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Touffe basse de Zamia pumila (coontie) aux palmes pennées raides et luisantes émergeant de la litière de feuilles dans un sous-bois ombragé, montrant le port sans tronc de la plante
Photo: Jpaganpr (CC BY-SA 3.0)
8 min de lecture

Coontie

Zamia pumila

Famille · Zamiaceae

Le Zamia pumila (coontie) est un cycas lent au caudex souterrain : sécheresse tolérée, du soleil à l'ombre, et pourquoi on le vend sous Zamia integrifolia.

Facile Plein soleil à ombre profonde ; plus compact et dressé en plein soleil Avec parcimonie ; laisser sécher le sol entre deux arrosages, tolère la sécheresse une fois établi Toxique pour les chats, les chiens et les chevaux (ASPCA) ; cycasine dans les graines et le feuillage

Zamia pumila

Fiche technique

  • ArrosagePeuArrosez tous les 14 jours
  • Exposition lumineuseLumière indirecte
  • Zone de rusticitéUSDA 8–11

Croissance

Famille
Zamiaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
1/10
Taille adulte
30–90 cm
Diamètre du houppier
90–150 cm
Multiplication
  • Semis
  • Rejets

FloraisonPas de fleurs ; cônes mâles et femelles séparés sur les plantes matures, les cônes pollinisés portent des graines orange-rouge

DormancePas de véritable dormance sous climat chaud ; la croissance marque une pause entre les poussées de feuilles et ralentit encore plus lors des hivers frais et secs

Temps de maturationClassée comme croissance lente à entretien faible (NC State Extension) ; ajoute des feuilles par poussées occasionnelles plutôt que régulièrement

Sol et climat

pH du sol
pH 5–8.5
Tolérance à la sécheresse
Oui

Types de solSol sableux, à drainage rapide, Mélange pour cactées ou palmiers, ou terreau allégé de sable grossier ou de perlite

Lumière & Emplacement

Où l'installer
  • Fenêtre lumineuse exposée est ou ouest
  • À un mètre ou deux en retrait d'une fenêtre sud, en lumière filtrée
  • Plein soleil pour la croissance la plus compacte
  • Sous-bois ombragé sous une canopée dégagée de pin ou de chêne
  • Petit à moyen pot avec un excellent drainage
  • Mélange pour cactées ou palmiers

OrigineGrandes Antilles au sens strict de POWO ; le coontie de Floride généralement vendu sous ce nom est l'espèce apparentée Zamia integrifolia, native du sud-est de la Géorgie à la Floride, aux Bahamas, à Cuba et aux îles Caïmans

Sécurité

Toxicité
  • ChatsToxique
  • ChiensToxique
  • ChevauxToxique

Données :Zamia pumila L., GBIF Backbone TaxonomyZamia pumila L. | Plants of the World OnCoontie Palm, plantes toxiques et non toZamia integrifolia (Coontie, arrow-root La cochenille des cycas

Où elle pousse

Répartition mondiale

Coontie est native de 4 pays : Cuba, Jamaïque, Porto Rico et République dominicaine.GBIF recense 855 identifications documentées dans 26 pays, avec les plus fortes concentrations en États-Unis, République dominicaine et Porto Rico.

États-Unis · 385République dominicaine · 136Porto Rico · 47Cuba · 44Bahamas · 14Jamaïque · 14Brésil · 11Thaïlande · 4Afrique du Sud · 4Bolivie · 3Inde · 3Nouvelle-Calédonie · 3Suède · 3Mexique · 2Pérou · 2Chine · 1Allemagne · 1Danemark · 1France · 1Philippines · 1
Identifications855Pays natifs4
  • Cuba
  • Jamaïque
  • Porto Rico
  • République dominicaine

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Un coontie en pot de pépinière a l'air modeste : une rosette basse de folioles raides, luisantes et plumeuses qui jaillissent directement du sol, sans tronc visible. Cette absence de tronc est normale, pas le signe d'une plante malade. Le Zamia pumila est un cycas, une lignée ancienne de plantes à graines antérieure aux plantes à fleurs, dont la tige courte et épaisse, appelée caudex, reste en grande partie ou entièrement sous terre. Tout dans sa culture découle de ce fait : il stocke l'eau et l'amidon dans le caudex, produit de nouvelles feuilles par poussées rares et groupées, et encaisse sans broncher la sécheresse, un sol sableux pauvre et de longues périodes de négligence qui tueraient une véritable fougère ou un vrai palmier.

