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Tapis dense de Curio rowleyanus (collier de perles) montrant ses feuilles succulentes sphériques, de la taille d'un petit pois, retombant sur le sol
Photo: Agnieszka Kwiecień, Nova (CC BY-SA 4.0)
7 min de lecture

Collier de perles

Curio rowleyanus

Famille · Asteraceae

Le collier de perles se lit sur ses billes : quand arroser, quelle lumière lui donner, et pourquoi l'excès d'eau le tue plus souvent que la sécheresse.

Facile Lumière vive indirecte, un peu de soleil direct Trempage-séchage ; parcimonieux en hiver Non évaluée par l'ASPCA ; la sève peut irriter la peau (RHS)

Curio rowleyanus

Fiche technique

  • ArrosagePeuArrosez tous les 14 jours
  • Exposition lumineuseSoleil partiel
  • Zone de rusticitéUSDA 10–11

Croissance

Famille
Asteraceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
4/10
Taille adulte
5–10 cm
Diamètre du houppier
10–50 cm
Floraison
Petites fleurs blanches parfumées à la cannelle, en été
Multiplication
  • Bouturage
  • Marcottage

Dormanceralentit pendant les mois frais de l'hiver

Temps de maturation1 à 2 ans

Sol et climat

Tolérance à la sécheresse
Oui

Types de solterreau drainant pour cactées et succulentes, terreau argilo-limoneux additionné de sable grossier

Lumière & Emplacement

Origine
Provinces du Cap, Afrique du Sud
Où l'installer
  • fenêtre exposée à l'est ou à l'ouest
  • terrasse abritée et ensoleillée (hors gel)
  • pot en terre cuite avec trous de drainage
  • suspension

Sécurité

Toxicité
  • HumainsToxique

Données :GBIFPlants of the World Online (Kew)RHSMissouri Botanical Garden

Où elle pousse

Répartition mondiale

Collier de perles est native d'un seul pays : Afrique du Sud.GBIF recense 74 identifications documentées dans 13 pays, avec les plus fortes concentrations en Brésil, États-Unis et Afrique du Sud.

Brésil · 10États-Unis · 10Afrique du Sud · 10Mexique · 3Colombie · 2Égypte · 2Belgique · 1Canada · 1Équateur · 1Corée du Sud · 1Namibie · 1Pays-Bas · 1
Identifications74Pays natifs1
  • Afrique du Sud

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

On la trouve presque partout sous le nom de collier de perles, et son nom botanique est Curio rowleyanus : une succulente retombante dont les tiges filiformes portent des billes vertes de la taille d'un petit pois. Chaque bille garde sur un côté une fenêtre translucide, un point qui laisse passer la lumière jusqu'à la chlorophylle même quand la perle regarde ailleurs que le soleil. Pendant des décennies, on l'a cultivée et cataloguée sous l'appellation Senecio rowleyanus, jusqu'à ce que les botanistes fassent glisser la majeure partie du groupe vers le genre Curio ; c'est pour cette raison que les vieux ouvrages, les étiquettes de pépinière et beaucoup de jardineries continuent d'employer Senecio comme si de rien n'était. Sortie de son petit pot de pépinière, la plante paraît souvent clairsemée, presque famélique. Les chapelets gagnent en épaisseur et se multiplient dès la première année, une fois qu'elle trouve une lumière plus généreuse et un rythme d'arrosage qui lui va vraiment : pour cette espèce, cela veut dire moins d'eau et davantage de patience que pour la plupart des plantes de la maison.

Le Cap, pas la Namibie

Selon Plants of the World Online, l'aire d'origine de Curio rowleyanus se limite aux provinces du Cap, en Afrique du Sud, où la plante tapisse les pentes rocheuses et les corniches des falaises. Beaucoup de guides pour plantes d'intérieur répètent pourtant une vieille affirmation : elle viendrait de Namibie ou d'Afrique du Sud-Ouest. Cette idée remonte à l'époque où elle portait encore le nom Senecio, et à sa ressemblance avec d'autres Curio des zones arides qui, eux, poussent bien plus au nord et à l'ouest ; la source taxonomique de référence la rattache pourtant spécifiquement à la région du Cap. Dans son milieu naturel, les perles retombent le long des parois rocheuses et s'enracinent dès qu'une tige touche le sol, exactement le même réflexe qui permet à une suspension d'intérieur de se garnir si vite une fois bien installée.

