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Un Cordyline australis battu par le vent sur une colline côtière de Canterbury, en Nouvelle-Zélande, son tronc jupé de feuilles mortes brunes sous une couronne vivante de feuilles arquées en forme d'épée, avec des ajoncs en fleurs sur la pente derrière lui
Photo: Michal Klajban (CC BY-SA 4.0)
7 min de lecture

Cordyline australe

Cordyline australis

Famille · Asparagaceae

Cordyline australis n'est pas un palmier : sa résistance au froid reste limitée, ses cultivars colorés sont plus fragiles, et une souche gelée peut repartir.

Modéré Plein soleil à mi-ombre (jardin botanique du Missouri) Résistant à la sécheresse une fois installé en pleine terre ; les plants en pot ont besoin d'un arrosage régulier en été, très réduit en hiver Toxique pour les chats et les chiens ; saponines (ASPCA, Grass Palm)

Cordyline australis

Fiche technique

  • ArrosageModéréArrosez tous les 10 jours
  • Exposition lumineuseSoleil partiel
  • Zone de rusticitéUSDA 9–11

Croissance

Famille
Asparagaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
4/10
Taille adulte
183–457 cm
Diamètre du houppier
91–183 cm
Multiplication
  • Semis
  • Bouturage
  • Division

FloraisonPanicules de fleurs blanches parfumées de la fin du printemps au début de l'été sur les plants matures ; rare sur les sujets cultivés en pot

DormancePas de vraie dormance ; la croissance ralentit lors des hivers frais

Temps de maturationAtteint sa taille de paysage mature en 20 à 50 ans en extérieur (RHS) ; bien plus lent et plus petit en pot

Sol et climat

Tolérance à la sécheresse
Oui

Types de solSol de jardin fertile et bien drainé (craie, argile, terreau ou sable), Terreau de rempotage à base de terre, bien drainant, en contenant

Lumière & Emplacement

Origine
Nouvelle-Zélande (POWO)
Où l'installer
  • La fenêtre la plus lumineuse disponible ; les jeunes plants sans tronc sont souvent cultivés comme plantes d'intérieur (jardin botanique du Missouri)
  • Plein soleil à mi-ombre dans un emplacement chaud et abrité (RHS)
  • Grand contenant profond pour le pivot (jardin botanique du Missouri)
  • Rentrer les plants en pot dans un endroit lumineux et hors gel pour l'hiver sous climat froid

Sécurité

Toxicité
  • ChatsToxique
  • ChiensToxique

Données :Cordyline australis (G.Forst.) Endl., GBCordyline australis (G.Forst.) Endl. | PComment cultiver le cordyline, guide de Cordyline australis, Plant Finder, jardiGrass Palm, plantes toxiques et non toxi

Où elle pousse

Répartition mondiale

Cordyline australe est native d'un seul pays : Nouvelle-Zélande.GBIF recense 14 003 identifications documentées dans 47 pays, avec les plus fortes concentrations en Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et Australie.

Nouvelle-Zélande · 10 839Royaume-Uni · 1 867Australie · 512États-Unis · 129Irlande · 75Afrique du Sud · 56Portugal · 44Espagne · 22Suède · 17Norvège · 15Brésil · 12France · 8Italie · 7Chili · 5Pays-Bas · 4Croatie · 3Nouvelle-Calédonie · 3Russie · 3Ukraine · 3Uruguay · 3Colombie · 2Allemagne · 2Égypte · 2Îles Malouines · 2Argentine · 1Belgique · 1Bhoutan · 1Canada · 1Suisse · 1Chine · 1Estonie · 1Finlande · 1Géorgie · 1Japon · 1Corée du Sud · 1Lesotho · 1Nigeria · 1Nicaragua · 1Turquie · 1
Identifications14 kPays natifs1
  • Nouvelle-Zélande

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

En pot, un jeune chou palmiste fait penser à une grosse touffe de graminée pointue, sans le moindre tronc. En pleine terre, un sujet adulte ressemble plutôt à un petit arbre à tronc fourchu, couronné de feuilles en épée. Pourtant, c'est bien la même plante, simplement à deux âges différents. Son nom prête à confusion sur deux points : ce n'est pas un palmier, et le mot « chou » vient du fait que les premiers colons mangeaient son bourgeon terminal tendre, sans rapport avec le légume du même nom. Ce qui compte vraiment avant d'en installer un chez soi, c'est le froid qu'il supportera dans votre région : c'est la seule espèce de Cordyline assez rustique pour rester dehors toute l'année dans un jardin tempéré, mais même elle a des limites qui surprennent souvent après un hiver rigoureux.

