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Branches de noyer commun (Juglans regia) au feuillage d'automne doré, photographiées d'en dessous sur fond de ciel bleu
Photo: Uoaei1 (CC BY-SA 4.0)
6 min de lecture

Noyer commun

Juglans regia

Famille · Juglandaceae

Le Juglans regia veut un sol alcalin en plein soleil, une taille en plein été pour éviter le saignement, et de la distance avec le juglone.

Modéré Plein soleil ; tolère la mi-ombre seulement tant qu'il est jeune (RHS) Arrosage profond pendant les deux ou trois premiers étés ; un arbre établi puise dans son pivot profond (RHS) Non recensé par l'ASPCA ; les racines et les feuilles tombées libèrent du juglone, toxique pour les tomates, poivrons, pommes de terre, myrtilliers, azalées et rhododendrons à proximité (NC State Extension)

Juglans regia

Fiche technique

  • ArrosageModéréArrosez tous les 10 jours
  • Exposition lumineusePlein soleil
  • Zone de rusticitéUSDA 3–7

Croissance

Famille
Juglandaceae
Cycle
Vivace
Vitesse de croissance
6/10
Taille adulte
1200–1800 cm
Diamètre du houppier
1200–1800 cm
Multiplication
  • Semis
  • Bouturage
  • Marcottage
  • Greffe

FloraisonChatons mâles et petites fleurs femelles au printemps ; les noix mûrissent à l'automne (NC State Extension)

DormanceEntièrement caduc ; nu en hiver, débourre et fleurit au printemps

Temps de maturationPremières noix à 4-6 ans ; récolte complète seulement après 15 à 20 ans (NC State Extension)

Sol et climat

pH du sol
pH 6–8
Types de sol
terreau, argile, sable, craie
Tolérance à la sécheresse
Oui

Lumière & Emplacement

Origine
Nord-est et est de la Turquie jusqu'au Liban et à l'Himalaya occidental (POWO)
Où l'installer
  • Pelouse dégagée ou verger avec une marge de couronne de 12 m ou plus
  • Coteau exposé au sud ou à l'ouest, à l'abri des poches de gel printanières

Sécurité

Sans danger pour les animaux
Non

ToxicitéNon recensé par l'ASPCA ; les racines et les feuilles tombées libèrent du juglone, toxique pour les tomates, poivrons, pommes de terre, myrtilliers, azalées et rhododendrons à proximité (NC State Extension)

Espèce envahissanteLes racines et les feuilles tombées libèrent du juglone, toxique pour les azalées, rhododendrons, myrtilliers, tomates, poivrons et pommes de terre à proximité (NC State Extension)

Données :GBIF Backbone TaxonomyPOWORHSRHS AdviceNC State Extension Gardener Plant Toolbo

Où elle pousse

Répartition mondiale

Noyer commun est native de 9 pays : Afghanistan, Géorgie, Inde, Irak, Iran, Liban, Pakistan et Russie….GBIF recense 261 375 identifications documentées dans 100 pays, avec les plus fortes concentrations en France, Allemagne et Belgique.

France · 96 797Allemagne · 30 355Belgique · 26 964Royaume-Uni · 23 310Suisse · 17 421Espagne · 11 193Pays-Bas · 10 121Autriche · 9 794Italie · 8 592Ukraine · 2 253Chine · 1 873Russie · 1 818Slovaquie · 1 703Pologne · 1 588Roumanie · 1 527États-Unis · 1 426Danemark · 1 266Portugal · 1 177Tchéquie · 1 140Hongrie · 1 028Suède · 934Luxembourg · 886Grèce · 701Turquie · 526Pakistan · 409Afghanistan · 394Croatie · 379Inde · 357Slovénie · 303Azerbaïdjan · 224Corée du Sud · 224Bulgarie · 222Canada · 194Géorgie · 182Serbie · 178Kirghizstan · 160Israël · 150Nouvelle-Zélande · 147Ouzbékistan · 144Norvège · 112Australie · 98Biélorussie · 98Népal · 89Kazakhstan · 88Mexique · 83Iran · 81Arménie · 69Bosnie-Herzégovine · 64Maroc · 64Japon · 54Chili · 48Albanie · 46Irlande · 41Irak · 41Liban · 41Moldavie · 38Estonie · 36Monténégro · 34Tadjikistan · 33Macédoine du Nord · 30Chypre · 28Bhoutan · 20Brésil · 19Argentine · 18Algérie · 18Bolivie · 11Lettonie · 11Viêt Nam · 8Oman · 7Colombie · 6Lituanie · 6Équateur · 4Kenya · 4Panama · 4Territoires palestiniens · 4Syrie · 4Afrique du Sud · 4Guatemala · 3Myanmar (Birmanie) · 3Turkménistan · 3Tunisie · 3Égypte · 2Finlande · 2Nicaragua · 2Jordanie · 1Timor oriental · 1Taïwan · 1Tanzanie · 1
Identifications261,4 kPays natifs9
  • Afghanistan
  • Géorgie
  • Inde
  • Irak
  • Iran
  • Liban
  • Pakistan
  • Russie
  • Turquie

Points jaune-orange : concentration d'identifications documentées par pays. Pays verts : aire native sourcée. Source GBIFAire native d'après POWO (Kew).

