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Fleur en trompette jaune citron fraîche d'Hemerocallis lilioasphodelus (hémérocalle jaune) avec des boutons verts fermés sur une tige ramifiée
Photo: Alejandro Bayer Tamayo from Armenia, Colombia (CC BY-SA 2.0)
6 min de lecture

Hémérocalle jaune

Hemerocallis lilioasphodelus

Famille · Asphodelaceae

Hemerocallis lilioasphodelus fleurit des semaines avant les autres hémérocalles ; ses fleurs jaunes parfumées ont donné naissance à des générations d'hybrides.

Facile Plein soleil pour une floraison optimale ; tolère la mi-ombre selon la RHS Sol frais mais bien drainé ; besoins en eau moyens, surtout importants avant la floraison Toxique pour les chats (insuffisance rénale) ; non toxique pour les chiens, selon l'ASPCA

Hemerocallis lilioasphodelus

Fiche technique

  • ArrosageModéréArrosez tous les 7 jours
  • Exposition lumineuseSoleil partiel
  • Zone de rusticitéUSDA 4–10

Croissance

Famille
Asphodelaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
5/10
Taille adulte
50–100 cm
Diamètre du houppier
50–100 cm
Multiplication
  • Semis
  • Division

FloraisonFin de printemps à début d'été, fleurs jaune citron parfumées de 8 à 9 cm de large, chacune durant 1 à 2 jours

Dormancecaduque ; le feuillage disparaît après les gelées d'automne, de nouvelles pousses émergent au printemps

Temps de maturation2 à 5 ans

Sol et climat

pH du sol
pH 6–6.5
Types de sol
craie, argile, terreau
Sol salin
Partiellement toléré
Tolérance à la sécheresse
Non

Lumière & Emplacement

Où l'installer
  • bordure dégagée en plein soleil
  • grand contenant sur une terrasse
  • massif de jardin champêtre ou informel
  • grand pot bien drainé, à rentrer dans un endroit abrité l'hiver

OrigineSud-est des Alpes, nord-est de l'Albanie, sud-ouest de la Sibérie jusqu'à la Corée du Sud, selon Plants of the World Online

Sécurité

Toxicité
  • ChatsToxique
  • ChiensSans danger

Espèce envahissantenon signalée comme invasive ; contrairement au lis de fossé orange stolonifère (Hemerocallis fulva), cette espèce reste en une touffe qui s'élargit lentement

Données :Hemerocallis lilioasphodelus L., GBIF BaHemerocallis lilioasphodelus L., Plants RHSMissouri Botanical Garden Plant FinderClemson HGICASPCA

Où elle pousse

Répartition mondiale

Hémérocalle jaune est native de 8 pays : Albanie, Chine, Corée du Sud, Croatie, Italie, Kazakhstan, Mongolie et Russie.GBIF recense 6 955 identifications documentées dans 57 pays, avec les plus fortes concentrations en États-Unis, Suède et Allemagne.

États-Unis · 1 221Suède · 1 052Allemagne · 684France · 650Italie · 495Canada · 427Royaume-Uni · 293Chine · 253Norvège · 241Russie · 176Suisse · 119Tchéquie · 115Brésil · 112Autriche · 102Belgique · 69Danemark · 64Hongrie · 55Finlande · 54Pays-Bas · 51Mexique · 32Roumanie · 28Corée du Sud · 26Colombie · 24Slovaquie · 23Mongolie · 21Pologne · 19Portugal · 17Slovénie · 16Espagne · 12Estonie · 11Japon · 8Croatie · 5Kazakhstan · 5Ukraine · 5Albanie · 3Australie · 3Fidji · 3Iran · 3Nouvelle-Calédonie · 3Nouvelle-Zélande · 3Afrique du Sud · 3Bosnie-Herzégovine · 2Biélorussie · 2Équateur · 2Bolivie · 1Égypte · 1Honduras · 1Corée du Nord · 1Lituanie · 1Malaisie · 1Philippines · 1Serbie · 1
Identifications7 kPays natifs8
  • Albanie
  • Chine
  • Corée du Sud
  • Croatie
  • Italie
  • Kazakhstan
  • Mongolie
  • Russie

