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Touffe dense de tiges cylindriques et dressées d’Austrocylindropuntia subulata, couvertes de longues épines blanches et jaunes
Photo: Zeynel Cebeci (CC BY-SA 4.0)
7 min de lecture

Cactus aiguille d’Ève

Austrocylindropuntia subulata

Famille · Cactaceae

Austrocylindropuntia subulata : plein soleil, arrosage à sec total, bouturage facile, épines à manier avec précaution, mauvaise herbe en Australie.

Facile Plein soleil à mi-ombre légère Toutes les 3 à 4 semaines, sol complètement sec Non répertoriée par l’ASPCA ; les épines sont le risque

Austrocylindropuntia subulata

Fiche technique

  • ArrosageTrès peuArrosez tous les 21 jours
  • Exposition lumineuseSoleil partiel
  • Zone de rusticitéUSDA 9–11

Croissance

Famille
Cactaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
3/10
Taille adulte
300–500 cm
Floraison
Rare en culture
Multiplication
  • Bouturage
  • Semis

DormanceRepos pendant les hivers frais et secs

Temps de maturationSe ramifie en arbuste sur plusieurs années

Sol et climat

Types de sol
Mélange pour cactées sableux, à drainage rapide
Tolérance à la sécheresse
Oui

Lumière & Emplacement

Origine
Andes du Pérou et de Bolivie
Où l'installer
  • Fenêtre la plus lumineuse exposée au sud (jeunes plants uniquement)
  • Massif xérophyte en plein soleil
  • Haie vive ou haie de séparation
  • Terre cuite ou argile, avec trous de drainage

Sécurité

Toxicité
Non répertoriée par l’ASPCA ; les épines sont le risque
Sans danger pour les animaux
Non

Espèce envahissanteMauvaise herbe envahissante réglementée en Australie, en Afrique du Sud

Données :Austrocylindropuntia subulata (MuehlenpfAustrocylindropuntia subulata (cactus aiAustrocylindropuntia subulata 'Cristata'

Où elle pousse

Répartition mondiale

Cactus aiguille d’Ève est native de 2 pays : Bolivie et Pérou.GBIF recense 5 746 identifications documentées dans 51 pays, avec les plus fortes concentrations en Espagne, Pérou et Kenya.

Espagne · 2 641Pérou · 1 039Kenya · 463Bolivie · 363Portugal · 315Afrique du Sud · 130Italie · 111Tanzanie · 90Grèce · 70Australie · 64États-Unis · 57Chili · 51Colombie · 43Équateur · 43France · 28Mexique · 20Éthiopie · 19Argentine · 13Chypre · 12Nouvelle-Zélande · 9Israël · 8Maroc · 8Algérie · 7Tunisie · 7Turquie · 7Namibie · 5Ouganda · 5Rwanda · 4Zambie · 4Lesotho · 3Érythrée · 2Croatie · 2Salvador · 2Eswatini · 2Ukraine · 2Zimbabwe · 2Albanie · 1Belgique · 1Bulgarie · 1Botswana · 1Allemagne · 1Égypte · 1Guatemala · 1Jordanie · 1Liban · 1Madagascar · 1Panama · 1
Identifications5,7 kPays natifs2
  • Bolivie
  • Pérou

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

En jardinerie, Austrocylindropuntia subulata se présente comme une simple canne verte, sans feuilles, couverte d’épines. Pourtant, en quelques semaines sous une bonne lumière, elle surprend souvent les débutants : de petites feuilles en forme de poinçon apparaissent sur les nouvelles pousses et y restent toute la saison, contrairement aux feuilles éphémères d’un figuier de Barbarie qui tombent vite. C’est justement cette persistance qui a donné son nom d’espèce, subulata, en forme de poinçon, et c’est le repère le plus rapide pour distinguer cette plante d’un jeune Opuntia en jardinerie. Il faut la traiter comme l’arbuste de désert qu’elle est réellement : plein soleil, un substrat graveleux qui s’égoutte en quelques minutes, et un arrosage réservé au moment où le pot est totalement sec. En pot, elle forme pendant des années une touffe simple à vivre. En pleine terre, sous un climat sans gel ou presque, elle finit par s’épaissir en la même haie défensive que les paysans andins cultivent depuis des générations.