Le Juglans regia, c'est le noyer dont on retrouve les cerneaux décortiqués sur toutes les étagères de supermarché. Ce grand arbre caduc demande de la patience : quatre à six ans avant les premières noix, quinze à vingt ans avant une vraie production. Sa couronne arrondie et étalée finit par mesurer 12 à 18 m, en hauteur comme en largeur, ce qui impose de trancher avant même de planter : il faut choisir tout de suite un emplacement définitif, ensoleillé, bien drainé et assez vaste, puisque le pivot profond qui soutient l'arbre adulte rend toute transplantation ultérieure hasardeuse. Un bon site associé à une taille effectuée au bon moment donne un arbre peu exigeant pendant des décennies. Se tromper sur l'un des deux points expose en revanche à une plaie qui saigne, ou à une récolte famélique qui ne progresse jamais vraiment.

D'où vient cet arbre, et ce que vous cultivez réellement

GBIF retient Juglans regia L. comme nom scientifique valide, dans la famille des Juglandaceae, ordre des Fagales. D'après Plants of the World Online, publié par Kew, son berceau d'origine se limite au nord-est et à l'est de la Turquie, jusqu'au Liban et à l'Himalaya occidental : un territoire bien plus restreint que l'aire actuelle de l'espèce, aujourd'hui présente en Europe, en Asie et sur la côte ouest nord-américaine, où elle est cultivée depuis des siècles pour son bois et ses fruits. Les cultivars actuels, tel 'Broadview', ont été sélectionnés pour la taille des noix, la finesse de leur coque et une certaine autofertilité, pas pour leur silhouette : l'espèce sauvage forme déjà, à elle seule, un bel arbre d'ombrage.

Le site, le sol, et l'espacement à prévoir

La RHS conseille un sol bien drainé, fertile, qui retient correctement l'humidité et plutôt alcalin, en plein soleil ; la mi-ombre ne convient que pour un jeune sujet. Plantez un arbre de moins de 3 m entre la fin de l'automne et l'hiver, pendant sa dormance, en respectant un espacement de 12 à 18 m pour laisser toute la place à la future couronne. Évitez les creux où l'air froid stagne par nuit calme : une gelée tardive peut abîmer les jeunes chatons et compromettre la récolte de l'année. Méfiez-vous aussi des sujets de pépinière dont les racines ont trop tourné en pot : le pivot du noyer tolère mal d'être contraint, et un arbre resté trop longtemps confiné a peu de chances de se redresser une fois planté en pleine terre.

Bien choisir son arbre pour la pollinisation

L'arbre porte à la fois des chatons mâles et de petites fleurs femelles, mais rarement au même moment, ce qui limite l'autopollinisation d'un sujet isolé. Certains cultivars partiellement autofertiles, comme 'Broadview', fructifient seuls, mais la RHS le confirme : la production augmente nettement avec un second arbre différent planté à proximité pour assurer une pollinisation croisée. Si l'espace ne permet qu'un seul noyer, privilégiez un cultivar reconnu pour son autofertilité plutôt que de compter sur le vent pour apporter le pollen d'un jardin voisin.

Arrosage et apports nutritifs

Les deux ou trois premiers étés, le jeune arbre a besoin d'arrosages profonds et réguliers, le temps que son pivot atteigne une réserve d'eau fiable. Un noyer stressé à ce stade interrompt sa croissance pour toute la saison plutôt que de simplement ralentir pendant le manque d'eau. Une fois bien installé, ce même pivot lui permet de puiser une humidité du sol que d'autres plantes n'atteignent pas, même si une sécheresse estivale prolongée réduit tout de même la nouaison. Apportez à un jeune sujet un engrais équilibré, environ 100 g par mètre carré fin février, puis un peu de sulfate d'ammoniaque fin mars. Paillez les arbres récemment plantés avec du compost bien décomposé, en le tenant éloigné du tronc.

