Laurier-sauce
Laurus nobilis
Famille · Lauraceae
Le laurier-sauce (Laurus nobilis) veut du plein soleil, un terreau qui sèche entre les arrosages et un abri sous -5 °C : taille, rejets, psylle, cochenilles.
Laurus nobilis
Fiche technique
- ArrosagePeuArrosez tous les 8 jours
- Exposition lumineusePlein soleil
- Température idéale-10–-5 °C
- Zone de rusticitéUSDA 8–10
Croissance
- Famille
- Lauraceae
- Cycle
- Vivace
- Vitesse de croissance
- 4/10
- Taille adulte
- 240–370 cm
- Diamètre du houppier
- 240–900 cm
- Multiplication
- Semis
- Bouturage
- Marcottage
FloraisonPetites grappes de fleurs jaune pâle au printemps, discrètes et non la raison pour laquelle on le cultive
Dormancepersistant, croissance ralentie en hiver
Temps de maturationplusieurs années pour former une belle tige ; se densifie lentement une fois taillé
Sol et climat
- Types de sol
- limon, sable
- Tolérance à la sécheresse
- Oui
Lumière & Emplacement
- Origine
- Bassin méditerranéen
- Où l'installer
- la fenêtre la plus lumineuse possible, idéalement avec plusieurs heures de soleil direct
- terrasse ou cour abritée et ensoleillée
- mur exposé au sud ou à l'ouest
- terreau à base de terre sans tourbe, comme le John Innes n°2, additionné de gravillons horticoles
Sécurité
- Toxicité
- ChatsToxique
- ChiensToxique
- ChevauxToxique
Données :GBIFPOWO (Kew)ASPCARHSNC State Extension, Gardener Plant Toolb
Où elle pousse
Répartition mondiale
Laurier-sauce est native de 13 pays : Albanie, Algérie, Chypre, Croatie, France, Grèce, Italie et Liban….GBIF recense 74 385 identifications documentées dans 90 pays, avec les plus fortes concentrations en France, Espagne et Italie.
- Albanie
- Algérie
- Chypre
- Croatie
- France
- Grèce
- Italie
- Liban
- Libye
- Maroc
- Territoires palestiniens
- Tunisie
- Turquie
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
Boule taillée sur tige ou simple sujet en pot, peu importe la présentation : le laurier-sauce du jardinier et celui que le cuisinier glisse entier dans son bouillon sont la même plante, reconnue par le GBIF sous le nom Laurus nobilis L. Donnez-lui l'endroit le plus ensoleillé du jardin ou de la terrasse, un pot dont le dessus sèche vraiment entre deux arrosages plutôt qu'un terreau perpétuellement gorgé d'eau, et, si l'hiver mord chez vous, prévoyez de quoi le mettre à l'abri du gel et des courants d'air froid. Sans intervention de votre part, il grandit en petit arbre à part entière ; cultivé en pot et taillé régulièrement, il reste au contraire un persistant sans histoires, capable de trôner des décennies devant une porte d'entrée ou dans un coin cuisine.
Origine méditerranéenne : la plante derrière la couronne de laurier
Selon Plants of the World Online, Laurus nobilis est originaire du pourtour méditerranéen, où on le trouve à l'état sauvage en arbuste ou en petit arbre, au milieu des garrigues et des boisements clairs. Ce sont ces mêmes feuilles luisantes et parfumées, celles qu'on glisse aujourd'hui dans un bouillon ou un ragoût, qui ceignaient autrefois le front des vainqueurs en Grèce puis à Rome : c'est de là que vient le mot « lauréat » et toute la symbolique de la couronne de laurier. Le GBIF range le laurier-sauce dans la famille des Lauracées, qui compte aussi le cannelier et l'avocatier parmi ses membres. La feuille coriace et chargée d'huiles essentielles qu'on pince pour la cuisine a donc des cousins sur plusieurs continents.