Lumière : vive, pas brûlante

En extérieur, le RHS range cette plante dans la catégorie plein soleil à mi-ombre, mais son propre guide de culture affine la consigne pour un pot d'intérieur : une fenêtre orientée est ou ouest suffit à garder les perles rondes et bien pleines, sans les livrer à la puissance du soleil de midi en été, capable de brûler de petites plaques sur la peau de chaque feuille en une journée. Après plusieurs mois de lumière faible, la plante s'étiole : les espaces entre les perles s'allongent, et le chapelet finit par ressembler à une simple corde plutôt qu'à un collier. Ramenée progressivement vers plus de lumière, sur deux ou trois semaines, elle repart en croissance dense, mais la portion déjà étiolée ne se resserre jamais. Le plein soleil en extérieur ne se justifie que dans un climat sans gel, et seulement après une acclimatation en douceur.

Lire les perles plutôt que le calendrier

Chaque perle fonctionne comme une réserve d'eau miniature : elle trahit les besoins de la plante bien avant que le terreau ne donne le moindre indice. Molles et un peu flasques, les perles réclament un arrosage. Ratatinées et fripées, elles signalent au contraire un manque d'eau prolongé. Translucides, jaunies ou carrément molles, elles indiquent que les racines trempent dans une eau qu'elles n'arrivent plus à absorber. Le RHS recommande de tremper le terreau en profondeur pendant la saison de croissance, de le laisser sécher entièrement avant le tour suivant, puis d'espacer fortement les arrosages en hiver, tout juste de quoi empêcher les perles de se rider : une plante au repos, dans un coin frais et peu lumineux, peut pourrir après un seul excès d'eau qui serait passé inaperçu en plein été. Ce qui tue la plupart des colliers de perles, ce n'est presque jamais le manque d'eau, mais la pourriture des tiges et des racines dans un pot détrempé. Un chapelet devenu sec et cassant se rattrape souvent en coupant jusqu'à la partie saine pour relancer des boutures ; une base molle et noircie, en revanche, ne se répare presque jamais.

Le geste en vidéo Pincez la base : ferme ou molle ?

Substrat, pots et rempotage

Un terreau drainant pour cactées et succulentes fait l'affaire, ou vous pouvez en composer un : deux volumes de terreau argilo-limoneux sans tourbe pour un volume de sable grossier horticole, dans un contenant percé d'un trou de drainage. La terre cuite l'emporte sur le plastique ou la céramique vernissée, parce que l'évaporation à travers sa paroi rend l'excès d'eau accidentel moins probable. Un pot large et peu profond, ou une suspension, conviennent mieux qu'un contenant haut : les racines restent en surface, tandis que ce sont les tiges qui assurent toute la croissance en retombant par-dessus le bord plutôt qu'en plongeant dans le terreau. Rempotez seulement quand les racines occupent tout l'espace ou que le substrat s'est appauvri, en montant d'une taille au maximum et en changeant la terre plutôt qu'en enfouissant plus de tige : des perles enterrées contre un terreau humide sont un point de départ classique de la pourriture.

Nourrir sans excès pendant la saison de croissance

Un apport mensuel maximum, entre avril et septembre, avec un engrais liquide universel dilué de moitié, suffit largement ; arrêtez complètement dès que la croissance ralentit à l'automne, et tout l'hiver. Nourrir la plante selon un calendrier fixe pendant son repos produit une pousse molle et fragile, que la lumière disponible ne suffit pas à soutenir. Les perles stockant elles-mêmes l'eau et l'énergie de la plante, le collier de perles tolère bien mieux un oubli d'engrais que la majorité des plantes d'intérieur : sauter un mois passe presque inaperçu, tandis qu'une plante trop nourrie en lumière faible s'étiole tout simplement plus vite que ce que la lumière peut compenser.

