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Gros plan sur une feuille de charme commun (Carpinus betulus) au bord doublement denté et à la surface profondément nervurée, sur fond de l'écorce grise cannelée du tronc
Photo: Tournasol7 (CC BY 4.0)
7 min de lecture

Charme commun

Carpinus betulus

Famille · Betulaceae

Contrairement au hêtre, le charme tolère l'argile lourde et la mi-ombre, garde son feuillage sec tout l'hiver et supporte bien la taille du plessage.

Facile Plein soleil à mi-ombre Arrosage régulier à l'installation, tolère un sol occasionnellement humide une fois enraciné Non évalué par l'ASPCA ; toxicité indéterminée

Carpinus betulus

Fiche technique

  • ArrosagePeuArrosez tous les 12 jours
  • Exposition lumineuseSoleil partiel
  • Zone de rusticitéUSDA 4–8

Croissance

Famille
Betulaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
3/10
Taille adulte
1200–1800 cm
Diamètre du houppier
900–1200 cm
Multiplication
  • Semis
  • Bouturage
  • Greffe

FloraisonChatons discrets au printemps avant les feuilles, suivis de grappes fructifères en forme de houblon en fin d'été

Dormancecaduc, marcescent en hiver

Temps de maturationatteint sa taille finale en 50 ans ou plus

Sol et climat

Types de sol
craie, argile, terreau, sable
Tolérance à la sécheresse
Oui

Lumière & Emplacement

Origine
De l'Europe à l'Iran
Où l'installer
  • haie taillée
  • écran plessé
  • haie de clôture
  • lisière de bois
  • sol lourd ou argileux

Sécurité

Toxicité
Non évalué par l'ASPCA ; toxicité indéterminée
Sans danger pour les animaux
Non

Données :GBIF Backbone TaxonomyPlants of the World Online (Kew)RHSNC State Extension Gardener Plant Toolbo

Où elle pousse

Répartition mondiale

Charme commun est native de 26 pays : Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Biélorussie, Bulgarie, Croatie et Danemark….GBIF recense 749 801 identifications documentées dans 63 pays, avec les plus fortes concentrations en France, Allemagne et Suède.

France · 288 292Allemagne · 132 038Suède · 74 262Royaume-Uni · 62 192Pologne · 35 770Luxembourg · 26 404Belgique · 21 099Pays-Bas · 18 749Autriche · 17 425Suisse · 17 322Tchéquie · 15 948Slovaquie · 13 560Danemark · 5 198Ukraine · 4 073Italie · 3 964États-Unis · 3 307Russie · 3 022Hongrie · 603Espagne · 597Slovénie · 508Biélorussie · 368Roumanie · 361Croatie · 346Norvège · 219Géorgie · 189Irlande · 185Turquie · 172Lituanie · 164Serbie · 138Iran · 127Bulgarie · 103Azerbaïdjan · 100Lettonie · 100Arménie · 90Bosnie-Herzégovine · 81Moldavie · 68Estonie · 45Grèce · 39Finlande · 29Nouvelle-Zélande · 28Canada · 27Monténégro · 18Albanie · 10Taïwan · 6Corée du Sud · 5Macédoine du Nord · 5Portugal · 4Afrique du Sud · 4Inde · 3Chili · 2Brésil · 1Belize · 1Japon · 1Pakistan · 1Syrie · 1
Identifications749,8 kPays natifs26
  • Albanie
  • Allemagne
  • Autriche
  • Belgique
  • Biélorussie
  • Bulgarie
  • Croatie
  • Danemark
  • Espagne
  • Estonie
  • France
  • Géorgie
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  • Grèce
  • Hongrie
  • Iran
  • Italie
  • Pays-Bas
  • Pologne
  • Roumanie
  • Royaume-Uni
  • Russie
  • Suède
  • Suisse
  • Tchéquie
  • Turquie
  • Ukraine

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Une haie de charme qui traîne encore, en plein janvier, une jupe de feuilles sèches couleur fauve n'a rien d'abandonné : c'est son comportement normal. Carpinus betulus perd bien son vert d'été à l'automne, comme n'importe quel arbre caduc, sauf qu'une bonne partie du feuillage mort reste fixée aux rameaux jusqu'à ce que les jeunes pousses de printemps la fassent enfin tomber. Ajoutez à ce trait une résistance à l'argile compacte et aux sols parfois gorgés d'eau, que le hêtre supporte mal, et vous comprenez pourquoi cette essence sert de référence pour les haies et le plessage dans une grande partie de l'Europe des plaines depuis des générations. La taille sévère ne le fait pas bouder : il garde près du tronc une ramure fine et dense, et demande surtout de la patience, bien plus qu'un talent particulier.