Pas un palmier, originaire d'un pays au climat frais

Cordyline australis fait partie de la famille des Asparagaceae, aux côtés des agaves et des yuccas, et n'a donc aucun lien réel avec les palmiers véritables de la famille des Arecaceae, malgré sa rosette de feuilles en forme de palme. Le GBIF le classe dans l'ordre des Asparagales, au sein de la classe des Liliopsida. Selon Plants of the World Online, la base de données de Kew, il est originaire de Nouvelle-Zélande, ce qui explique une bonne partie de son tempérament : robuste au vent et aux embruns salés, tolérant un sol pauvre, mais seulement moyennement résistant au gel si on le compare aux plantes ligneuses des climats continentaux.

Choisir entre l'espèce type et les cultivars colorés

L'espèce type, avec ses feuilles simples vert-gris, reste de loin la version la plus solide à cultiver dehors. Les cultivars bronze, pourpres ou striés, « Red Star », « Red Sensation », « Atropurpurea », en dérivent par sélection, mais ils sont systématiquement plus sensibles au froid. La RHS le dit sans détour : les jeunes sujets et les formes à feuillage coloré ont besoin d'une protection hivernale, sauf dans les jardins les plus doux et abrités. D'autres cordylines qu'on trouve en jardinerie, C. stricta, C. fruticosa ou C. marginata notamment, sont encore plus frileuses et se cultivent mieux en intérieur ou sous serre chauffée l'hiver qu'en pleine terre. Face à une plante simplement étiquetée « cordyline », sans nom d'espèce précis, mieux vaut la considérer comme frileuse jusqu'à preuve du contraire.

La résistance au froid, en pratique

Le jardin botanique du Missouri le situe en zones USDA 9 à 11, et même dans cette fourchette, il a besoin d'un emplacement protégé : un site venteux et exposé l'affaiblit bien plus qu'une même température basse subie dans un coin abrité. Concrètement, il ne tient dehors toute l'année que là où les minimales hivernales frôlent rarement zéro, jardins littoraux, centres-villes qui profitent d'un léger îlot de chaleur, ou climats vraiment doux. Ailleurs, dès que le froid s'installe, il lui faut un mur chaud avec un paillis épais sur les racines, ou alors un grand pot rentré à l'abri avant la première grosse gelée.

Dégâts de gel : comment rabattre en souche

Les dégâts d'une forte gelée ne se voient pas forcément tout de suite sur un cordyline : la couronne finit par s'affaisser, les feuilles brunissent et deviennent visqueuses à la base, et le point de croissance peut pourrir dans les semaines suivantes. Il ne faut surtout pas arracher toute la plante pour autant. Le bon réflexe consiste à attendre que la reprise printanière soit nettement engagée, ou nettement absente, puis à couper la partie abîmée jusqu'à un tissu sain du tronc, sous toute zone molle ou décolorée, idéalement juste au-dessus d'une pousse latérale si l'on en voit une. Tailler trop tôt, quand l'étendue réelle des dégâts reste cachée dans la tige, revient à retirer du bois sain en même temps que le bois mort. La plupart des sujets, même ramenés à une souche nue sans la moindre feuille, redémarrent en une saison grâce à des bourgeons dormants plus bas sur le tronc ou à la base. Le vrai danger pendant cette reprise, c'est le flux visqueux du cordyline, une infection bactérienne qui s'installe dans l'écorce fendue par le gel et produit une plaie suintante et malodorante ; des coupes nettes et une base qui ne reste pas détrempée limitent ce risque.

