fiche technique
- ArrosagePeuArrosez tous les 12 jours
- Exposition lumineuseSoleil partiel
Croissance
- Famille
- Convolvulaceae
- Cycle
- Vivace
- Vitesse de croissance
- 9/10
- Taille adulte
- 100–300 cm
- Multiplication
- Semis
- Division
FloraisonGrandes fleurs blanches en entonnoir d'environ 5 cm de diamètre, à peu près de juillet à septembre
Dormancela partie aérienne est détruite par les premières fortes gelées de l'automne ; le rhizome survit sous terre et fait émerger de nouvelles pousses le printemps suivant
Temps de maturationun rhizome établi ou un fragment transplanté peut produire des tiges florifères dès la même saison ; un semis a généralement besoin d'une saison complète pour constituer un système de rhizomes avant de fleurir abondamment
Sol et climat
- Types de sol
- argileux, limoneux, sableux
- Tolérance à la sécheresse
- Oui
Lumière & Emplacement
- Où l'installer
- haies et lignes de clôture
- berges de rivières, fossés et lisières humides de tourbières
- terrains vagues et bordures non entretenues
OrigineIndigène d'Europe, de Macaronésie et d'Asie occidentale jusqu'en Afghanistan, avec des sous-espèces indigènes distinctes du Canada jusqu'au centre et à l'est des États-Unis ; largement naturalisée ailleurs
Sécurité
- Toxicité
- Non répertoriée actuellement par l'ASPCA pour les chats, les chiens ou les chevaux
- Sans danger pour les animaux
- Non
Espèce envahissanteconsidérée comme une mauvaise herbe vivace difficile à éliminer et profondément enracinée dans les jardins, et réglementée comme adventice nuisible ou de quarantaine dans plusieurs États américains et provinces canadiennes ; jeter les rhizomes arrachés avec les déchets plutôt qu'au compost domestique, car les fragments peuvent repartir
Données :GBIFPlants of the World Online (Kew)RHSNorth Carolina Extension Gardener Plant Penn State Extension
Où elle pousse
Répartition mondiale
Liseron des haies est native de 54 pays : Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Algérie, Allemagne, Australie, Autriche et Belgique….GBIF recense 684 716 identifications documentées dans 93 pays, avec les plus fortes concentrations en France, Royaume-Uni et Pays-Bas.
- Afghanistan
- Afrique du Sud
- Albanie
- Algérie
- Allemagne
- Australie
- Autriche
- Belgique
- Biélorussie
- Bulgarie
- Canada
- Chili
Voir les 42 autres paysAfficher moins de pays
- Chine
- Chypre
- Corée du Sud
- Croatie
- Danemark
- Espagne
- Estonie
- États-Unis
- Finlande
- France
- Géorgie
- Grèce
- Hongrie
- Iran
- Irlande
- Italie
- Japon
- Kazakhstan
- Kirghizstan
- Liban
- Maroc
- Mexique
- Norvège
- Nouvelle-Zélande
- Ouzbékistan
- Pays-Bas
- Pérou
- Pologne
- Portugal
- Roumanie
- Royaume-Uni
- Russie
- Sainte-Hélène
- Suède
- Suisse
- Tadjikistan
- Tchéquie
- Territoires palestiniens
- Tunisie
- Turkménistan
- Turquie
- Ukraine
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Une liane vivace qui doit tout à un rhizome blanc et cassant
Le GBIF retient Calystegia sepium comme nom valide pour la plante que les jardiniers appellent plus volontiers liseron des haies ou grand liseron. Elle appartient à la famille des Convolvulacées (Convolvulaceae) et se comporte en vivace herbacée : chaque printemps, elle pousse un nouveau lot de tiges volubiles capables d'engloutir en une seule saison une haie, un arbuste ou une clôture laissée sans surveillance. Tout ce qu'elle touche devient un support, autour duquel ses tiges s'enroulent dans le sens antihoraire jusqu'à environ 3 m de haut, et ses grandes fleurs blanches en trompette ne passent pas inaperçues une fois ouvertes. Le vrai problème se joue ailleurs, sous la terre, là où rien ne se voit : un rhizome blanc et cassant, qui rampe et se brise au lieu de se déraciner d'un bloc, capable de repartir à partir de presque n'importe quel morceau resté en place. C'est précisément ce qui rend la plante si coriace à éradiquer.
