Dormeuse
Maranta leuconeura
Famille · Marantaceae
Le Maranta leuconeura replie ses feuilles la nuit et brûle à l'eau du robinet. Eau filtrée, plus de 15 °C et lumière indirecte le gardent en bonne santé.
Maranta leuconeura
Fiche technique
- ArrosageÉlevéArrosez tous les 6 jours
- Exposition lumineuseOmbre partielle
- Zone de rusticitéUSDA 11
Croissance
- Famille
- Marantaceae
- Cycle
- Vivace
- Vitesse de croissance
- 4/10
- Taille adulte
- 15–30 cm
- Diamètre du houppier
- 15–61 cm
- Floraison
- Petites fleurs blanches possibles, rarement significatives en intérieur
- Multiplication
- Division
- Bouturage
DormanceRalentit en hiver, arroser et fertiliser moins
Temps de maturationAtteint sa taille adulte en 2 à 5 ans
Sol et climat
- Sol salin
- Non toléré
- Tolérance à la sécheresse
- Non
Types de solSubstrat de rempotage sans tourbe, retenant l'humidité, Compost bien drainé, riche en humus
Lumière & Emplacement
- Origine
- Centre et est du Brésil
- Où l'installer
- Fenêtre au nord ou à l'est, à l'abri du soleil direct
- Salle de bains lumineuse ou pièce humide
- Serre ou véranda ombragée, hors gel
- Pot large et peu profond adapté à son système racinaire superficiel
- Pot de pépinière en plastique pour retenir l'humidité
Sécurité
- Toxicité
- ChatsSans danger
- ChiensSans danger
- ChevauxSans danger
Données :Maranta leuconeura E.Morren, GBIF BackboMaranta leuconeura E.Morren, Plants of tMaranta leuconeura var. kerchoveana, dorDormeuse, plantes toxiques et non toxiquMaranta leuconeura, dormeuse, NC State E
Où elle pousse
Répartition mondiale
Dormeuse est native d'un seul pays : Brésil.GBIF recense 798 identifications documentées dans 36 pays, avec les plus fortes concentrations en Brésil, États-Unis et Mexique.
- Brésil
Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).
La plupart des Maranta leuconeura vendus en jardinerie appartiennent à l'une de deux variétés horticoles : var. kerchoveana, avec des taches brunes alignées de part et d'autre d'une nervure centrale pâle, ou var. erythroneura, avec une nervure centrale et des veines rouge vif sur fond vert olive foncé. Les deux replient leurs feuilles par paires à la verticale au crépuscule et les remettent à plat en milieu de matinée, un mouvement qui semble alarmant la première fois qu'on l'observe mais qui est parfaitement normal. Ce qui menace réellement la plante est plus banal : l'eau du robinet ordinaire. Le fluor présent dans la plupart des réseaux municipaux s'accumule dans le tissu foliaire et se traduit par des marges brunes et croustillantes qui ne reverdissent jamais, l'eau filtrée ou de pluie compte donc ici plus que presque toute autre habitude. Gardez le substrat uniformément humide, la pièce tempérée et la lumière indirecte, et une dormeuse qui avait l'air chétive à la jardinerie se regarnira en une saison.
Le repliement nocturne, ou nyctinastie
Chaque feuille repose sur une petite articulation renflée, appelée pulvinus, là où le limbe rejoint le pétiole. Quand la lumière baisse, le pulvinus perd sa turgescence d'un côté et la feuille pivote vers le haut jusqu'à ce que les paires de feuilles se dressent comme des mains jointes en prière, d'où le nom commun. Le Home and Garden Information Center de l'université de Clemson cite ce repliement nocturne parmi les traits caractéristiques des Marantacées. Ce mouvement, la nyctinastie, suit l'horloge interne de la plante plutôt que la seule lumière, si bien qu'une feuille laissée dans une pièce sans fenêtre sous minuterie continuera un temps à se replier et se déplier à peu près selon le même rythme. Une plante qui a cessé de se replier la nuit réagit généralement à un problème plus grave comme le froid ou la sécheresse, elle ne s'installe pas simplement dans la vieillesse.
