Ancolie commune
Aquilegia vulgaris
Famille · Ranunculaceae
L'ancolie commune se ressème facilement mais reste rarement fidèle au cultivar semé. Emplacement, arrosage, taille estivale, tenthrède et mineuse à surveiller.
Aquilegia vulgaris
Fiche technique
- ArrosageModéréArrosez tous les 5 jours
- Exposition lumineuseSoleil partiel
- Zone de rusticitéUSDA 3–8
Croissance
- Famille
- Ranunculaceae
- Cycle
- Vivace
- Vitesse de croissance
- 5/10
- Taille adulte
- 50–100 cm
- Diamètre du houppier
- 10–50 cm
- Floraison
- Printemps, avril à mai
- Multiplication
- Semis
Dormancele feuillage décline dès le milieu de l'été, à rabattre fort à ce moment
Temps de maturation2-5 ans
Sol et climat
- Types de sol
- terreau, sable
- Tolérance à la sécheresse
- Non
Lumière & Emplacement
- Où l'installer
- bordure de jardin de cottage
- lisière boisée
- rocaille
OrigineEurope, des îles Britanniques et de l'Ibérie jusqu'aux pays baltes et à la Russie européenne
Sécurité
- Toxicité
- Non répertoriée par l'ASPCA comme toxique pour les chats, chiens ou chevaux
- Sans danger pour les animaux
- Oui
Espèce envahissantese ressème librement et peut se naturaliser ; se croise facilement, les graines de cultivar redonnent donc rarement le même type
Données :Aquilegia vulgaris, GBIF Backbone TaxonoRHSMissouri Botanical GardenUniversity of Illinois Extension
Où elle pousse
Répartition mondiale
Ancolie commune est native de 22 pays : Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Biélorussie, Bulgarie, Croatie et Espagne….GBIF recense 219 828 identifications documentées dans 76 pays, avec les plus fortes concentrations en France, Royaume-Uni et Suède.
- Albanie
- Allemagne
- Autriche
- Belgique
- Biélorussie
- Bulgarie
- Croatie
- Espagne
- Estonie
- France
- Grèce
- Hongrie
Voir les 10 autres paysAfficher moins de pays
- Irlande
- Italie
- Pays-Bas
- Pologne
- Portugal
- Roumanie
- Royaume-Uni
- Russie
- Suisse
- Tchéquie
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Ce que vous cultivez : l'ancolie commune et son histoire de jardin de cottage
L'ancolie commune, Aquilegia vulgaris, est une vivace herbacée qui appartient à la famille des renoncules, les Ranunculaceae. Le nom de genre puise dans le latin pour aigle, une allusion aux cinq éperons recourbés de chaque fleur, qu'on a comparés aux serres du rapace. Vulgaris, lui, signifie simplement commune. Son surnom anglais, « bonnet de grand-mère », vient de la manière dont les pétales s'enroulent autour du cœur de la fleur, comme un bonnet bien noué. Entre avril et mai, des tiges fines de 50 à 100 cm portent des fleurs éperonnées et penchées, au-dessus d'un coussin bas de feuillage bleu-vert, découpé en folioles arrondies à trois lobes. L'espèce sauvage se contente d'un bleu-violet, mais les semences de jardin et les cultivars nommés ont depuis élargi la gamme : violet, mauve, rose, rouge, blanc, sous des formes simples ou doubles, avec des éperons courts ou totalement absents. Que vous partiez d'un sachet de graines mélangées ou d'un massif hérité qui s'est ressemé seul, la plante reste au fond la même, un pilier robuste mais de courte vie du jardin de cottage.
Emplacement, soleil et sol
Cette ancolie tolère aussi bien le plein soleil que la mi-ombre. Sous un climat frais et couvert, le plein soleil maintient les tiges florales droites et compactes. Là où les étés chauffent davantage, mieux vaut lui réserver quelques heures d'ombre l'après-midi, idéalement sous des arbres à feuilles caduques, pour éviter que le feuillage ne grille avant l'automne. Le RHS la classe H7, rustique dans les hivers les plus rudes d'Europe, sous les -20 °C, tandis que le Missouri Botanical Garden la situe plutôt en zones USDA 3 à 8. Elle pousse dans un terreau ou un sol sableux moyennement humide, bien drainé, et supporte un pH acide, neutre comme alcalin. Elle refuse en revanche l'argile lourde et mal drainée, où sa couronne reste détrempée l'hiver. Bordures de jardin de cottage, lisières boisées, rocailles : elle trouve sa place presque partout, et se ressème volontiers assez pour combler les trous laissés par des voisines plus costaudes.
Arrosage et fertilisation
Côté arrosage, l'ancolie se situe dans une moyenne raisonnable : ni plante de coin sec, ni candidate pour un massif humide. Maintenez le sol uniformément humide tant que les tiges florales s'allongent au printemps, puis continuez d'arroser une fois la floraison passée, c'est ce qui garde le coussin de feuillage basal frais et couvrant tout l'été, au lieu de le laisser griller avant l'heure. Ne poussez pas la fertilisation : un apport de compost au printemps suffit largement, un sol trop riche donnant surtout des tiges longues et molles, loin de la touffe compacte que forme naturellement la plante.