Bien choisir son laurier-sauce à l'achat
En jardinerie, le laurier-sauce se présente sous trois formes : en buisson libre, en tige à tête arrondie sur tronc dégagé, ou en boule bien dense sur tige nue, qu'on surnomme la « sucette ». Sa croissance est jugée moyenne par NC State Extension, ce qui explique l'écart de prix entre un jeune buisson et une tige déjà façonnée : il faut plusieurs années de taille pour obtenir cette tête ronde et compacte, bien avant que la plante n'arrive en rayon. Partir d'un simple buisson reste la solution la plus économique, quitte à le former en hauteur soi-même par la suite. Quelle que soit la forme choisie, le guide de culture du RHS est constant sur un point : le laurier-sauce demande un emplacement abrité, en plein soleil ou à mi-ombre légère, avec un sol bien drainé. Au jardin, cherchez le mur ou le coin de terrasse le mieux exposé, protégé des vents les plus rudes. En intérieur, installez-le devant la fenêtre la plus lumineuse : un coin trop sombre étire la croissance et empêche l'apparition des jeunes pousses compactes qui font tenir une tête taillée bien pleine.
Arroser et nourrir le laurier-sauce
En pot, arrosez modérément et attendez que la surface du terreau soit sèche avant de recommencer. Le RHS est clair sur ce point : un excès d'humidité abîme les racines, et c'est sans doute le facteur qui pèse le plus sur la santé d'un laurier cultivé en contenant. Apportez de l'engrais entre la mi-printemps et la fin de l'été, sous forme de granulés à libération lente mélangés au terreau ou d'engrais liquide toutes les deux semaines environ, puis arrêtez dès que la croissance ralentit à l'automne. Quand les feuilles jaunissent, deux causes opposées reviennent le plus souvent : soit un excès d'eau qui prive les racines d'air, soit au contraire une carence en azote, qui se manifeste d'abord par un jaunissement pâle et diffus sur les feuilles les plus anciennes, en bas de la plante, avant de remonter. Le simple manque d'eau, lui, est rarement en cause : le laurier-sauce supporte bien mieux un sol qui s'assèche qu'une soucoupe détrempée en permanence.
Quel sol et quand rempoter
Pour le pot, le RHS conseille un terreau à base de terre franche, sans tourbe, type John Innes n°2, allégé de gravillons pour le drainage et pour lester la plante : une tête taillée, lourde, ferait basculer un pot rempli d'un mélange trop léger et tourbeux. En pleine terre, NC State Extension indique que le laurier-sauce s'accommode d'une large gamme de sols bien drainés et tolère des passages ponctuels au sec comme à l'humide, à condition que le sol ne reste jamais gorgé d'eau en permanence. Rempotez environ tous les deux ans, au printemps. Une fois que le pot a atteint la taille que vous voulez garder, le RHS propose une alternative plus légère : renouveler chaque année les cinq premiers centimètres de terreau et démêler environ un tiers des racines les plus anciennes avant de rajouter du terreau frais, plutôt que de rempoter entièrement.
Résister au froid et protéger la plante l'hiver
Les deux fiches du RHS consacrées au laurier-sauce s'accordent sur le même seuil : la plante résiste généralement jusqu'à environ -5 °C, et elle encaisse mieux le froid en pleine terre qu'en pot, un contenant exposant toute la motte au gel de tous les côtés, pas seulement en surface. Le principal dégât ne vient d'ailleurs pas des racines gelées, mais du vent : un vent froid brûle et brunit le bord des feuilles même quand le thermomètre n'est pas descendu si bas, si bien qu'un coin abrité des vents dominants compte presque autant que la température affichée. Pour un sujet en pot lors d'un hiver rude, entourez le contenant de toile de jute ou de plastique à bulles pour isoler les racines, couvrez le feuillage d'un voile d'hivernage pendant les coups de froid les plus sévères, ou rentrez la plante dans un porche ou une serre non chauffés jusqu'au retour de conditions plus clémentes.