Reconnaître le liseron des haies
Selon la RHS, les fleurs en forme d'entonnoir, blanc pur, mesurent environ 5 cm de diamètre, presque le double de la plupart des liserons voisins, et s'ouvrent de juillet à septembre. Chaque fleur repose derrière une paire de grandes bractées qui se chevauchent et cachent entièrement les véritables sépales, un détail à vérifier à la loupe en cas de doute sur l'identification. Les feuilles, alternes, ont une forme de cœur ou de flèche (sagittées) bien marquée, pointue à l'extrémité. En grimpant, les tiges s'enroulent dans le sens antihoraire et s'étalent par-dessus le sommet des haies, du grillage ou des branches d'arbustes, qui n'opposent aucune résistance.
Liseron des haies ou liseron des champs, en une phrase
On le confond le plus souvent avec le liseron des champs, Convolvulus arvensis. Ses fleurs, plus petites, environ 2 cm de diamètre, sont généralement striées de rose et de blanc plutôt que d'un blanc uniforme. Surtout, il pousse à partir d'une racine pivotante qui plonge bien plus profondément que le réseau de rhizomes superficiel et étalé du liseron des haies.
Pourquoi bêcher et fraiser le multiplient davantage
Le rhizome garde l'essentiel de ses bourgeons actifs dans les 30 à 35 premiers centimètres du sol, même si tout le réseau peut filer sur plusieurs mètres à l'horizontale une fois établi. Quand on bêche une zone à la main, on casse presque à coup sûr le rhizome quelque part sous ce qu'on voit en surface, et un simple fragment oublié, même tout petit, suffit à faire sortir une nouvelle pousse en quelques semaines. Penn State Extension ne laisse aucune place au doute là-dessus : passer la fourche, la binette ou le motoculteur ne tue pas le rhizome, ça le débite en morceaux qui se répandent dans la terre et changent un seul foyer en plusieurs. Fraiser une planche déjà colonisée par le liseron des haies figure donc parmi les meilleurs moyens d'empirer les choses, pas de les régler.
Épuiser le rhizome par un arrachage persistant des pousses
C'est le rhizome, pas la tige visible, qui stocke les réserves de la plante : la seule stratégie réaliste consiste donc à le forcer à puiser dedans sans relâche, sans jamais laisser une pousse développer pleinement son feuillage. Concrètement, il faut surveiller la zone toutes les une à deux semaines pendant la saison de croissance, et couper ou arracher chaque nouvelle pousse dès qu'elle sort, avant qu'elle ne puisse photosynthétiser assez pour recharger les racines. Un mois d'oubli suffit à la plante pour récupérer ce qu'elle venait de perdre, ce qui annule tout le travail de la saison. À l'inverse, tenu sans interruption pendant une saison de croissance entière, et souvent plusieurs, ce rythme fait vraiment reculer les réserves du rhizome.
Un paillage occultant, laissé en place une saison ou deux
Un paillis d'écorces classique ne sert à rien ici : les réserves du liseron des haies lui permettent de pousser une tige à travers quelques centimètres de copeaux sans effort. Ce qui marche, d'après la RHS comme Penn State Extension, c'est une couverture qui coupe totalement la lumière : une bâche plastique noire épaisse, ou un tissu de paillage dense, fixée sur toute la surface, sans le moindre interstice sur les bords par lequel une pousse pourrait se faufiler. Le rhizome ayant assez d'énergie en réserve pour patienter, cette couverture doit rester en place une saison entière, souvent une deuxième, et non pas seulement quelques semaines, avant que la zone soit réellement épuisée.
