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Rameau nu de noisetier (Corylus avellana) en fin d'hiver avec des chatons mâles jaune pâle pendant des rameaux et une minuscule fleur femelle rouge visible sur un bourgeon voisin
Photo: Nefronus (CC BY-SA 4.0)
8 min de lecture

Noisetier commun

Corylus avellana

Famille · Betulaceae

Corylus avellana a besoin d'un second cultivar à proximité, d'un sol léger et drainant, et de la casse d'août pour bien fructifier.

Facile Plein soleil ou mi-ombre légère, à l'abri des poches de gel (RHS) Arroser les jeunes plants pendant les périodes sèches ; les noisetiers établis se contentent de la pluie dans la plupart des sols (RHS) Non évalué par l'ASPCA ; les noisettes sont une culture vivrière familière

Corylus avellana

Fiche technique

  • ArrosageModéréArrosez tous les 9 jours
  • Exposition lumineuseSoleil partiel

Croissance

Famille
Betulaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
6/10
Taille adulte
400–800 cm
Diamètre du houppier
400–800 cm
Multiplication
  • Semis
  • Marcottage
  • Division

FloraisonChatons mâles jaunes et minuscules fleurs femelles rouges sur bois nu, de janvier à mars

Dormancecaduc ; nu en hiver, les chatons s'ouvrent sur le bois nu avant les feuilles

Temps de maturationatteint l'essentiel de ses 4 à 8 m en 5 à 10 ans (RHS) ; un sujet taillé donne une première petite récolte en 3 à 4 ans (RHS)

Sol et climat

pH du sol
pH 6.5–7.5
Types de sol
sable, terreau, craie
Tolérance à la sécheresse
Non

Lumière & Emplacement

Origine
De l'Europe au Caucase (POWO)
Où l'installer
  • haie abritée ou lisière de bois
  • cépée ou noiseraie
  • grande bordure mixte, à l'écart des poches de gel

Sécurité

Toxicité
Non évalué par l'ASPCA ; les noisettes sont une culture vivrière familière
Sans danger pour les animaux
Non

Espèce envahissanteSe propage par rejets depuis la base en une touffe à tiges multiples si les rejets ne sont pas retirés (RHS)

Données :GBIF Backbone TaxonomyRHSRHS AdviceOregon State University Extension

Où elle pousse

Répartition mondiale

Noisetier commun est native de 30 pays : Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique, Biélorussie, Bulgarie, Croatie et Danemark….GBIF recense 1 438 337 identifications documentées dans 77 pays, avec les plus fortes concentrations en France, Royaume-Uni et Allemagne.

France · 450 647Royaume-Uni · 345 928Allemagne · 126 377Suède · 110 874Pays-Bas · 65 463Suisse · 46 986Autriche · 43 886Belgique · 41 696Norvège · 32 968Pologne · 27 406Russie · 26 677Danemark · 23 878Espagne · 20 990Luxembourg · 12 970Slovaquie · 12 174Italie · 11 003Finlande · 7 983Tchéquie · 7 806Estonie · 3 630Ukraine · 3 463Irlande · 3 104États-Unis · 1 040Biélorussie · 862Portugal · 794Hongrie · 708Slovénie · 659Lituanie · 600Croatie · 494Turquie · 439Azerbaïdjan · 299Roumanie · 276Lettonie · 239Afghanistan · 214Canada · 214Géorgie · 205Grèce · 185Bulgarie · 177Serbie · 125Bosnie-Herzégovine · 119Arménie · 61Macédoine du Nord · 49Nouvelle-Zélande · 39Albanie · 33Monténégro · 31Iran · 24Moldavie · 22Brésil · 19Kazakhstan · 15Chine · 9Japon · 9Kirghizstan · 9Australie · 7Corée du Sud · 6Taïwan · 5Chili · 4Argentine · 3Chypre · 3Inde · 3Indonésie · 2Panama · 2Ouzbékistan · 2Colombie · 1Égypte · 1Groenland · 1Corée du Nord · 1Syrie · 1Tanzanie · 1
Identifications1,4 MPays natifs30
  • Albanie
  • Allemagne
  • Autriche
  • Belgique
  • Biélorussie
  • Bulgarie
  • Croatie
  • Danemark
  • Espagne
  • Estonie
  • Finlande
  • France
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  • Géorgie
  • Grèce
  • Hongrie
  • Îles Féroé
  • Irlande
  • Italie
  • Norvège
  • Pays-Bas
  • Pologne
  • Portugal
  • Roumanie
  • Royaume-Uni
  • Russie
  • Suède
  • Suisse
  • Tchéquie
  • Turquie
  • Ukraine

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

En Europe, l'arbuste qui balance des chatons jaunes au bout de ses branches nues en janvier, puis porte à l'automne des noisettes bien calées dans leur cupule feuillue, c'est Corylus avellana, le noisetier commun des haies. Plutôt qu'un tronc unique, il développe plusieurs tiges à partir d'une même souche et atteint, selon la RHS, 4 à 8 mètres aussi bien en hauteur qu'en largeur. Une fois bien enraciné, il se montre peu exigeant : un sol ordinaire qui draine correctement, un coin protégé des grosses gelées, voilà l'essentiel. Un détail compte pourtant beaucoup, la présence d'un second noisetier, génétiquement différent, à proximité. Seul, un plant s'autopollinise à peine et ne donne, la plupart du temps, qu'une récolte décevante.