Tailler la tige, entretenir la sucette et éliminer les rejets
Taillez les formes topiaires en été, avec un sécateur plutôt qu'avec des cisailles. Le RHS y tient particulièrement : des cisailles tranchent en plein milieu des larges feuilles du laurier, ce qui laisse des bords de coupe qui brunissent et donnent à la tête tout juste taillée un air roussi pendant plusieurs semaines. Un buisson libre, lui, se contente d'une taille légère au printemps ou en été pour garder une silhouette nette. La plante supporte aussi une taille sévère de restauration si elle a pris trop de place, mais le RHS recommande d'étaler ces grosses coupes sur deux ou trois saisons, en fin de printemps, plutôt que de tout rabattre en une fois : la reprise est lente. Inspectez régulièrement la base de toute tige ou sucette formée pour repérer les rejets, ces pousses vigoureuses qui démarrent depuis la zone racinaire sous le tronc dégagé, et supprimez-les dès que vous les voyez : sinon, la plante y consacre son énergie au détriment de la tête façonnée que vous essayez d'obtenir.
Les ravageurs à surveiller : psylle du laurier et cochenilles
Des bords de jeunes feuilles qui s'enroulent, s'épaississent et prennent un aspect galleux signalent la présence du psylle du laurier, Trioza alacris. Cet insecte piqueur-suceur abîme surtout l'apparence de la plante : le RHS précise qu'il ne réduit généralement pas sa vigueur, d'où l'inutilité, la plupart du temps, d'intervenir au-delà d'ôter les feuilles les plus atteintes. Le RHS signale aussi deux autres ravageurs sur le laurier : la cochenille farineuse et la cochenille du marronnier, des insectes plats en forme de patelle qui se logent sur les tiges et sous les feuilles et sécrètent un miellat collant. C'est ce miellat, et non l'insecte lui-même, qui favorise l'apparition de la fumagine, un film noir qui recouvre le feuillage et prive de lumière la surface qu'il occulte. Pour faire disparaître la fumagine, il faut donc traiter l'insecte à l'origine, en l'essuyant ou avec un produit adapté, plutôt que de s'attaquer directement au dépôt noir.
Récolter les feuilles et préserver les animaux du foyer
Récoltez au fil de vos besoins, toute l'année, des feuilles individuelles, arrivées à maturité et bien vert foncé. Utilisées fraîches, elles fonctionnent très bien en cuisine, mais les faire sécher à plat, dans un endroit sombre et aéré, jusqu'à ce qu'elles cassent net, adoucit leur goût piquant, presque médicinal à l'état frais, pour obtenir la saveur plus ronde que la plupart des recettes recherchent réellement. Gardez aussi bien les feuilles fraîches que séchées hors de portée des chats, des chiens et des chevaux : l'ASPCA classe Laurus nobilis comme toxique pour ces trois animaux, l'eugénol et d'autres huiles essentielles étant les principes en cause, avec vomissements et diarrhées parmi les signes rapportés. NC State Extension précise qu'une ingestion importante de feuilles entières peut en plus provoquer une obstruction physique, ces feuilles coriaces aux bords coupants ne se dégradant pas facilement une fois avalées.
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Une tige de laurier-sauce doit être taillée en forme avec un sécateur plutôt qu'avec des cisailles de jardin. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Un laurier-sauce en pot peut rester dehors tout l'hiver, quel qu'il soit, sans protection supplémentaire. Touchez pour révéler ✕ Faux
Le jaunissement des feuilles d'un laurier-sauce en pot est plus souvent causé par des racines détrempées que par un manque d'eau. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Le laurier-sauce (Laurus nobilis) est classé par l'ASPCA comme toxique pour les chiens, les chats et les chevaux. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Les dégâts du psylle du laurier tuent généralement la plante si on ne les traite pas. Touchez pour révéler ✕ Faux
Sources
Références consultées pour ce guide
- GBIF : Laurus nobilis L., taxonomie de référencegbif.org
- POWO (Kew) : Laurus nobilis L.powo.science.kew.org
- ASPCA : toxicité du laurier-sauce (Laurus nobilis) pour les animaux et les chevauxaspca.org
- RHS : guide de culture et usages du laurier-saucerhs.org.uk
- NC State Extension, Gardener Plant Toolbox : Laurus nobilisplants.ces.ncsu.edu
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org
Historique des révisions
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- Relecture et réécriture pour plus de clarté