D'où vient le charme et où il pousse

Dans la classification du GBIF, Carpinus betulus se range chez les bétulacées (Betulaceae), au sein de l'ordre des Fagales. D'après Plants of the World Online, son territoire naturel couvre une bande étendue, depuis la Grande-Bretagne, la France et le Benelux jusqu'à l'Allemagne, la Pologne et les pays baltes en passant par l'est, puis la Russie européenne, avant de rejoindre le Caucase, la Turquie et l'Iran. Sur ce territoire, on le trouve en forêt de plaine ou de collines, souvent installé en sous-étage des chênaies. Ailleurs, on le plante comme haie ou arbre d'ornement depuis si longtemps qu'un promeneur européen le prendrait volontiers pour une essence locale partout où il pousse.

Le charme face au hêtre sur sol lourd ou humide

Pour une haie formelle classique, charme et hêtre commun (Fagus sylvatica) se valent à peu près, et les deux partagent ce feuillage marcescent tant apprécié comme écran visuel. La différence se joue au niveau du sol. Selon la base de données de la NC State Extension, le charme accepte un drainage allant de bon à occasionnellement humide, sur de l'argile, du limon ou du sable, avec un pH acide, neutre ou même alcalin ; la RHS y ajoute encore la craie. Le hêtre, en comparaison, végète et jaunit dès que l'argile devient lourde et mal drainée, et refuse toute eau stagnante. Sur une terre qui flaque après chaque averse, ou dans un creux du jardin resté humide jusqu'au printemps, mieux vaut donc miser sur le charme : le résultat sera plus sûr que le hêtre, sans sacrifier cet écran fourni qui garde ses feuilles.

Où et comment planter une haie de charme

Le charme se plaît autant en plein soleil qu'à mi-ombre : rares sont les essences de haie capables de rester presque aussi épaisses contre un mur exposé au nord ou sous de grands arbres qu'en situation dégagée. Installez les fouets à racines nues durant la dormance, entre l'automne et la fin d'hiver, dès que le sol se travaille encore, avec 45 à 60 cm entre chaque plant sur un rang simple, ou en quinconce sur deux rangs pour densifier plus vite l'écran. Comptez sur une pousse lente pour une plante de haie : un jeune charme prend nettement plus de temps à se garnir qu'un troène ou un leyland à croissance rapide. Cette lenteur a néanmoins un avantage : une haie bien en place conserve sa silhouette pendant des années, entre deux rénovations sévères. Livré à lui-même, il devient un arbre de belle taille, 12 à 18 mètres de haut pour 9 à 12 de large, mais des tailles régulières suffisent à le contenir à la hauteur souhaitée.

Quand et comment tailler une haie formelle

La RHS le confirme : le charme tolère très bien une taille sévère, exactement ce que réclame une haie ou un plessage. Un seul passage en fin d'été, une fois la pousse principale de la saison lignifiée, suffit généralement pour une haie classique, avec un bénéfice annexe : cela renforce la rétention marcescente qui donne sa structure hivernale. Pour un rendu plus net, visible toute l'année, mieux vaut deux interventions, l'une au début ou au milieu de l'été, l'autre en reprise vers la fin de saison. À éviter en revanche : tailler du vieux bois nu au cœur de l'hiver, quand le gel risque d'abîmer les plaies fraîches. La période la plus sûre pour rabattre sévèrement une haie négligée reste la fin de l'hiver, juste avant le débourrement.

Pourquoi les feuilles restent accrochées tout l'hiver

Cette rétention hivernale, appelée marcescence, s'explique par une couche d'abscission qui ne se forme pas complètement à la base du pétiole en automne. La feuille meurt, prend une teinte fauve ou cuivrée, mais reste en place jusqu'à ce que le gonflement des bourgeons de printemps finisse par la décrocher. Des travaux universitaires comparant charme et hêtre montrent que ce phénomène s'accentue, chez les deux essences, sur les jeunes sujets et sur les haies taillées régulièrement : voilà pourquoi une haie de charme entretenue garde bien plus de feuillage mort en hiver qu'un arbre mature laissé libre. Concrètement, pour qui veut de l'intimité en hiver, charme comme hêtre offrent un écran chaud et froissé de novembre à mars, ce qu'une essence franchement caduque comme l'aubépine ou l'érable champêtre ne propose pas.