D'où vient le noisetier et ce que vous cultivez

GBIF retient Corylus avellana L. comme nom scientifique valide et le range dans la famille des bouleaux, les Betulaceae, au sein de l'ordre des Fagales. D'après Kew et sa base Plants of the World Online, l'espèce est originaire d'une zone qui va de l'Europe jusqu'au Caucase. Là-bas, bien avant qu'on songe à le cultiver pour ses fruits, il pousse spontanément en lisière de forêt, dans les haies et sur les pentes boisées. On trouve aujourd'hui sous ce même nom des formes très différentes : le noisetier de haie ordinaire, planté pour son bois et pour accueillir la faune ; des cultivars choisis pour la taille ou le goût de leurs noisettes ; des variétés à feuillage pourpre telles que 'Fuscorubra' ; et le curieux noisetier tortueux, Corylus avellana 'Contorta', apprécié des fleuristes pour ses tiges en tire-bouchon, qui lui ont d'ailleurs valu l'Award of Garden Merit de la RHS, bien plus que pour sa production de noisettes. Malgré ces différences d'aspect, toutes ces formes réclament globalement le même entretien de base.

Emplacement, sol et lumière

Côté sol, la RHS recommande une texture légère, sableuse et bien drainée, avec un pH compris entre 6,5 et 7,5. Choisissez un emplacement en plein soleil ou à mi-ombre légère, à l'écart des grands vents et des creux où l'air froid s'accumule par nuit calme. Le noisetier accepte aussi bien la craie que le terreau ou le sable, et supporte l'alcalinité mieux que la plupart des fruitiers, ce qui explique sa présence fréquente sur les coteaux calcaires. Un piège classique consiste à trop nourrir le sol : la RHS déconseille formellement un terrain trop fertile, qui favorise le feuillage aux dépens des fleurs et donc des noisettes. Laissez de côté le compost riche et les apports généreux réservés à d'autres arbustes fruitiers.

Plantation et les premières années

La plantation d'un sujet à racines nues se fait entre novembre et mars, en pleine dormance : installez-le à la même profondeur qu'en pépinière, tassez, puis étalez un paillis tout autour du pied, sans toucher l'écorce, pour garder l'humidité. Un seul apport d'engrais équilibré par an suffit, environ 70 grammes au mètre carré en fin d'hiver ; inutile d'en faire plus, cela desservirait la plante. Durant les deux premiers étés, arrosez lors des périodes sèches pour accompagner l'installation des racines, puis laissez la pluie prendre le relais sur la plupart des sols. Un plant non taillé, accompagné d'une variété partenaire, peut donner une petite première récolte au bout de trois ou quatre ans. Toutefois, un sujet façonné en gobelet à centre ouvert, comme expliqué plus loin, produira des noisettes de façon bien plus régulière qu'un arbuste laissé libre.

Chatons et pollinisation : pourquoi un noisetier isolé fructifie souvent mal

Certes, le noisetier porte les deux sexes sur un même pied, mais il les sépare soigneusement : d'un côté, de longs chatons mâles jaunes qui dispersent leur pollen dans le vent ; de l'autre, de minuscules fleurs femelles, guère plus qu'un bourgeon coiffé d'une touffe rouge, présentes sur les mêmes rameaux nus. La floraison dure de janvier à mars, sur quatre à six semaines, mais les organes mâles et femelles d'un même plant s'activent rarement en même temps : l'autofécondation reste donc exceptionnelle. Sur ce point, la RHS ne laisse pas de place au doute : il faut au minimum deux cultivars différents pour espérer une bonne nouaison. Selon l'Oregon State University Extension, chaque chaton libère plus d'un million de grains de pollen, preuve que ce n'est jamais la quantité qui fait défaut, mais bien le calendrier. Voilà pourquoi les producteurs professionnels associent toujours une variété précoce, une de mi-saison et une tardive.

Taille : d'une jeune flèche à la casse d'août

D'après la RHS, on rabat un jeune noisetier à environ 45 cm dès la plantation ; l'été suivant, on supprime les pousses trop basses et on raccourcit d'environ un tiers les branches latérales restantes, de façon à obtenir un gobelet ouvert reposant sur 8 à 10 tiges principales bien dressées. Cette charpente une fois construite, les producteurs recourent chaque mois d'août à une méthode appelée « brutting », ou casse : on brise à la main, sans les couper, les pousses latérales les plus longues formées dans l'année, qui pendent alors à moitié détachées sur l'arbuste. Ce geste, en apparence maladroit, laisse en réalité entrer davantage de lumière et d'air dans la ramure, ce qui déclenche la formation des futures fleurs femelles le long des tiges raccourcies. En hiver, une seconde intervention réduit les rameaux cassés à trois ou quatre bourgeons et élimine le bois trop vieux ou encombrant, pour que l'arbuste reste productif au lieu de s'emmêler en un fouillis de tiges fines.