D’où elle vient, et comment elle pousse

À l’état sauvage, cette plante pousse dans les hautes Andes du Pérou et de Bolivie, souvent au-delà de 3 000 mètres d’altitude, là où les hivers restent frais et secs et où l’été n’apporte que de faibles pluies espacées. Sur son terrain d’origine, une simple bouture enracinée finit par se transformer en arbuste, voire en petit arbre de 3 à 4 mètres, atteignant parfois 5 mètres, avec des branches cylindriques et articulées pouvant mesurer jusqu’à 50 cm de long pour 4 à 5 cm de diamètre. Depuis des générations, les habitants de la région alignent ces plantes en haie vive : leurs tiges épineuses entremêlées retiennent le bétail plus efficacement qu’un grillage. Autrefois, on prélevait même leurs longues épines rigides pour s’en servir comme aiguilles à coudre, ce qui a valu à la plante son surnom d’aiguille d’Ève.

Repérer un plant sain, et la forme cristée

Sous ce même nom, on trouve en réalité deux plantes d’aspect très différent en jardinerie. L’espèce type développe des cannes érigées qui finissent par se ramifier en un véritable arbuste, tandis que la mutation commercialisée sous le nom d’Austrocylindropuntia subulata ’Cristata’ forme une crête ondulée, évoquant un cerveau, qui reste basse et étalée, rarement au-dessus de 60 cm. L’entretien est identique pour les deux, mais la forme cristée fleurit très rarement et se cultive avant tout pour sa silhouette originale. Quel que soit votre choix, examinez la fermeté et l’uniformité de la couleur verte des tiges avant d’acheter. Un flétrissement ou une base virant au jaune-brun signale une pourriture déjà bien avancée sous terre ; méfiez-vous aussi d’un pot laissé en magasin dans une soucoupe où l’eau stagne.

Le geste en vidéo Pas d'eau dans la soucoupe

Lumière et emplacement à privilégier

Cette plante a besoin de plein soleil. En extérieur, comptez au minimum six heures de lumière directe par jour. En intérieur, offrez à un jeune sujet la fenêtre plein sud la plus lumineuse de la maison, un minimum absolu : gardée à l’intérieur toute l’année, elle reste presque toujours plus pâle et plus étirée qu’un sujet qui profite de l’été dehors. Quand la lumière manque, la tige s’allonge et s’affine entre les touffes d’épines, un signe visible qu’il faut vite la rapprocher d’une source lumineuse avant qu’elle ne finisse par plier sous son propre poids. Sous un climat sans gel ou presque, elle peut rester dehors toute l’année dans un massif bien exposé ; ailleurs, considérez-la comme une plante de terrasse qu’on rentre dès que les nuits frôlent le gel.

Arroser et choisir le bon substrat

N’arrosez que lorsque le substrat est complètement sec, puis faites un trempage généreux jusqu’à ce que l’eau ressorte par les trous de drainage, et laissez le pot s’égoutter totalement avant de le reposer sur sa soucoupe. En période de croissance, cela revient en général à un arrosage toutes les trois à quatre semaines. L’hiver, quand la plante entre presque en dormance, espacez encore davantage : un arrosage symbolique toutes les six à huit semaines suffit, parfois moins. Le substrat, lui, doit rester sableux et se drainer vite : un mélange spécial cactées enrichi de sable grossier ou de pierre ponce convient bien, et un pot en terre cuite non émaillée aide à évacuer l’humidité résiduelle entre deux arrosages, un détail qui compte plus pour éviter la pourriture que n’importe quel calendrier d’arrosage rigide.

Multiplier la plante par bouturage

Le bouturage donne des résultats bien plus rapides et fiables que le semis. Prélevez un segment sain à l’aide d’un sécateur propre, en coupant au niveau d’une articulation, puis laissez-le reposer cinq à sept jours dans un endroit chaud, sec et à l’abri du soleil direct, le temps que la coupe forme une croûte sèche et bien refermée. Enfoncez ensuite l’extrémité cicatrisée sur deux à quatre centimètres dans un mélange pour cactées légèrement humide, et patientez une à deux semaines avant le prochain arrosage. Un substrat humide au contact d’une plaie encore fraîche reste la cause numéro un de pourriture des boutures avant l’enracinement. Dès qu’une nouvelle pousse apparaît à l’extrémité, généralement au bout de quatre à huit semaines par temps chaud, considérez la bouture comme installée et reprenez un rythme d’arrosage normal.