Un cycas, ni une fougère ni un palmier

Ses feuilles composées et pennées invitent à la comparaison avec les fougères, et les noms vernaculaires « arrow-root de Floride » et « coontie palm » invitent à la comparaison avec les palmiers, mais la classification retenue par GBIF place cette espèce dans la famille des Zamiaceae, l'ordre des Cycadales, la classe des Cycadopsida : une lignée de gymnospermes qui se reproduit par des cônes plutôt que par des fleurs ou des spores. Les cônes mâles et femelles poussent sur des plantes séparées, un mode de reproduction dit dioïque, et un cône femelle pollinisé produit des graines orange-rouge vif à l'enveloppe charnue. Rien dans ce mécanisme de reproduction n'a de rapport avec les fougères, qui se propagent par spores, ni avec les vrais palmiers, des monocotylédones à fleurs d'une famille sans lien.

Coontie ou Zamia integrifolia : un imbroglio de nomenclature

La taxonomie de cette plante est débattue depuis longtemps. Le référentiel GBIF, celui que ce guide suit pour le nom Zamia pumila, regroupe plusieurs anciens noms floridiens, dont Zamia allison-armourii et Zamia debilis, en une seule espèce définie largement. Plants of the World Online, la base de Kew, adopte l'approche inverse : elle restreint le Zamia pumila au sens strict aux Grandes Antilles (Cuba, Hispaniola, Jamaïque et Porto Rico) et traite la plante originaire du sud-est de la Géorgie, de la Floride, des Bahamas, de Cuba et des îles Caïmans comme une espèce distincte, Zamia integrifolia. En pratique, presque tous les coonties vendus dans les pépinières de Floride et plantés le long des routes floridiennes correspondent à ce que Kew appelle Zamia integrifolia, même si d'anciennes références de l'USDA et une grande partie du commerce continuent d'étiqueter la même plante Zamia pumila. Les deux se cultivent de façon identique, si bien que le débat change le nom latin qui finit sur l'étiquette, pas la manière de soigner la plante.

Plante native de Floride et unique hôte d'un papillon menacé

Sous l'un ou l'autre nom, c'est le seul cycas indigène de Floride, un arbuste bas de sous-bois des pinèdes rocheuses, des garrigues et des hammocks côtiers, du panhandle jusqu'aux Keys. C'est aussi l'unique plante hôte des chenilles du papillon atala (Eumaeus atala), que l'on a cru éteint en Floride de 1937 à 1959 après que le coontie eut été arraché à l'état sauvage pour la production d'amidon puis pour l'aménagement paysager. Les chenilles de l'atala mangent le feuillage du coontie et séquestrent dans leur corps la cycasine, la toxine propre à la plante, ce qui explique les couleurs d'avertissement des papillons adultes et pourquoi le lent rétablissement de l'atala a suivi le retour du coontie dans les jardins du sud de la Floride. Un coontie hébergeant une colonie de chenilles rouge vif et noir qui dépouille quelques palmes n'est pas un problème de nuisible : la plante se remet, et retirer les chenilles fait disparaître le papillon.

Lumière : du plein soleil à l'ombre profonde

Peu de plantes de paysage tolèrent une gamme de lumière aussi large. Le coontie pousse le plus vite et garde la rosette la plus compacte et la plus dressée en plein soleil, mais il se comporte presque aussi bien à l'ombre assez dense sous une canopée de chêne ou de pin, proche du sous-bois de pinède rocheuse où il a évolué. En intérieur, cela se traduit par une vraie souplesse : une fenêtre lumineuse exposée est ou ouest convient, tout comme un emplacement à un mètre ou deux en retrait d'une fenêtre sud qui ne reçoit qu'une lumière filtrée. La différence visible entre une plante cultivée au soleil et une plante cultivée à l'ombre porte sur l'espacement et la couleur des folioles, pas sur la survie ; les plantes à l'ombre portent des folioles légèrement plus foncées et plus espacées sur des feuilles plus longues, tendues vers la lumière.

Arrosage, sol et tolérance à la sécheresse

Le caudex est un réservoir d'eau et d'amidon conçu pour les sols sableux, à drainage rapide et pauvres en nutriments de la garrigue floridienne, et la plante tolère réellement la sécheresse une fois établie. Elle pousse dans le sable à l'état sauvage et a besoin de la même chose en pot : un mélange pour cactées ou palmiers, ou un terreau ordinaire généreusement allégé de sable grossier ou de perlite, dans un contenant qui ne baigne jamais dans l'eau stagnante. Laissez sécher les premiers centimètres de terreau avant d'arroser à nouveau, et arrosez moins en hiver, quand la croissance cale, que pendant une poussée de la saison chaude. Un excès d'arrosage dans un mélange à drainage lent fait perdre un coontie bien plus souvent qu'un manque d'eau.