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Si votre Hemerocallis lilioasphodelus tout juste planté ouvre ses fleurs des semaines avant toutes les autres hémérocalles du jardin, rien d'anormal : cette espèce fleurit dès la fin du printemps et au début de l'été, avant la quasi-totalité des cultivars hybrides qui en descendent. Chaque fleur en entonnoir, d'un jaune citron, exhale un parfum sucré qui monte encore le soir venu, un trait que beaucoup d'hybrides récents, sélectionnés d'abord pour la taille et la couleur, ont fini par perdre en route. À l'inverse du lis de fossé orange, Hemerocallis fulva, qui envahit routes et jardins oubliés grâce à ses stolons traçants, cette espèce-ci reste bien groupée en touffe et ne s'élargit que lentement. Plein soleil, sol frais sans excès d'humidité, et une division tous les quelques années : voilà l'essentiel de ce dont elle a besoin.

Une espèce à l'origine de générations d'hybrides jaunes

Hemerocallis lilioasphodelus, qu'on trouve parfois encore vendue sous son ancien nom Hemerocallis flava, compte parmi les toutes premières espèces d'hémérocalles à être entrées dans des programmes de sélection volontaire. Sa floraison précoce et son parfum marqué le soir en ont fait un parent de choix pour les obtenteurs en quête de senteur et d'un jaune net, deux qualités que la plupart des cultivars modernes à grandes fleurs ont depuis atténuées. Sur une étiquette qui mentionne Hemerocallis 'Flava' ou évoque lilioasphodelus dans la filiation, c'est en général le parfum du soir qui explique pourquoi cette lignée a été retenue. L'espèce mérite pourtant d'être appréciée pour elle-même : une touffe bien installée en pleine floraison, surtout au crépuscule quand le parfum atteint son pic, propose quelque chose qu'aucun de ses descendants à fleurs géantes ne restitue tout à fait.

Plein soleil, sol frais : une comparaison honnête avec le lis de fossé

Réservez-lui du plein soleil pour une floraison au maximum, même si la RHS reconnaît qu'elle supporte aussi la mi-ombre. Le sol doit rester frais tout en restant bien drainé : craie, argile ou terreau conviennent tous, avec un pH légèrement acide, entre 6 et 6,5, qui donne les meilleurs résultats d'après la Clemson Cooperative Extension. Un sol détrempé en hiver reste la cause numéro un de perte d'une touffe ; des buttes surélevées ou un bon apport de compost mélangé à une argile lourde préviennent la plupart des soucis de drainage avant qu'ils n'apparaissent.

Mieux vaut clarifier tout de suite la comparaison avec le lis de fossé, tant les deux espèces se confondent régulièrement en pépinière ou lors d'échanges entre jardiniers. Hemerocallis fulva, le lis de fossé orange qui s'est naturalisé le long des routes dans une grande partie de l'Amérique du Nord, se propage agressivement par stolons et peut devenir franchement difficile à déloger une fois bien installé. Hemerocallis lilioasphodelus n'a rien à voir avec ce comportement : elle forme une touffe qui grossit lentement et ne bouge pas de son emplacement, ce qui en fait un choix bien plus sûr pour un massif mixte ou un petit jardin, là où un rhizome traçant deviendrait vite envahissant.

Comment l'arroser selon la saison

Ses besoins en eau restent modérés, entre une vivace de zone humide très gourmande et une plante totalement tolérante à la sécheresse, surtout durant les semaines qui précèdent la floraison. La RHS observe qu'un printemps sec peut freiner la floraison même sur une touffe par ailleurs en bonne santé : mieux vaut donc arroser en profondeur pendant les périodes sèches avant la formation des boutons plutôt que d'intervenir plus tard, une fois les boutons déjà ouverts. Un plant bien installé dans un sol de jardin correct se passe généralement d'arrosage supplémentaire en dehors des sécheresses marquées, mais un sujet en pot s'assèche plus vite et mérite une surveillance plus fréquente pendant la période de croissance.

Effeuiller des fleurs qui ne durent qu'un jour

Le nom de genre Hemerocallis vient du grec kallos (beauté) et hemera (jour), et c'est à prendre au pied de la lettre : chaque fleur s'ouvre une seule fois et se fane en un ou deux jours à peine. Pincez chaque jour les fleurs fanées pendant toute la période de floraison, à la fois pour l'esthétique et pour éviter que la plante ne gaspille de l'énergie à produire des graines. Une fois toutes les fleurs d'une hampe terminées, coupez la tige entière près du sol plutôt que de laisser une tige nue debout pour le reste de la saison.