Le détacher des arbustes et le traiter sur des tuteurs
Quand le liseron est déjà entrelacé dans une haie ou un arbuste que l'on veut garder, tirer sur les tiges de force casse souvent aussi la pousse de la plante hôte. Mieux vaut dérouler chaque tige à la main, en suivant ses spires dans le sens antihoraire jusqu'au sol, pour séparer les deux sans dégât. Une fois la tige libérée, enroulez-la autour d'un tuteur en bambou planté juste à côté : isolée sur son propre support, loin du feuillage de la haie, elle peut ensuite être coupée régulièrement, ou traitée localement, sans toucher à la plante qu'on cherche à protéger.
Une indigène des lisières humides qui nourrit tout de même les pollinisateurs
Contrairement à ce qu'on pourrait croire d'une plante aussi envahissante, le liseron des haies est bel et bien indigène, pas une importation échappée de culture. D'après Plants of the World Online, son aire native couvre l'Europe, la Macaronésie et l'Asie occidentale jusqu'en Afghanistan, avec des sous-espèces propres établies du Canada jusqu'au centre et à l'est des États-Unis ; elle s'est ensuite naturalisée bien au-delà de ces deux zones. À l'état sauvage, on la trouve sur les terrains humides, le long des rivières, dans les fossés et en bordure de tourbières, autant que sur les talus des haies classiques, d'où sa capacité à s'adapter à presque tous les sols de jardin. Les abeilles diurnes viennent butiner ses fleurs, et son feuillage sert, selon la RHS, de nourriture aux chenilles du sphinx du liseron et du grand sphinx de la vigne : une zone laissée totalement sauvage rend donc un vrai service à la faune locale, même si elle reste indésirable dans un massif entretenu. Comme l'espèce ne s'autoféconde pas, une population isolée issue d'un seul pied donne souvent peu de graines fertiles ; dans un jardin, ce sont les bouts de rhizome, bien plus que les graines, qui assurent sa propagation.
Rusticité et un mot sur la toxicité
En tant que vivace herbacée, le liseron des haies meurt jusqu'à la souche dès les premières fortes gelées, puis repart chaque printemps sans faute, dans toute l'aire tempérée décrite plus haut : pas besoin de le protéger du froid. Les listes de plantes toxiques et non toxiques de l'ASPCA n'incluent pas Calystegia sepium pour l'instant, ce qui veut dire qu'aucune affirmation sur son innocuité pour les chats, les chiens ou les chevaux ne peut être avancée dans un sens ou dans l'autre : elle est simplement absente des données. Cette absence ne justifie pas de la planter volontairement près d'animaux ou de cultures vivrières. Livrée à elle-même, une seule zone passée inaperçue peut grimper et étouffer à l'ombre toute une saison de plantes voisines, bien avant que quiconque ne pense à vérifier sa toxicité.
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Déterrer les rhizomes du liseron des haies élimine généralement la plante pour de bon. Touchez pour révéler ✕ Faux
Les tiges du liseron des haies s'enroulent dans le sens antihoraire en grimpant. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Le liseron des champs, Convolvulus arvensis, a des fleurs plus grandes que le liseron des haies. Touchez pour révéler ✕ Faux
Une seule saison sous une bâche plastique noire suffit généralement à épuiser le rhizome d'une zone déjà installée. Touchez pour révéler ✕ Faux
L'ASPCA ne répertorie pas actuellement le liseron des haies parmi les plantes dont la toxicité pour les chats, les chiens ou les chevaux est documentée. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Sources
Références consultées pour ce guide
- GBIF : Calystegia sepium (L.) R.Br.gbif.org
- Plants of the World Online (Kew) : Calystegia sepium (L.) R.Br.powo.science.kew.org
- RHS : liseron, identification et lutterhs.org.uk
- North Carolina Extension Gardener Plant Toolbox : Calystegia sepiumplants.ces.ncsu.edu
- Penn State Extension : les liserons nuisibles, persistants, envahissants et vivacesextension.psu.edu
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org
Historique des révisions
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- Relecture et réécriture pour plus de clarté