Pot ou pleine terre

Contrairement à la plupart des plantes d'intérieur, dont les racines forment un tapis fin en surface, cette espèce développe un véritable pivot. Le jardin botanique du Missouri précise d'ailleurs qu'elle a besoin d'un contenant profond et généreux pour bien se développer quand la pleine terre n'est pas possible. Un pot large mais peu profond, adapté à la majorité des plantes d'intérieur, la freine dans sa croissance et la rend instable dès que la partie aérienne dépasse ce que la motte peut ancrer. En pleine terre et dans un sol bien drainé, elle résiste vraiment bien à la sécheresse et se passe de tout apport d'engrais. En pot, c'est l'inverse complet : il faut arroser régulièrement pendant la croissance, beaucoup moins en hiver, et nourrir avec un engrais liquide équilibré du printemps à la fin de l'été, car un pivot à l'étroit dans un contenant ne dispose d'aucune des réserves qu'aurait un sujet en pleine terre.

Garder le tronc net

Les feuilles les plus vieilles meurent en commençant par la pointe et finissent pendues en une jupe brune et emmêlée tout autour du tronc. Certains jardiniers la conservent, elle sert alors de paillis naturel et protège un peu la couronne du vent, d'autres préfèrent la retirer pour un rendu plus soigné : les deux choix se valent, c'est purement une question d'esthétique, pas de santé de la plante. Mieux vaut arracher ou couper au ras du tronc les feuilles complètement mortes plutôt que de les tirer d'un coup, ce qui risque d'emporter de l'écorce encore vivante. C'est aussi en retirant régulièrement cette jupe que l'on finit par découvrir le tronc fibreux et annelé en dessous, une texture qui ne se révèle qu'après plusieurs saisons d'entretien.

Floraison : un parfum surprenant pour une plante discrète

Un sujet bien installé en pleine terre, en général plusieurs années après avoir quitté son stade juvénile sans tronc, produit à la fin du printemps et au début de l'été de grandes panicules de petites fleurs blanches, nettement parfumées : leur odeur porte loin dans le jardin par une soirée chaude et calme, même si chaque fleur, prise isolément, n'a rien de spectaculaire. Le jardin botanique du Missouri précise que les sujets en pot fleurissent rarement, faute d'être assez âgés ou assez grands pour que la plante consacre des ressources à la floraison. Quand des fleurs apparaissent et qu'on les laisse en place, elles laissent ensuite place à de petites baies que les oiseaux dévorent dès qu'elles mûrissent.

Toxicité : ce que l'ASPCA répertorie pour cette espèce

L'ASPCA, qui le désigne sous le nom courant Grass Palm, classe Cordyline australis parmi les plantes toxiques pour les chats et les chiens, à cause des saponines qu'il contient. En cas d'ingestion, on peut observer des vomissements, parfois teintés de sang, un abattement, une perte d'appétit, de la salivation et, chez les chats en particulier, une dilatation des pupilles. La fiche de l'ASPCA ne mentionne rien concernant les chevaux : il faut donc considérer ce point comme non tranché plutôt que sans risque. Empêcher un chat ou un chien curieux de mâcher les feuilles en ruban, surtout sur un jeune plant sans tronc posé à hauteur de museau sur une terrasse, suffit à écarter totalement le problème.

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Malgré sa rosette de feuilles façon palmier, Cordyline australis n'est pas un vrai palmier. Touchez pour révéler
Le GBIF le place dans la famille des Asparagaceae avec les agaves et les yuccas, pas dans les Arecaceae avec les vrais palmiers.
Les cultivars colorés comme « Red Star » et « Red Sensation » sont tout aussi résistants au gel que l'espèce verte type. Touchez pour révéler
La RHS note que les jeunes plants et les cultivars à feuillage coloré sont plus frileux et ont besoin d'une protection hivernale là où l'espèce type peut rester dehors.
Un cordyline dont la couronne est détruite par le gel peut souvent repartir si la tige est coupée jusqu'à un tissu sain et intact. Touchez pour révéler
Couper jusqu'à un point sain du tronc au printemps permet à la plupart des plants de repartir avec de nouvelles pousses issues de bourgeons dormants plus bas ou à la base.
Cordyline australis a un système racinaire fin et superficiel qui pousse bien dans un pot large et peu profond. Touchez pour révéler
Le jardin botanique du Missouri note qu'il développe un véritable pivot, qui a besoin d'un grand contenant profond plutôt que d'un pot peu profond.
L'ASPCA classe Cordyline australis (Grass Palm) comme toxique pour les chats et les chiens. Touchez pour révéler
L'ASPCA désigne les saponines comme principe toxique, avec des vomissements, un abattement et une salivation parmi les signes d'ingestion.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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