Cépée et rejets

Puisqu'on le conduit davantage pour sa structure que pour ses fruits, le noisetier accepte très bien des coupes de rajeunissement drastiques. La sylviculture traditionnelle en profite d'ailleurs pour recéper des souches entières tous les quelques ans, en tranchant les tiges au ras du sol en hiver afin d'obtenir des perches bien droites, utilisées ensuite pour des claies ou des tuteurs à pois et à haricots, pendant que les racines repartent de plus belle. Cette vigueur naturelle produit aussi des rejets tout au long de l'année : de nouvelles tiges qui jaillissent des racines, parfois assez loin du pied principal. Si on les laisse pousser, ils densifient la souche en une touffe à multiples tiges, effet recherché pour une haie ou une cépée. Dans une bordure en revanche, il vaut mieux couper ou arracher ces rejets dès leur apparition, à leur point de départ. Un rejet muni d'un fragment de racine reste d'ailleurs, avec le semis et le marcottage, l'une des façons les plus simples de multiplier la plante.

Acariose des bourgeons, balanin et écureuils

Méfiez-vous des bourgeons d'hiver qui paraissent nettement plus ronds et gonflés que les autres : c'est en général le signe d'un acarien galligène niché à l'intérieur. La RHS le classe parmi les ravageurs habituels du noisetier, aux côtés des chenilles, des pucerons et des tenthrèdes ; il affaiblit les pousses et les chatons issus du bourgeon contaminé. À la fin de l'été, un autre souci se loge directement dans les noisettes : un petit trou rond, ou une larve pâle à l'intérieur, trahit le passage du balanin, qui a déposé son œuf dans le fruit encore jeune plus tôt dans la saison. Selon la RHS, la parade la plus fiable consiste à biner le sol sous l'arbuste en hiver, pour exposer les larves hivernantes et les détruire. Les écureuils, eux, restent souvent les pillards les plus voyants, capables de vider une récolte encore verte bien avant sa maturité ; là où ils deviennent trop gourmands, la RHS conseille de récolter un peu tôt plutôt que de tout laisser filer. Enfin, l'oïdium peut recouvrir de blanc les grandes feuilles d'un sujet trop à l'étroit et à l'air sec : améliorer la circulation d'air par la taille, comme vu plus haut, reste plus efficace que n'importe quel traitement contre lui.

Récolter les noisettes

Le signal de maturité, c'est le jaunissement des cupules feuillues, en général fin septembre au Royaume-Uni si l'on suit le calendrier de la RHS. Cueillez à la main dès que ces cupules se détachent sans effort, sans attendre que chaque noisette tombe seule. Étalez ensuite la récolte en fine couche, dans un lieu sec et bien ventilé, en la retournant chaque jour ou tous les deux jours, jusqu'à ce que les coques s'entrechoquent librement et que l'amande soit devenue bien dure. Des noisettes stockées encore humides moisissent rapidement, alors que celles correctement séchées se conservent plusieurs mois dans un contenant frais, sec et fermé aux rongeurs. Cultivé pour ses fruits plutôt que pour son bois ou son allure hivernale, un noisetier finit ainsi par rembourser, année après année, l'effort mis dans ces premières tailles de formation.

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Un noisetier isolé s'autopollinise de manière fiable et donne à lui seul une bonne récolte de noisettes. Touchez pour révéler
La RHS conseille de planter au moins deux cultivars différents : les fleurs mâles et femelles d'un noisetier isolé s'ouvrent rarement en même temps, l'autopollinisation est donc sporadique et la nouaison généralement faible.
Les chatons du noisetier s'ouvrent en plein été, juste avant la maturité des noisettes. Touchez pour révéler
Les chatons s'ouvrent sur le bois nu de janvier à mars, bien avant les feuilles, libérant un pollen porté par le vent pendant que de minuscules fleurs femelles rouges attendent sur les mêmes rameaux.
La « casse d'août », qui consiste à casser à la main les pousses latérales de l'année, est une véritable technique de taille recommandée par la RHS pour favoriser les fleurs femelles. Touchez pour révéler
Les producteurs cassent plutôt que coupent les rameaux latéraux les plus longs chaque août ; cela ouvre la ramure à la lumière et déclenche la formation des fleurs femelles de l'année suivante sur les pousses raccourcies.
Un bourgeon d'hiver du noisetier nettement gonflé et arrondi est toujours le signe d'une croissance vigoureuse. Touchez pour révéler
Un bourgeon anormalement gros signale généralement la présence d'un acarien galligène, l'un des ravageurs recensés par la RHS sur le noisetier ; il affaiblit la pousse ou le chaton qui en émergerait sinon.
Le balanin des noisettes pond son œuf dans une jeune noisette en cours de développement, et sa larve est celle qu'on retrouve plus tard dans une noisette véreuse. Touchez pour révéler
Les balanins adultes pondent leurs œufs dans les jeunes noisettes ; les larves s'y nourrissent jusqu'à la chute du fruit, puis hivernent dans le sol, ce qui explique pourquoi la RHS recommande de biner le sol sous l'arbuste en hiver.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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