Manier les épines sans se blesser, et tailler

Chaque aréole porte à la fois de longues épines rigides et un anneau de glochides fins et barbelés, bien plus traîtres que les grandes épines car ils se détachent au moindre contact et s’enfoncent facilement dans la peau. Pour manipuler la plante, mieux vaut des gants en cuir, une bande de journal pliée ou un morceau de vieux tuyau pour caler une tige, plutôt que de la saisir à mains nues. Gardez aussi du ruban adhésif à portée : appliqué puis retiré de la peau, il enlève les glochides que la pince à épiler laisse souvent en place. La taille reste simple : coupez au niveau d’une articulation, avec un sécateur propre, toute tige devenue trop longue ou mal équilibrée, la plante repart facilement en branches juste sous la coupe. Comme un morceau tombé ou cassé peut s’enraciner là où il atterrit, évitez de laisser traîner des chutes de taille dans des endroits où une nouvelle plante ne serait pas la bienvenue, et jetez les tiges coupées plutôt que de les abandonner sur le sol.

Problèmes fréquents à surveiller

En intérieur, l’excès d’eau reste la première cause de mortalité de ce cactus. Si la base d’une tige devient molle, translucide ou sombre alors que le reste paraît normal, la pourriture a déjà gagné les racines : la seule issue consiste à couper jusqu’au tissu ferme et sain pour repartir avec une bouture. Cochenilles farineuses et cochenilles à carapace sont les ravageurs les plus courants ; elles se reconnaissent à leurs amas cotonneux blancs ou à de petites bosses cireuses logées entre les segments. Un coton-tige trempé dans de l’alcool à brûler suffit à les éliminer, à condition de vérifier chaque semaine jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. La floraison, elle, reste rare en culture, surtout en pot. C’est en pleine terre, sous un climat chaud et ensoleillé, que la plante a le plus de chances de produire un jour ses fleurs allant de l’orange au rouge bordeaux, suivies de fruits rouges couverts d’épines.

Le geste en vidéo Coton-tige sur la cochenille

Toxicité et statut de plante envahissante

L’ASPCA ne classe Austrocylindropuntia subulata ni parmi les plantes toxiques, ni parmi les plantes sans danger : impossible donc de trancher officiellement sur une éventuelle toxicité chimique. Le danger réel pour les animaux et les enfants est purement mécanique : les longues épines et les glochides barbelés se détachent facilement et s’enfoncent dans la peau, les coussinets ou une bouche curieuse. En dehors de son aire d’origine, l’espèce est aussi devenue une mauvaise herbe préoccupante. En Australie, elle figure parmi les plantes envahissantes réglementées : la loi de biosécurité du Queensland interdit sa vente, son échange ou son don sans permis. On la retrouve également classée invasive dans certaines zones d’Afrique du Sud, d’Afrique de l’Est et du sud de l’Europe, où un simple segment tombé peut s’enraciner et coloniser un terrain, tout comme lorsqu’il est planté volontairement en haie. Avant toute plantation en extérieur, renseignez-vous sur son statut réglementaire local.

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Austrocylindropuntia subulata est originaire des hautes Andes du Pérou et de Bolivie. Touchez pour révéler
Plants of the World Online (Kew) situe son aire native entre le Pérou et la Bolivie, où elle pousse en altitude, dans un terrain semi-aride aux hivers frais.
Ce cactus doit être arrosé selon un calendrier hebdomadaire fixe toute l’année. Touchez pour révéler
Il a besoin que le sol sèche complètement entre les arrosages, et bien moins souvent en hiver. Un calendrier hebdomadaire fixe provoque la pourriture des racines.
Les petites feuilles des nouvelles tiges tombent en quelques jours, comme chez la plupart des autres cactus. Touchez pour révéler
Ses feuilles en forme de poinçon persistent une saison ou plus, ce qui est inhabituellement long pour un cactus. Le nom d’espèce subulata, qui signifie « en forme de poinçon », y fait référence.
L’ASPCA classe l’Austrocylindropuntia subulata comme toxique pour les chats et les chiens. Touchez pour révéler
L’espèce ne figure sur aucune des listes de plantes toxiques ou non toxiques de l’ASPCA. Son principal danger pour les animaux est mécanique, dû aux épines et aux glochides, et non chimique.
Dans certaines régions d’Australie, ce cactus est une plante réglementée qui ne peut légalement être vendue ou donnée sans permis. Touchez pour révéler
C’est une plante envahissante réglementée de catégorie 3 en vertu de la loi de biosécurité du Queensland, ce qui reflète son statut de mauvaise herbe en dehors de son aire native des Andes.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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