Kerchoveana et erythroneura, deux visages d'une même espèce
L'espèce type est rarement vendue telle quelle ; les jardineries proposent plutôt l'une de ses variétés horticoles. La var. kerchoveana, parfois appelée patte de lapin, porte de larges feuilles ovales vert moyen avec des marques gris-vert et une rangée de taches brun foncé de part et d'autre de la nervure centrale, un motif qui vaut aussi à la plante le nom commun de plante des dix commandements, répertorié parmi les noms vernaculaires du GBIF pour cette espèce. La var. erythroneura, la dormeuse à nervures rouges, conserve le même port touffu mais échange les taches brunes contre une nervure centrale et des veines rouge vif qui s'arquent sur des feuilles vert olive foncé au centre plus pâle. Les deux restent compactes, atteignant seulement environ 30 cm de hauteur selon la RHS, et demandent le même entretien ; la différence se joue entièrement dans la feuille, pas dans la culture.
De la lumière sans rebord de fenêtre ensoleillé
Dans sa forêt brésilienne d'origine, cette plante pousse au sol, à l'ombre, et elle conserve cette préférence en intérieur. Les recommandations de la RHS demandent une lumière vive, filtrée ou indirecte, et la NC State Extension prévient clairement que trop de soleil délave la couleur du feuillage au lieu de l'améliorer. Un emplacement à un ou deux mètres en retrait d'une fenêtre orientée à l'est ou au nord lui convient toute l'année ; le soleil direct de midi à travers une vitre au sud ou à l'ouest brûle le tissu foliaire fin en une journée. Une faible luminosité ne tuera pas la plante, elle ne fera que ralentir sa croissance et atténuer son motif, donc en cas de doute, préférez l'emplacement le plus sombre au plus lumineux.
Arrosage et le problème de l'eau du robinet
Gardez le substrat uniformément humide du printemps à l'été, puis réduisez une fois la croissance ralentie en automne pour que le dessus du substrat sèche légèrement entre deux arrosages en hiver. Ce qui détermine si les feuilles restent nettes ou brûlent aux extrémités n'est pas la fréquence mais la qualité de l'eau : la NC State Extension cite un fluor élevé, aux côtés d'une fertilisation excessive, comme cause directe des brûlures foliaires chez cette espèce. L'eau de pluie, l'eau distillée ou filtrée, ou l'eau du robinet ordinaire laissée à l'air libre une journée pour dégazer le chlore réduisent toutes ce risque. Ne laissez jamais le pot reposer dans une soucoupe d'eau stagnante ; les mêmes racines qui détestent la sécheresse détestent tout autant l'engorgement.
Humidité et chaleur au-dessus de 15 °C
L'humidité compte presque autant que le contenu de l'arrosoir. La RHS classe les variétés horticoles courantes, kerchoveana et erythroneura, en H1A, ce qui signifie qu'elles doivent rester en intérieur ou sous serre toute l'année et ne jamais descendre en dessous d'environ 15 °C ; l'espèce type est jugée légèrement plus rustique, en H1B, tolérant un emplacement extérieur en été jusqu'à 10 °C. Une cuisine, une salle de bains, ou un plateau de graviers maintenu humide font plus pour la santé du feuillage que la brumisation, qui sèche trop vite pour élever durablement l'humidité. Les courants d'air froid d'une fenêtre ouverte ou d'un couloir non chauffé provoquent le même enroulement et le même brunissement qu'un air sec, écartez donc un emplacement froid avant de soupçonner un ravageur ou une maladie.