Diviser la touffe au bon moment

En quelques saisons, les touffes s'épaississent et fleurissent de moins en moins bien à mesure que le centre s'encombre ; diviser relance ce cycle. D'après la Clemson Cooperative Extension, soulevez et divisez la touffe juste après la floraison ou en tout début de printemps, à l'aide d'une bêche ou de deux fourches plantées dos à dos pour séparer des éventails sains de feuilles et de racines. C'est aussi le seul moyen sûr de garder un cultivar nommé fidèle à lui-même, puisque les semis d'hémérocalles hybrides ressemblent rarement au pied-mère.

Rouille de l'hémérocalle et cécidomyie des galles

La rouille de l'hémérocalle, provoquée par le champignon Puccinia hemerocallidis, se traduit par des taches ou des stries jaune vif sur le dessus des feuilles, avec des pustules sporifères jaune-orangé en dessous ; passer un mouchoir blanc sur une feuille atteinte y laisse une trace couleur rouille. La plupart des cultivars d'hémérocalles y sont sensibles, et le champignon persiste sur le feuillage contaminé : retirer et jeter les feuilles touchées, sans les composter, reste la première mesure à prendre.

Le geste en vidéo Essuyez la feuille au chiffon humide

La cécidomyie des hémérocalles pose un tout autre problème : une petite mouche pond ses œufs dans les boutons en formation, entre mai et juillet environ, et les larves qui s'y développent font gonfler et déformer les boutons, qui pourrissent ou ne s'ouvrent jamais. Comme cette espèce fleurit tôt, précisément dans la fenêtre où la cécidomyie pond, elle figure parmi les hémérocalles les plus exposées à ce ravageur, alors que les cultivars à floraison tardive achèvent souvent leur cycle après cette période et y échappent largement. La RHS conseille de retirer et détruire tout bouton gonflé ou déformé dès qu'il se manifeste, faute de traitement efficace une fois les larves installées à l'intérieur.

Cerfs, chats et autres dangers

Les cerfs raffolent du feuillage et des boutons floraux des hémérocalles, et cette espèce n'échappe pas à la règle ; là où leur pression est forte, une clôture ou un répulsif en spray offrent bien plus de garanties que le simple espoir de passer inaperçu. L'ASPCA classe les hémérocalles, le genre Hemerocallis dans son ensemble, comme toxiques pour les chats, avec vomissements, léthargie et insuffisance rénale parmi les effets observés après ingestion, tout en précisant que la même plante ne présente pas de danger pour les chiens. Cette nuance compte surtout dans un foyer avec des chats : gardez pots et fleurs coupées hors de portée, car même une petite quantité de matière végétale a déjà été associée à des troubles graves chez cet animal.

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Hemerocallis lilioasphodelus fleurit plusieurs semaines plus tôt que la plupart des hybrides modernes d'hémérocalles. Touchez pour révéler
Elle est appréciée pour sa précocité de floraison, de la fin du printemps au début de l'été, bien avant la plupart des cultivars hybrides à grandes fleurs qui en sont issus.
Comme le lis de fossé orange, Hemerocallis lilioasphodelus se propage de façon agressive par stolons traçants. Touchez pour révéler
Contrairement à Hemerocallis fulva, le lis de fossé orange stolonifère, cette espèce forme une touffe qui s'élargit lentement et reste là où elle est plantée.
L'ASPCA classe les hémérocalles (espèces Hemerocallis) comme non toxiques pour les chiens. Touchez pour révéler
L'ASPCA répertorie les hémérocalles comme toxiques pour les chats mais non toxiques pour les chiens, bien que le principe toxique chez les chats soit indiqué comme inconnu.
Les hémérocalles à floraison précoce sont généralement plus vulnérables à la cécidomyie des hémérocalles que les variétés à floraison tardive. Touchez pour révéler
La cécidomyie pond ses œufs dans les boutons en développement à peu près de mai à juillet ; les variétés précoces fleurissent dans cette fenêtre tandis que beaucoup de cultivars tardifs terminent leur floraison après et y échappent largement.
Une fleur individuelle d'Hemerocallis lilioasphodelus reste généralement ouverte environ une semaine. Touchez pour révéler
Chaque fleur s'ouvre une seule fois et se fane en un à deux jours, conformément au nom du genre Hemerocallis, du grec « beauté d'un jour ».

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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