Kentia
Howea forsteriana
Famille · Arecaceae
Le kentia (Howea forsteriana) tolère la faible lumière, mais réclame un arrosage jugé au terreau plutôt qu'au calendrier, et peu de rempotages.
Howea forsteriana
Fiche technique
- ArrosageModéréArrosez tous les 10 jours
- Exposition lumineuseOmbre partielle
- Température idéale15–27 °C
- Zone de rusticitéUSDA 9–11
Croissance
- Famille
- Arecaceae
- Cycle
- Vivace
- Vitesse de croissance
- 2/10
- Taille adulte
- 800–1200 cm
- Diamètre du houppier
- 400–800 cm
- Floraison
- Rare et lente en intérieur ; nécessite de nombreuses années de croissance
- Multiplication
- Semis
DormancePas de vraie dormance ; la croissance ralentit avec la faible lumière et le froid hivernal
Temps de maturation20 à 50 ans pour atteindre sa pleine hauteur en extérieur ; bien plus lent et plus petit en pot
Sol et climat
- pH du sol
- pH 5.5–7.5
- Tolérance à la sécheresse
- Oui
Types de solCompost de rempotage sans tourbe, à base de terre franche, Mélange bien drainant additionné d'écorce et de terreau de feuilles
Lumière & Emplacement
- Origine
- Île Lord Howe, Australie
- Où l'installer
- Pièce orientée nord ou est, hors du soleil direct
- Couloir ou recoin sans fenêtre
- Salle de bains lumineuse
- Terrasse ombragée en climat sans gel, zones 9b-11
- Contenant avec trou de drainage, laissé sans le déranger pendant des années
Sécurité
- Toxicité
- ChatsSans danger
- ChiensSans danger
- ChevauxSans danger
Données :Howea forsteriana (F.Muell.) Becc., GBIFHowea forsteriana (F.Muell.) Becc., PlanKentia Palm (Howea forsteriana) toxicityHowea forsteriana, RHSHowea forsteriana, NC State Extension Ga
Où elle pousse
Répartition mondiale
Kentia est native d'un seul pays : Île Norfolk.GBIF recense 810 identifications documentées dans 24 pays, avec les plus fortes concentrations en Australie, États-Unis et Colombie.
- Île Norfolk
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Dans un simple pot de pépinière, un kentia ne paie pas de mine, jusqu'à ce qu'on remarque à quel point ses frondes sombres et arquées tiennent bon dans un coin sans presque aucune lumière directe. C'est exactement pour cela que Howea forsteriana est devenu le palmier des halls d'hôtel victoriens et des paquebots : il encaissait l'éclairage au gaz, les courants d'air et des pièces trop sombres pour n'importe quel autre palmier, et il rend le même service aujourd'hui dans un appartement moderne, un siècle plus tard. Sa croissance reste lente et régulière, souvent une ou deux frondes nouvelles par an en intérieur, si bien qu'une plante achetée cette année ressemblera encore à elle-même dans cinq ans, sans déborder de son emplacement. La plupart des soucis viennent de deux mauvais réflexes : arroser à date fixe sans vérifier le terreau, et rempoter plus souvent que la plante ne le tolère.
Originaire de l'île Lord Howe, et pourquoi il coûte plus cher que les autres palmiers
Cette espèce ne pousse naturellement que sur l'île Lord Howe, une petite île volcanique à environ 600 km de la côte est de l'Australie, où elle se développe en sous-bois, à l'abri d'arbres plus hauts, plutôt qu'en plein soleil. Elle ne produit aucun rejet et ne se bouture pas : tous les plants vendus dans le monde proviennent de graines, et depuis plus d'un siècle, l'essentiel de cette production vient d'une récolte sous licence, strictement encadrée, réalisée directement sur l'île Lord Howe, où elle constitue une industrie majeure. La graine germe lentement, de façon irrégulière, parfois en plusieurs mois, et le jeune plant doit ensuite grandir pendant plusieurs années avant d'atteindre une taille vendable. C'est cette filière longue, exclusivement par semis, sans raccourci de division ou de bouturage, qui explique pourquoi un kentia se paie nettement plus cher qu'un palmier qu'on peut diviser à la racine.
Lumière : le meilleur palmier pour un coin ombragé
Une mi-ombre ou une lumière vive mais indirecte donne une plante plus dense et légèrement plus rapide, mais son vrai talent, c'est de résister là où la plupart des palmiers renoncent : une pièce orientée nord ou est, un couloir aveugle, ou une salle de bains sans autre lumière qu'indirecte. En revanche, plusieurs heures de soleil direct d'été à travers une vitre nue brûlent et décolorent les frondes ; mieux vaut donc une fenêtre sud ou ouest filtrée par un rideau qu'une exposition sans protection. Dans un coin vraiment sombre, la plante se contente de ralentir encore plus, sans dépérir, ce qui explique qu'on la retrouve intacte après des décennies dans des halls d'entrée ou des cages d'escalier sans la moindre lumière directe.
Arrosage : jugez les premiers centimètres, pas le calendrier
Avant d'arroser, plongez un doigt dans le terreau et attendez que les premiers centimètres soient bien secs. Arrosez alors copieusement, et laissez l'eau en excès s'écouler complètement plutôt que de laisser le pot tremper dans une soucoupe. En hiver, réduisez encore davantage, la croissance étant presque à l'arrêt et les racines réclamant bien moins d'eau. C'est l'excès d'arrosage, plus que le manque, qui tue le plus souvent cette espèce : les frondes jaunissent de façon uniforme, la base de la tige ramollit, et quand l'odeur de pourriture devient perceptible, les racines sont généralement déjà touchées. Une plante un peu trop sèche pendant une semaine se remet sans mal ; laissée une semaine dans l'eau stagnante, elle a souvent bien plus de mal à s'en sortir.