La taille : éviter à tout prix de faire saigner l'arbre

Taillez en plein été ou au tout début de l'automne, jamais en hiver ni en tout début de printemps : une coupe pratiquée pendant la montée de sève saigne abondamment, fatigue l'arbre et cicatrise lentement. La RHS classe le noyer parmi les espèces à tailler le moins possible ; il supporte mal les coupes sévères. Contentez-vous donc de retirer le bois mort ou les branches qui se croisent, et d'orienter quelques pousses latérales bien placées sur un jeune sujet, sans chercher à remodeler un arbre déjà âgé. À mesure que l'arbre grandit, relevez les branches basses vers 1,8 à 2,5 m : cela facilite la tonte en dessous et complique un peu la tâche aux écureuils au moment de la récolte.

Le juglone : les voisins à éviter sous la couronne

Les racines et les feuilles tombées libèrent du juglone, une substance qui abîme ou tue certains végétaux sensibles installés à proximité : azalées, rhododendrons, myrtilliers, tomates, poivrons et pommes de terre peinent, voire dépérissent, dans la zone racinaire d'un noyer. Cela ne justifie pas d'écarter l'arbre, mais ça interdit d'y installer un potager ou une bordure de rhododendrons sous la couronne. Le gazon, la plupart des vivaces tolérantes à l'ombre, et beaucoup d'autres arbres ou arbustes n'en souffrent pas du tout et poussent normalement à proximité d'un noyer bien établi.

Ravageurs, maladies, et la menace des écureuils

Pucerons et acariose (l'éryophyide du noyer) figurent parmi les ravageurs les plus courants. La marsonia, la bactériose et l'anthracnose provoquent des taches sur le feuillage lors des saisons humides ; on les maîtrise surtout en ramassant les feuilles malades tombées au sol, plus qu'en pulvérisant un traitement. L'armillaire et le nectria restent les infections du bois les plus sérieuses à surveiller sur un arbre affaibli ou blessé, et les larves du carpocapse abîment parfois les noix en formation. Mais c'est souvent l'écureuil gris, bien plus qu'un champignon ou un insecte, qui menace la récolte. La RHS recommande en priorité des manchons plastiques autour du tronc et des branches basses relevées hors de portée, complétés par une cueillette quotidienne dès la chute des premières noix, pour n'en laisser aucune au sol la nuit.

Récolter, puis conserver

Les noix arrivent à maturité en automne. Cassez d'abord quelques échantillons pour vérifier qu'elles sont prêtes, puis ramassez chaque jour dès que la chute commence, à la fois pour devancer les écureuils et pour éviter que les fruits ne séjournent dans l'herbe humide. Avant le stockage, débarrassez la coque de toute trace de brou vert et fibreux à la brosse métallique : un reste de brou favorise les moisissures. Faites ensuite sécher les noix nettoyées en une seule couche, dans un four tiède réglé à 40 °C maximum ou dans un endroit sec et bien aéré, jusqu'à ce que les cerneaux s'entendent bouger librement dans leur coque. Bien séchées, elles se gardent plusieurs mois dans un lieu frais et sec.

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Juglans regia produit ses premières noix un ou deux ans après la plantation. Touchez pour révéler
Un arbre fraîchement planté a généralement besoin de quatre à six ans pour ses premières noix et de quinze à vingt ans avant de produire abondamment, la patience compte donc plus qu'un résultat rapide.
Tailler un noyer en hiver ou au début du printemps fait beaucoup saigner les coupes. Touchez pour révéler
La sève monte pendant la saison de dormance et jusqu'au printemps, c'est pourquoi la RHS recommande de tailler entre le plein été et le début de l'automne, quand les coupes cicatrisent sans saigner.
Un seul noyer, sans aucun autre arbre à proximité, ne produira jamais aucune noix. Touchez pour révéler
Certains cultivars, comme 'Broadview', sont partiellement autofertiles et fructifient seuls, même si la RHS note que la production s'améliore avec un second arbre à proximité pour la pollinisation croisée.
Des tomates et des azalées plantées sous la couronne d'un noyer établi risquent de péricliter ou de mourir. Touchez pour révéler
Les racines et les feuilles tombées du noyer libèrent du juglone, qui endommage les voisins sensibles dont les tomates, les poivrons, les pommes de terre, les myrtilliers, les azalées et les rhododendrons.
Juglans regia est indigène de Grande-Bretagne. Touchez pour révéler
Plants of the World Online, de Kew, situe son aire d'origine dans le nord-est et l'est de la Turquie jusqu'au Liban et à l'Himalaya occidental ; il a été introduit en Grande-Bretagne et dans une grande partie de l'Europe il y a longtemps et s'y est naturalisé.

Sources

Références consultées pour ce guide

Historique des révisions

Ce qui a changé dans ce guide depuis sa publication.

  1. Relecture et réécriture pour plus de clarté

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