Semis et ressemis spontané : pourquoi une variété nommée redonne rarement le même type
Facile à lever de graine, l'ancolie commune se ressème avec tant d'entrain qu'un seul pied bien installé peut coloniser tout un massif en deux ou trois saisons. Les semis commencent par former une rosette basse, fleurissent en général dès la deuxième année, et la plante atteint sa pleine maturité entre deux et cinq ans. Cette générosité a toutefois un prix : l'ancolie se croise librement d'une variété à l'autre. Récoltées sur un cultivar nommé, une couleur précise ou une forme à fleurs doubles, les graines produisent donc souvent une descendance qui n'a plus grand-chose à voir avec le parent. Pour conserver une variété fidèle, mieux vaut racheter des graines fraîches ou de jeunes plants à chaque fois. Et si vous voulez éviter qu'un massif ne finisse en mélange de bleus, violets, roses et blancs, ce qui arrive presque toujours au bout de quelques générations livrées à elles-mêmes, éclaircissez les semis spontanés chaque printemps.
Taille des fleurs fanées et rabattage estival
Coupez les tiges florales fanées au ras du feuillage à mesure qu'elles se dessèchent. Cela relance une seconde vague de floraison, plus discrète, et freine le ressemis indésirable si vous cherchez à préserver une couleur précise. Vers le milieu de l'été, le feuillage décline presque toujours, quels que soient les soins : il brunit et s'effiloche sur les bords. C'est le signal pour rabattre franchement toute la touffe, au ras du sol. De nouvelles feuilles, plus nettes, repoussent en général en quelques semaines et gardent la plante présentable jusqu'à l'automne.
Mineuse et tenthrède de l'ancolie
Deux insectes concentrent l'essentiel des dégâts sur l'ancolie commune, et mieux vaut savoir les reconnaître. La mineuse creuse une galerie à l'intérieur du limbe et laisse une tache pâle sur la face supérieure de la feuille, souvent piquetée de déjections sombres, qui tourne au pourpre-brun en vieillissant. Une plante fortement touchée peut paraître déchiquetée à la fin de l'été. Selon l'University of Illinois Extension, ces dégâts restent purement esthétiques : les mines ne tuent pas la plante et les insecticides ne sont pas nécessaires, il suffit généralement de retirer et de détruire les feuilles les plus atteintes. La tenthrède de l'ancolie, elle, mérite plus d'attention. Ses larves vert pâle, longues d'un centimètre au plus, ressemblent à des chenilles à tête brun jaunâtre ; elles se nourrissent en groupe le long des bords des feuilles dès le mois de mai, et une colonie laissée tranquille peut réduire une plante à des tiges nues en quelques jours seulement. Le RHS conseille d'inspecter les plants dès mai, de retirer les larves à la main quand elles sont encore peu nombreuses, et de tolérer le reste : la plante repart en général et refeuille depuis la couronne, même après une défoliation sévère.
Oïdium, pucerons et sécurité pour les animaux
L'oïdium et le mildiou, plus préoccupants, surgissent parfois quand l'air stagne et que les plants sont trop serrés. Éclaircir les touffes surpeuplées et éviter de mouiller le feuillage en fin de journée limite ce risque. Les pucerons se regroupent occasionnellement sur les jeunes pousses, mais un jet d'eau ferme suffit en général à les faire déguerpir. Reste la question de sécurité qui revient toujours pour une plante de la famille des renoncules : l'ancolie commune ne figure pas dans les listes de plantes toxiques de l'ASPCA pour les chiens, les chats ou les chevaux, contrairement à plusieurs de ses cousines Ranunculaceae. Une indication rassurante, mais pas une garantie absolue : mieux vaut tout de même décourager animaux et jeunes enfants de mâchouiller une plante de jardin qu'ils ne connaissent pas.
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La forme sauvage de l'ancolie commune est généralement bleu-violet, alors que les variétés de jardin vont du blanc au rose au rouge profond. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Les graines récoltées sur un cultivar d'ancolie nommé au jardin redonnent fidèlement des plantes identiques. Touchez pour révéler ✕ Faux
Les larves de la tenthrède de l'ancolie se nourrissent en groupe et peuvent défolier une plante en quelques jours si on les néglige. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Les dégâts de la mineuse de l'ancolie sont généralement fatals à la plante. Touchez pour révéler ✕ Faux
L'ASPCA répertorie l'ancolie commune comme toxique pour les chiens et les chats. Touchez pour révéler ✕ Faux
Sources
Références consultées pour ce guide
- Aquilegia vulgaris, GBIF Backbone Taxonomygbif.org
- RHS : Aquilegia vulgaris (ancolie commune)rhs.org.uk
- RHS : identification et lutte contre la tenthrède de l'ancolierhs.org.uk
- Missouri Botanical Garden : Aquilegia vulgaris Plant Findermissouribotanicalgarden.org
- University of Illinois Extension : mineuse de l'ancolieweb.extension.illinois.edu
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org
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