Température, humidité et l'origine des pointes brunes
Le kentia se sent bien dans des pièces que la plupart des plantes tropicales d'intérieur jugeraient trop fraîches, supportant sans problème des températures autour de 15 °C, ce qui explique en partie son succès dans les couloirs victoriens pleins de courants d'air et les vérandas non chauffées. Ce qu'il supporte mal, en revanche, c'est l'air sec des intérieurs : les pièces chauffées en hiver, mais aussi le fluor et les sels dissous accumulés par l'eau du robinet et des apports réguliers d'engrais, produisent le même symptôme, une bande de tissu brun et cassant au bord ou à la pointe de frondes par ailleurs saines. Une fois ce tissu mort, il ne redevient jamais vert : mieux vaut donc prévenir que guérir, en arrosant si possible avec de l'eau de pluie ou filtrée, en écartant la plante des bouches de chauffage, et en relevant l'humidité ambiante en la regroupant avec d'autres plantes ou en posant le pot sur un plateau de gravier humide.
Rempotage et pourquoi il déteste être dérangé
Les racines du kentia n'aiment pas être dérangées, et la plante boude souvent pendant plusieurs semaines après un rempotage dans un pot beaucoup plus grand, perdant ou jaunissant des frondes. Elle se porte en général mieux en restant plusieurs années dans le même contenant, avec juste un surfaçage de compost frais chaque printemps, qu'en changeant de taille de pot chaque année par habitude. Si un rempotage devient réellement nécessaire, parce que les racines s'enroulent serré au fond, passez à un pot à peine plus grand, jamais plusieurs tailles d'un coup, avec un mélange sans tourbe à base de terre franche allégé d'écorce et de terreau de feuilles, dans un contenant bien drainé pour que l'eau ne stagne jamais autour de la base de la tige.
Taille : ne jamais toucher au bourgeon terminal
Chaque tige ne porte qu'un seul point de croissance, tout en haut. Contrairement aux palmiers qui se ramifient depuis la base, cette espèce n'a aucun moyen de remplacer ce point s'il est coupé ou abîmé. Un bourgeon endommagé, que ce soit par une taille maladroite, un choc pendant le transport ou une pourriture qui progresse depuis le sommet, condamne la tige : elle arrête de produire des frondes et dépérit sans jamais repartir. Une plante saine n'a besoin que d'un seul geste de taille : retirer au sécateur propre les frondes entièrement brunes et mortes, au ras du tronc. Pour une fronde seulement brunie à la pointe, mieux vaut la laisser telle quelle, ou ne couper que la partie morte, car entamer le tissu vert et vivant ne fait qu'ouvrir une plaie de plus, sans régler le problème d'origine.
Ravageurs : araignées rouges et cochenilles
L'air sec de l'hiver favorise surtout les araignées rouges, qu'on repère à de fines toiles entre les folioles et à un aspect terne et piqueté là où elles se nourrissent sur le dessous des frondes ; augmenter l'humidité reste aussi efficace que n'importe quel traitement. Les cochenilles se présentent comme de petites bosses brunes immobiles le long des tiges et sous les feuilles, souvent accompagnées d'un dépôt collant à proximité, tandis que les cochenilles farineuses forment des amas blancs et cotonneux nichés dans les aisselles des feuilles. Un chiffon humide passé régulièrement sur les frondes permet de repérer tôt les petites attaques ; pour des colonies bien installées, un savon insecticide fait l'affaire, ou un coton-tige imbibé d'alcool spécifiquement pour les cochenilles.
Toxicité pour les chats, les chiens et les personnes
Sous les noms de kentia et de « Forster sentry palm », Howea forsteriana figure dans la liste de l'ASPCA comme non toxique pour les chats, les chiens et les chevaux, ce qui la distingue de nombreuses plantes d'intérieur très courantes et en fait un choix plus rassurant dans un foyer avec animaux ou jeunes enfants. Le feuillage mâchouillé n'est pas pour autant totalement inoffensif : un chat qui déchiquette une fronde peut développer une légère indigestion, simplement à cause de la fibre végétale elle-même, ce qui justifie de décourager l'habitude même sans risque toxique à proprement parler.
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Le kentia se multiplie uniquement par semis, jamais par bouturage ou division. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Un kentia doit être rempoté dans un pot beaucoup plus grand chaque année pour bien pousser. Touchez pour révéler ✕ Faux
Si le bourgeon terminal d'une tige de kentia est coupé ou endommagé, cette tige ne peut plus produire de nouvelles frondes. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Les pointes brunes et cassantes d'un kentia sont généralement causées par un manque d'arrosage. Touchez pour révéler ✕ Faux
L'ASPCA classe le kentia comme toxique pour les chats et les chiens. Touchez pour révéler ✕ Faux
Sources
Références consultées pour ce guide
- Howea forsteriana (F.Muell.) Becc., GBIF Backbone Taxonomygbif.org
- Howea forsteriana (F.Muell.) Becc., Plants of the World Online (Kew)powo.science.kew.org
- Kentia Palm (Howea forsteriana) toxicity, ASPCA Animal Poison Controlaspca.org
- Howea forsteriana, RHSrhs.org.uk
- Howea forsteriana, NC State Extension Gardener Plant Toolboxplants.ces.ncsu.edu
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org
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