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Gros plan d'une liane de Cucumis sativus avec plusieurs fleurs jaune vif en étoile, des vrilles enroulées et des feuilles lobées velues poussant contre un mur en béton
Photo: Forest and Kim Starr (CC BY 3.0 us)
7 min de lecture

Concombre

Cucumis sativus

Famille · Cucurbitaceae

Cucumis sativus demande la bonne variété, un arrosage constant et un support pour grimper : comment semer, palisser, pincer et récolter sans fruits amers.

Modérée Plein soleil, 6 h ou plus par jour Humidité fréquente et régulière ; ne jamais le laisser sécher Non toxique pour les chats, chiens et chevaux (ASPCA)

Cucumis sativus

Fiche technique

  • ArrosageÉlevéArrosez tous les 3 jours
  • Exposition lumineusePlein soleil
  • Température idéale24–29 °C

Croissance

Famille
Cucurbitaceae
Cycle
Annuelle
Vitesse de croissance
8/10
Taille adulte
Liane annuelle grimpante, palissée à la verticale
Multiplication
  • Semis

FloraisonFleurs jaunes en étoile, mâles et femelles (tout-femelles pour la plupart des variétés de serre)

DormanceAucune ; annuelle sensible au gel, tuée net par la première gelée d'automne

Temps de maturation50 à 70 jours entre le semis et la première récolte

Sol et climat

pH du sol
pH 6–6.5
Types de sol
bien drainé, limon sableux, limon argileux
Sol salin
Non toléré
Tolérance à la sécheresse
Non

Lumière & Emplacement

Origine
De l'Himalaya à la Chine (Yunnan, Guizhou, Guangxi) et au nord de la Thaïlande
Où l'installer
  • serre chauffée ou froide
  • tunnel
  • planche potagère ensoleillée et abritée
  • carré surélevé contre un mur chaud
  • pot de 30 cm ou plus, ou sac de culture, palissé sur tuteur ou filet

Sécurité

Toxicité
  • ChatsSans danger
  • ChiensSans danger
  • ChevauxSans danger

Espèce envahissanteNon invasif ; une liane potagère annuelle cultivée qui ne persiste ni ne se propage en dehors de la culture.

Données :GBIFPlants of the World Online (Kew)ASPCARHSClemson Cooperative Extension HGIC

Où elle pousse

Répartition mondiale

Concombre est native de 7 pays : Bangladesh, Bhoutan, Chine, Inde, Myanmar (Birmanie), Népal et Thaïlande.GBIF recense 27 034 identifications documentées dans 160 pays, avec les plus fortes concentrations en États-Unis, Afghanistan et Inde.

États-Unis · 2 772Afghanistan · 2 012Inde · 1 439Chine · 1 378Pologne · 1 097Japon · 1 080Turquie · 1 041Espagne · 1 030Pays-Bas · 981Russie · 936Allemagne · 735Suède · 535Iran · 433Ukraine · 433Hongrie · 414Tchéquie · 407Thaïlande · 354Danemark · 352Canada · 339Indonésie · 305Géorgie · 283Roumanie · 281France · 278Bulgarie · 276Arménie · 250Taïwan · 240Royaume-Uni · 224Italie · 210Cambodge · 202Malaisie · 180Autriche · 170Bangladesh · 159Brésil · 157Égypte · 142Ouzbékistan · 130Pakistan · 121Mexique · 112Viêt Nam · 112Finlande · 100Australie · 86Suisse · 85Norvège · 83Kazakhstan · 80Moldavie · 76Corée du Sud · 75Portugal · 73Syrie · 72Colombie · 68Macédoine du Nord · 66Israël · 61Azerbaïdjan · 58Philippines · 57Cuba · 53Népal · 50Myanmar (Birmanie) · 46Slovaquie · 46Lettonie · 41Équateur · 40Croatie · 40Oman · 38Tadjikistan · 38Albanie · 37Bhoutan · 35Grèce · 35Estonie · 33Corée du Nord · 33Belgique · 32Zambie · 31Sri Lanka · 30Lituanie · 28Porto Rico · 28Costa Rica · 25Laos · 22Zimbabwe · 22Bolivie · 21Chili · 21Irak · 21Congo-Kinshasa · 20Kirghizstan · 20Liban · 20Madagascar · 17Nouvelle-Calédonie · 17Nouvelle-Zélande · 15Suriname · 15Venezuela · 15Mongolie · 14Papouasie-Nouvelle-Guinée · 14Argentine · 13Éthiopie · 13Soudan · 13Biélorussie · 10Cameroun · 10Jordanie · 10Panama · 9Afrique du Sud · 9Pérou · 8Tanzanie · 8République centrafricaine · 7Serbie · 7Salvador · 7Yémen · 7Gabon · 6Kenya · 6Turkménistan · 6Vanuatu · 6Côte d’Ivoire · 5Algérie · 5Liberia · 5Nicaragua · 5Ghana · 4Guinée · 4Libye · 4Nigeria · 4Trinité-et-Tobago · 4Émirats arabes unis · 3Guyana · 3Sierra Leone · 3Bénin · 2Bahamas · 2Chypre · 2Fidji · 2Guatemala · 2Jamaïque · 2Maroc · 2Îles Salomon · 2Sénégal · 2Togo · 2Bosnie-Herzégovine · 1Brunei · 1Congo-Brazzaville · 1République dominicaine · 1Luxembourg · 1Monténégro · 1Mali · 1Slovénie · 1
Identifications27 kPays natifs7
  • Bangladesh
  • Bhoutan
  • Chine
  • Inde
  • Myanmar (Birmanie)
  • Népal
  • Thaïlande