Comment plesser un écran de charme

Plesser consiste à conduire une rangée d'arbres sur une armature horizontale commune, si bien que leurs branches finissent par s'entrelacer en un écran plat, une sorte de haie surélevée, avec un tronc dégagé en bas et une canopée étroite et taillée au-dessus. Le charme reste une référence en matière de plessage, pour les mêmes raisons déjà évoquées : il encaisse sans problème la taille estivale répétée et sévère qu'exige la technique, sa repousse fine et ramifiée tisse la structure en profondeur, et son feuillage marcescent évite à l'écran de paraître nu en plein hiver, contrairement à une essence plessée sans cette particularité. Un jeune sujet destiné au plessage se guide d'abord sur un support en bambou ou en fil de fer tant que ses pousses principales restent souples, palissé au fil de sa croissance, puis rabattu sévèrement une fois la structure garnie. Un charme plessé déjà en place se maintient ensuite avec la même taille de fin d'été que n'importe quelle haie ordinaire.

« Fastigiata » et les autres formes de jardin

Parmi les cultivars de charme, « Fastigiata » reste le plus répandu dans les petits jardins et les plantations urbaines. La RHS décrit son port jeune comme dressé, à couronne étroite, qui s'élargit avec le temps en une silhouette compacte et ovoïde, jusqu'à rejoindre à terme le gabarit de l'espèce type, soit plus de 12 mètres de haut pour plus de 8 de large, avec la même rusticité H7 face aux hivers continentaux rigoureux. On le réserve à une avenue étroite ou à un sujet isolé formel, là où la couronne plus ample et plus lâche de l'espèce type serait de trop. Les cultivars, dont « Fastigiata », ne se reproduisent pas fidèlement par semis : on les multiplie par greffe sur un porte-greffe issu de semis, ou par bouturage de bois tendre. L'espèce type, elle, se propage plutôt par semis dès que les graines arrivent à maturité, faute de quoi la germination peut traîner jusqu'à dix-huit mois.

Ravageurs, maladies et erreurs à éviter

Le charme n'accumule guère de soucis sanitaires. La RHS mentionne, à l'occasion, chenilles et pucerons, ainsi que de l'oïdium, du nectria et, plus rarement, de l'armillaire ; la base de données de la NC State Extension le juge quant à elle exempt de véritable problème d'insecte ou de maladie, à part quelques champignons responsables de taches foliaires et des écureuils qui rongent l'écorce des jeunes tiges. La faute la plus répandue consiste à planter un charme pour son écran hivernal puis à ne tailler qu'au printemps, ce qui supprime justement la pousse qui aurait dû retenir le feuillage marcescent l'hiver suivant : taillez plutôt en fin d'été si cet effet vous importe. Deuxième piège classique : croire que, parce qu'il ressemble au hêtre, il réclame le même sol parfaitement drainé. C'est l'inverse : le charme est justement l'arbre à choisir là où le terrain reste lourd ou humide.

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Le charme tolère l'argile lourde et un sol parfois détrempé mieux que le hêtre commun. Touchez pour révéler
Les fiches de la RHS et des services de vulgarisation classent le charme comme tolérant à l'argile et à un sol occasionnellement humide, alors que le hêtre n'aime ni la stagnation d'eau ni l'argile lourde.
Une haie de charme taillée perd proprement toutes ses feuilles mortes chaque automne. Touchez pour révéler
Le charme est marcescent : de nombreuses feuilles mortes restent accrochées tout l'hiver et sont délogées par la nouvelle pousse au printemps, surtout sur les haies maintenues taillées.
« Fastigiata » a une couronne étroite et dressée quand il est jeune, qui s'élargit en une forme compacte et ovale à maturité. Touchez pour révéler
La RHS décrit « Fastigiata » comme à couronne étroite quand il est jeune, devenant compact et ovoïde à maturité.
Le charme ne supporte pas la taille sévère, ce qui le rend inadapté aux haies formelles. Touchez pour révéler
La RHS note que le charme supporte bien la taille sévère, ce qui explique justement son usage en haies formelles et en écrans plessés.
Les écrans de charme plessés reposent sur la tolérance de l'arbre à une taille sévère répétée et sur sa repousse fine et ramifiée. Touchez pour révéler
Ces deux traits permettent aux branches du charme de se tisser en un écran dense et plat le long d'une structure de plessage.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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