Bouturer de nouveaux chapelets

Le bouturage de tige reste la voie la plus simple. Prélevez des tronçons sains d'environ 10 cm, laissez sécher les extrémités une journée pour qu'elles forment un cal, puis posez-les à plat sur un terreau de bouturage humide, sans les enfoncer debout : les nouvelles racines naissent sous la tige, à chaque endroit où une perle touche le sol. Comptez environ un mois pour voir apparaître des racines à température ambiante, un délai plus court en pleine saison de croissance que dans une pièce fraîche d'hiver. Cette facilité d'enracinement rend aussi le marcottage très accessible : il suffit d'épingler une tige encore reliée au pied mère sur le terreau d'un second pot, puis de couper le lien avec la plante d'origine une fois que la nouvelle portion s'est enracinée d'elle-même.

Fleurs, sève et manipulation

Une fois bien installée, la plante peut produire en été de petites fleurs blanches en forme de pinceau, légèrement parfumées à la cannelle, portées sur de courtes tiges au-dessus des perles. Elles restent anecdotiques comparées au feuillage, et rien ne garantit leur apparition sur un sujet jeune ou trop à l'ombre. D'après le RHS, la sève peut irriter la peau et l'ensemble de la plante peut causer des troubles digestifs en cas d'ingestion ; mieux vaut donc porter des gants pour la taille ou le prélèvement de boutures. L'ASPCA, dans sa base de données sur les plantes toxiques et non toxiques, ne consacre aucune fiche à cette espèce : sa dangerosité pour les chats, les chiens ou les chevaux n'est donc pas officiellement documentée. Il reste prudent de la traiter comme n'importe quelle succulente à sève irritante, et de la tenir hors de portée des animaux qui grignotent les plantes d'intérieur.

Erreurs courantes et parasites

Deux erreurs expliquent la mort de la plupart des colliers de perles : arroser selon un calendrier plutôt que selon l'état réel des perles, et utiliser un substrat qui garde l'eau autour des racines. Les deux aboutissent au même résultat, une base de tige molle et noircie. Pucerons et cochenilles farineuses peuvent s'installer dans le feuillage dense près de la couronne ou dans les aisselles des jeunes pousses ; on les repère à de petits amas d'insectes ou au résidu cotonneux que laissent les cochenilles. Un coton-tige trempé dans l'alcool isopropylique ou un savon insecticide suffit à s'en débarrasser avant qu'ils ne gagnent le reste du chapelet. Quant à la confusion avec Curio herreanus, le chapelet de larmes aux perles allongées plutôt que rondes, elle relève d'une simple étiquette mal posée en pépinière plutôt que d'un vrai souci de culture : les deux espèces demandent la même lumière vive et le même arrosage mesuré.

Le geste en vidéo Coton-tige sur la cochenille
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Curio rowleyanus est originaire des provinces du Cap, en Afrique du Sud, et non de Namibie comme l'affirment de nombreux guides de plantes d'intérieur. Touchez pour révéler
Plants of the World Online (Kew) situe son aire d'origine dans les provinces du Cap, en Afrique du Sud ; l'attribution à la Namibie remonte à des références plus anciennes et moins précises.
Le collier de perles doit être arrosé selon un calendrier hebdomadaire strict, quel que soit l'aspect des perles. Touchez pour révéler
Arrosez selon la fermeté des perles, avec un rythme trempage-séchage ; un calendrier fixe, surtout en hiver, est la cause la plus fréquente de pourriture des tiges et des racines.
Cette plante a d'abord été classée dans le genre Senecio avant d'être transférée dans le genre Curio. Touchez pour révéler
Elle a longtemps été cultivée et vendue sous le nom de Senecio rowleyanus ; la majorité de ce groupe, dont cette espèce, a ensuite été reclassée dans le genre Curio.
L'ASPCA classe Curio rowleyanus comme toxique pour les chats, les chiens et les chevaux. Touchez pour révéler
L'espèce n'a aucune fiche dédiée dans la base de données de l'ASPCA sur les plantes toxiques et non toxiques ; sa toxicité officielle pour les animaux de compagnie n'est donc pas établie.
Pour bien s'enraciner, les boutures de tige doivent être enterrées debout dans le terreau. Touchez pour révéler
Les boutures s'enracinent mieux posées à plat sur la surface du sol, car les nouvelles racines se forment sous la tige, partout où une perle touche le terreau.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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