Sol, rempotage et fertilisation
Un substrat sans tourbe, qui retient l'humidité tout en restant bien drainant, convient le mieux à cette plante, conformément aux recommandations de la RHS pour sa culture sous serre. Comme ses racines restent superficielles, la RHS recommande spécifiquement un pot large et peu profond plutôt qu'un pot haut ; un pot profond dont le substrat n'est pas atteint par les racines reste humide trop longtemps et favorise la pourriture racinaire, que la NC State Extension identifie comme le principal risque de maladie en sol mal drainé. Fertilisez mensuellement avec un engrais liquide équilibré pendant la saison de croissance et arrêtez de l'automne à la fin de l'hiver ; comme les feuilles brûlent déjà facilement à cause du fluor, un engrais trop concentré produit le même dessèchement croustillant.
Multiplication par division et bouturage de tige
Cette plante pousse en touffe étalée de rhizomes plutôt qu'avec un tronc unique, la façon la plus fiable de la multiplier est donc de soulever toute la motte au printemps et de séparer ou couper le rhizome en sections qui gardent chacune plusieurs feuilles et leurs propres racines. Empotez chaque division dans un substrat à peine humide et maintenez une humidité élevée pendant la reprise de croissance ; comptez quelques semaines d'immobilité apparente avant qu'une nouvelle feuille ne se déploie. Une bouture de tige fonctionne aussi, à condition d'inclure au moins un nœud, la petite jonction où un pétiole rejoint la tige, car les racines et les nouvelles pousses ne se forment qu'à cet endroit ; une bouture prélevée entre deux nœuds pourrira tout simplement. Les deux méthodes s'enracinent mieux à la chaleur, à l'abri du soleil direct, avec une humidité aussi élevée que celle du plant mère.
Araignées rouges, problèmes courants et sécurité des animaux
Les araignées rouges sont le ravageur le plus susceptible d'embêter cette plante, surtout dans l'air sec d'une pièce chauffée en hiver ; de fines toiles et un piquetage poussiéreux sur le dessus des feuilles sont les premiers signes, et la NC State Extension mentionne aussi les cochenilles farineuses comme visiteuses occasionnelles. Élever l'humidité et essuyer les feuilles périodiquement prévient la plupart des infestations avant qu'un traitement ne soit nécessaire. Des extrémités de feuilles enroulées et brunies pointent d'abord vers une eau du robinet dure, une humidité faible ou un courant d'air froid, à peu près dans cet ordre, avant les ravageurs ou une maladie. Côté sécurité, l'ASPCA classe la dormeuse comme non toxique pour les chats, les chiens et les chevaux, un animal curieux qui grignote une feuille ne risque donc rien de pire qu'un léger trouble digestif passager.
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Maranta leuconeura replie ses feuilles à la verticale la nuit, un mouvement appelé nyctinastie. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Plusieurs heures de soleil direct chaque jour rendent le motif des feuilles plus vif. Touchez pour révéler ✕ Faux
L'eau du robinet ordinaire pose rarement problème à cette plante. Touchez pour révéler ✕ Faux
La var. erythroneura se reconnaît à sa nervure centrale et ses veines rouge vif, tandis que la var. kerchoveana présente plutôt des taches brunes. Touchez pour révéler ✓ Vrai
Cette plante ne peut se multiplier que par semis, jamais par bouture ou division. Touchez pour révéler ✕ Faux
Sources
Références consultées pour ce guide
- Maranta leuconeura E.Morren, GBIF Backbone Taxonomygbif.org
- Maranta leuconeura E.Morren, Plants of the World Online (Kew)powo.science.kew.org
- Maranta leuconeura var. kerchoveana, dormeuse, RHS Plantsrhs.org.uk
- Dormeuse, plantes toxiques et non toxiques, ASPCA Animal Poison Controlaspca.org
- Maranta leuconeura, dormeuse, NC State Extension Plant Toolboxplants.ces.ncsu.edu
- Fiche d'entité : Wikipédiafr.wikipedia.org