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Pendant ses deux ou trois premières semaines, un jeune concombre ne donne pas grand-chose à voir ; puis, dès que la liane trouve un appui, elle démarre en flèche et gagne du terrain rapidement jusqu'au plein cœur de l'été. La quasi-totalité des ennuis qui surviennent ensuite tient à trois causes précises : une variété mal choisie pour l'espace disponible, un sol qu'on laisse sécher avant de le tremper d'un coup, ou un fruit mûr oublié trop longtemps sur la tige. En corrigeant ces trois points, un unique pied, conduit à la verticale plutôt que laissé courir au sol, suffit à fournir une cuisine du cœur de l'été jusqu'au début de l'automne.

Variété de serre tout-femelle ou variété de plein air

Choisir le type de concombre à cultiver est la toute première décision, et elle n'a rien de facultatif. D'après la RHS, la plupart des variétés de serre, comme 'Carmen' ou 'Emilie', sont tout-femelles : elles produisent presque exclusivement des fleurs femelles, chacune portant déjà un fruit minuscule à sa base, et ne doivent surtout pas être pollinisées, sous peine de fruits amers, ce qui explique pourquoi les sachets de graines tout-femelles portent l'avertissement de supprimer toute fleur mâle isolée sous serre. Les variétés de plein air, comme 'Marketmore', répondent à une autre logique : elles portent à la fois des fleurs mâles et femelles, dépendent des insectes pour nouer leurs fruits, et ont été sélectionnées pour résister au vent et aux écarts de température d'un été en extérieur plutôt qu'à la chaleur stable d'une serre. Planter une variété de serre sur une parcelle exposée, ou une variété de plein air sous serre chauffée, reste l'erreur la plus fréquente, celle qui compromet la récolte dès la première fleur.

Semer à bonne température, puis acclimater progressivement

La graine de concombre exige une chaleur constante autour de 21 °C pour germer de façon fiable, selon la RHS, et la date de semis découle ensuite entièrement de la destination finale de la plante : mi-février à mi-mars pour une serre chauffée, avril pour une serre froide ou un tunnel, fin avril en intérieur pour une mise en pleine terre fin mai ou en juin, ou un semis direct en extérieur une fois le sol réellement réchauffé. La Clemson Cooperative Extension situe la zone de confort du concombre en croissance entre 24 et 29 °C, bien au-dessus de ce que supportent la plupart des autres légumes ; un plant sorti trop tôt dans un coup de froid ne meurt donc pas forcément, mais stagne, pâle et chétif, jusqu'au retour de conditions plus clémentes.

Conduire la liane sur un fil ou un filet vertical

Laissée à même le sol, la liane de concombre s'étale, et les fruits en contact avec une terre humide pourrissent ou jaunissent côté sol bien avant de mûrir. Sous serre, la RHS recommande un tuteur en bambou haut et solide, allant jusqu'au toit, ou un fil vertical attaché sans serrer autour de la jeune tige à mesure de sa croissance ; en extérieur, un tipi de tuteurs ou un filet tendu sur des piquets verticaux joue le même rôle pour une variété de plein air. Dans les deux cas, la plante grimpe sur une tige principale unique, avec des rameaux fructifères qui s'en détachent régulièrement, plutôt qu'un enchevêtrement de tiges se disputant lumière et circulation d'air.

Adapter le pincement à chaque type de concombre

Les concombres de serre et de plein air ne se pincent pas de la même façon, et confondre les deux méthodes compromet une saison entière de fruits. Sur les variétés de serre tout-femelles, la RHS conseille de pincer l'extrémité de chaque rameau latéral deux feuilles après une fleur femelle, et de pincer tout rameau sans fleur dès qu'il atteint 60 cm, pour que l'énergie de la plante reste dirigée vers les fruits plutôt que vers du feuillage stérile. Sur les variétés de plein air, la logique s'inverse : on pince l'extrémité de la tige principale une fois sept feuilles développées, ce qui force la ramification et produit les rameaux latéraux porteurs de l'essentiel de la récolte, plutôt que de pincer rameau après rameau au fil de la saison.