Vitesse de croissance et le caudex

La patience n'est pas facultative avec cette espèce. Les fiches de vulgarisation classent sa croissance comme lente et son entretien comme faible, et un coontie peut rester à la même taille pendant un moment, puis produire toute une couronne de nouvelles folioles en quelques semaines avant de marquer une nouvelle pause. Le caudex s'épaissit progressivement au niveau du sol ou en dessous plutôt que de s'élever en un tronc visible comme chez certains autres cycas, si bien que même un spécimen adulte a l'allure d'une touffe basse et dense plutôt que d'un petit arbre. Résistez à l'envie de le nourrir abondamment pour accélérer les choses ; un engrais équilibré et léger pendant une poussée active suffit, et un apport massif ne raccourcit pas les longues pauses entre deux poussées.

Multiplication : graines ou rejets

Le coontie se multiplie de deux façons, qui se comportent différemment. La voie des graines nécessite un cône femelle pollinisé, des graines débarrassées de leur sarcotesta orange et charnu avant le semis, car cette pulpe favorise les moisissures et ralentit la germination, puis une longue attente sans se presser, car la graine de cycas germe lentement et de façon assez irrégulière. Les rejets, parfois appelés « pups », sont de petites touffes enracinées de façon indépendante que de nombreuses plantes adultes produisent à la base du caudex ; séparer un rejet bien enraciné par une coupe nette et le rempoter seul est une voie plus rapide et plus fiable vers une nouvelle plante que le semis, car cela évite le goulot d'étranglement de la germination et part d'une touffe déjà établie.

Ravageurs : les cochenilles

Les cochenilles sont le problème récurrent principal de cette espèce, et l'une d'elles mérite d'être connue par son nom. La cochenille asiatique des cycas (Aulacaspis yasumatsui), repérée pour la première fois dans la région de Miami en 1996, s'est propagée rapidement en Floride car elle est arrivée sans aucun de ses prédateurs naturels, et elle peut tuer même de grands cycas bien établis lorsqu'une infestation sur le dessous des folioles passe inaperçue. Les fiches de vulgarisation recommandent l'huile horticole dès les premiers signes de ces petites carapaces cireuses blanches, car les populations repérées tôt sont bien plus faciles à faire reculer qu'une infestation qui a déjà recouvert le feuillage. Des cochenilles farineuses et à carapace molle ordinaires apparaissent aussi sur le coontie, mais sont bien moins destructrices.

Toxicité et sécurité pour les animaux

L'ASPCA classe cette espèce, sous le nom Coontie Palm et le nom scientifique Zamia pumila, comme toxique pour les chats, les chiens et les chevaux, avec la cycasine comme principal principe toxique, aux côtés du BMAA et d'une neurotoxine non identifiée impliquée dans des intoxications bovines. Une ou deux graines seulement peuvent être fatales, et les signes d'ingestion comprennent des vomissements pouvant contenir du sang, des selles sombres ou sanglantes, un ictère, une soif accrue, des ecchymoses et une insuffisance hépatique. Les graines portent la dose la plus concentrée, mais la fiche de l'ASPCA couvre toute la plante ; un coontie à portée d'un chien ou d'un chat curieux, ou planté là où les graines tombées s'accumulent, mérite la même prudence que tout autre cycas dans un foyer.

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Le Zamia pumila est une fougère. Touchez pour révéler
C'est un cycas, un gymnosperme à cônes de la famille des Zamiaceae (GBIF), pas une fougère qui se reproduit par spores.
Le coontie vendu par la plupart des pépinières de Floride est généralement classé par Plants of the World Online (Kew) comme l'espèce distincte Zamia integrifolia, et non le Zamia pumila au sens strict. Touchez pour révéler
POWO restreint le Zamia pumila aux Grandes Antilles et traite la plante de la Géorgie à la Floride, aux Bahamas, à Cuba et aux îles Caïmans comme Zamia integrifolia, même si la taxonomie plus large de GBIF et les anciens noms commerciaux l'appellent Zamia pumila.
Le coontie est la seule plante hôte connue des chenilles du papillon atala. Touchez pour révéler
Les chenilles d'Eumaeus atala se nourrissent exclusivement du feuillage du coontie, ce qui explique pourquoi le rétablissement de l'espèce en Floride a suivi les plantations de coontie.
Le caudex souterrain du coontie lui permet de supporter de longues sécheresses en sol sableux. Touchez pour révéler
Le caudex stocke l'eau et l'amidon, ce qui explique pourquoi l'espèce est jugée tolérante à la sécheresse une fois établie dans un sol sableux à drainage rapide.
L'ASPCA classe le coontie comme sans danger à mâchouiller pour les chats et les chiens. Touchez pour révéler
L'ASPCA classe le Coontie Palm (Zamia pumila) comme toxique pour les chats, les chiens et les chevaux ; la cycasine des graines et du feuillage peut être fatale dès une ou deux graines.

Sources

Références consultées pour ce guide