Un arrosage régulier pour des fruits croquants

Le concombre a des racines superficielles et gourmandes en eau ; la Clemson Extension conseille d'humidifier le sol sur au moins 15 cm de profondeur et d'arroser au pied le matin, en évitant de mouiller le feuillage. La régularité prime sur la quantité : Clemson comme la RHS désignent l'arrosage en dents de scie, une période sèche suivie d'un trempage massif, comme la cause principale des fruits amers, difformes ou creux, une plante stressée réagissant en produisant des cucurbitacines, les molécules responsables de ce goût âcre concentré près de la tige. Un pot enterré à côté de la motte et rempli à chaque arrosage achemine l'eau directement vers les racines, au lieu de la laisser stagner au pied de la tige, où elle risque de faire pourrir le collet.

Fertiliser avec un engrais riche en potasse

La Clemson Extension recommande d'incorporer un engrais équilibré à la planche avant la plantation, puis d'apporter un complément azoté en bordure avant que les lianes ne commencent à courir, tout en avertissant qu'un excès d'azote à ce stade favorise le feuillage au détriment des fruits. Pour les plants en pot, la RHS conseille un engrais liquide universel tous les 10 à 14 jours jusqu'au début de la floraison, puis un passage à un engrais liquide riche en potasse, du type engrais tomates, pour soutenir floraison et fructification jusqu'à la fin de la saison. En pleine terre, dans un sol correct, les plants se contentent souvent de ce premier apport ; ce sont les cultures en sac ou en pot, avec un faible volume de terreau, qui manquent les premières.

Oïdium, mosaïque du concombre et araignée rouge

L'oïdium se traduit par un feutrage blanc et poudreux sur le dessus des feuilles, favorisé par une forte humidité associée à un air stagnant, des plants stressés par la sécheresse et une plantation trop dense ; la RHS déconseille les fongicides dans ce cas et préfère miser sur le plein soleil, un bon espacement, un arrosage régulier, et si vraiment nécessaire un arrosage par aspersion le matin, le champignon supportant mal le contact direct avec l'eau mais profitant d'un feuillage resté humide toute la nuit. Le virus de la mosaïque du concombre est plus sérieux : il provoque une marbrure jaune, des feuilles déformées et une croissance freinée, se propage par les pucerons autant que par des mains ou des outils contaminés, et la RHS est claire sur ce point : aucun remède chimique n'existe, il faut donc arracher et détruire rapidement une plante infectée, puis laver mains et outils à l'eau savonneuse avant de toucher des plantes saines. L'araignée rouge tachette le feuillage et peut défolier un plant de serre lors d'un été chaud et sec ; des pulvérisations d'eau régulières et un taux d'humidité élevé réduisent le risque selon la RHS, mais l'acarien prédateur Phytoseiulus persimilis, commercialisé pour la lutte biologique, demeure la solution la plus fiable une fois l'infestation installée sous serre.

Récolter tôt, petit et fréquemment

La taille de récolte varie selon la variété : la RHS donne environ 8 cm pour les types mini, 15 cm pour les variétés à petits fruits, et 20 à 25 cm pour les variétés classiques, à couper avec un couteau bien affûté ou un sécateur plutôt qu'à arracher, ce qui risquerait d'abîmer la tige ou la fleur suivante portée par celle-ci. Vérifier la liane tous les deux ou trois jours compte autant que la taille de coupe elle-même : un concombre laissé grossir au-delà de son stade optimal devient grainu et terne, et surtout, un plant qui porte un fruit surdimensionné ralentit, voire arrête, de nouer de nouveaux fruits. Récolter souvent, et récolter petit, est donc ce qui maintient la liane productive jusqu'à l'automne, plutôt que de la voir s'essouffler après la première vague.

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La plupart des variétés de concombre de serre sont tout-femelles, et les polliniser à la main peut rendre le fruit amer. Touchez pour révéler
La RHS note que la plupart des variétés de serre sont tout-femelles, produisant presque exclusivement des fleurs femelles qui ne doivent pas être pollinisées, sous peine de fruits amers.
Les concombres de plein air se pincent exactement comme les variétés de serre, deux feuilles après chaque fleur femelle. Touchez pour révéler
La RHS donne une méthode différente pour les variétés de plein air : pincer l'extrémité de la tige principale une fois que la plante a sept feuilles, plutôt que de pincer chaque rameau latéral comme sous serre.
Laisser le terreau sécher puis le tremper abondamment garde les fruits croquants. Touchez pour révéler
Clemson Extension et la RHS relient tous deux l'arrosage irrégulier à des fruits amers, difformes ou creux au centre ; c'est une humidité régulière et constante qui garde un concombre croquant.
Il n'existe aucun remède chimique contre le virus de la mosaïque du concombre, une plante infectée doit donc être retirée plutôt que traitée. Touchez pour révéler
La RHS indique qu'il n'existe aucune lutte chimique contre les virus ; les plantes infectées, propagées par les pucerons et par des mains ou outils contaminés, doivent être détruites rapidement.
Récolter les concombres petits et vérifier la liane tous les deux jours encourage la plante à continuer de nouer des fruits. Touchez pour révéler
La RHS note qu'une récolte régulière encourage une fructification continue, alors qu'un fruit surdimensionné laissé sur la liane ralentit ou stoppe la formation de nouveaux fruits.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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